SyndicalleuxCette semaine, je vous ai parlé de l’adoption de la loi Right-To-Work au Michigan.  Cet État devient donc le 24e aux États-Unis à rendre volontaire le paiement des cotisations syndicales.  Les syndicats ont souligné cet événement historique en posant des gestes d’une extrême violence; on se demande bien pourquoi parce que si les syndicats font un bon travail, les travailleurs se feront un plaisir de payer leur cotisation.

Soulignons au passage que depuis la fin de la récession, 2,16 millions d’emplois ont été créés dans les États de type Right-To-Work contre un maigre 1,05 million dans les autres États.  Conséquemment, le taux de chômage dans les États Right-To-Work est de 7,4%, très inférieur aux autres États qui font osciller la balance à 8,4%.

En fait, les syndicats du Michigan ont peut-être une bonne raison d’avoir la trouille de ne plus recevoir de cotisations… La loi aux États-Unis les obligeant à divulguer leurs états financiers, on a appris qu’un maigre 24,1% des cotisations syndicales prélevées au Michigan sert à défendre et représenter les travailleurs.  Le reste, 75,9%, est utilisé pour payer des salaires et des avantages aux employés du syndicat de même que pour financer des activités politiques.  Pourquoi payer des cotisations à un syndicat qui se préoccupe aussi peu de ses membres ?  C’est peut-être pour cette raison que les syndicats canadiens sont en guerre contre le projet de loi C-337 des conservateurs, qui les obligeraient aussi à produire des états financiers complets; ils ont peut-être peur que l’on fasse des découvertes similaires…

Mais revenons au Michigan et à ses syndicalistes.  Étant allergiques aux principes de démocratie et de liberté, ils ont eu un comportement à la hauteur des attentes: toutes leurs inhibitions sont tombées et les cerveaux reptiliens ont pris le dessus…  Si cette réaction était prévisible, les scènes de violences n’en demeurent pas moins choquantes…

Dans cette vidéo on peut voir Steven Crowder, un commentateur de droite, être physiquement agressé par les goons du syndicat

Tout aussi choquante, cette scène de violence où l’on peut voir la fine fleur intellectuelle du mouvement syndical provoquer la chute d’un kiosque d’un groupe de droite sur ces occupants:

À ceci, rajoutons les paroles d’un congressman démocrate de la législature du Michigan qui a réagi à l’adoption de la loi en déclarant: « There Will Be Blood! ».

Nos médias, menés par l’exécrable Richard Hétu, se sont fait un devoir d’imaginer des gestes violents pour discréditer les Tea Party, et ce, malgré que ce mouvement se soit distingué par son civisme et son pacifisme. Par contre, quand de véritables gestes de violence sont posés, que font les Richard Hétu de ce monde ? Ils gardent le silence en espérant que personne ne se rendra compte de leur parti pris… Selon un vieux proverbe, qui ne dit mot consent…

Maintenant posez-vous la question suivante: si on avait vu des gestes similaires dans un Tea Party, si un politicien républicain avait promis de faire couler le sang, comment les médias auraient-ils réagi ? Poser la question c’est y répondre !