|
Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…
|
Voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait au nombre d’heures effectivement travaillées et à la population:

Premier constat: En 1976, les heures travaillées au Québec représentaient 26,2% des heures travaillées au Canada et la population du Québec représentait 27,3% de la population canadienne. En 2011, ces proportions sont passées à 22,0% pour les heures travaillées et 23,1% pour la population. La proportion d’heures travaillées au Québec a toujours été inférieure à notre poids démographique, i.e. l’économie du Québec, depuis 1976, n’a jamais roulé à son plein potentiel; les Québécois ont toujours accusé un retard sur les autres Canadiens.
Second constat: En aucun moment, l’on ne peut observer une tendance soutenue indiquant que le Québec effectue du rattrapage. On voit plutôt un long déclin, lent et soutenu.
Troisième constat: Entre 1976 et 2011, la proportion des heures travaillées a diminué de 16,1% et celle de la population s’est réduite de 15,2%. Autrement dit, au Québec le travail décline plus rapidement que la population.
Question aux gauchistes: pouvez-vous m’indiquer sur ce graphique qu’elles sont les périodes montrant que le modèle québécois fonctionne ?
Source:

Tableau 282-0028
À lire aussi:
- Le déclin tranquille (I): le produit intérieur brut
- Le déclin tranquille (II): les fonfons
- Le déclin tranquille (III): revenu personnel disponible
- Le déclin tranquille (IV): les riches
- Le déclin tranquille (V): l’assurance-emploi
- Le déclin tranquille (VI): la juste part des québécois
- Le déclin tranquille (VII): les entrepreneurs québécois




















Nous avons plus de temps libre que le reste du canada.
ça fait suite au commentaire précédent : le modèle fonctionne. il incite les gens à partir et à moins travailler
Tel monsieur bonheur: l’objectif c’est d’être heureux comme peuple, et nous serions plus heureux même en travaillant moins.
Ça oui… :-/
Avec la péréquation, ce sont finalement les autres Canadiens qui s’échinent pour que nous, au Québec, puissions nous la couler douce à LEURS FRAIS!
Nous sommes plus paresseux comme peuple.
David, publiez un livre avec toutes vos statistiques. Aux Éditions L’Antagoniste. Ou chez un bon éditeur du Québec. Vous allez être invité à Radio-Canada, on va rire ! Vous avez déjà un bon titre: Le déclin tranquille, c’est bon ça. Les éditions Québécor pourrait publier ça. Et ça ferait de la pub pour votre site. Maudit que j’ai des bonnes idées quand il s’agit de faire travailler les autres !