Si vous faites confiance aux médias, votre conception de la « falaise fiscale » aux États-Unis se résume probablement de cette manière: d’un côté il y a le bon Obama qui veut taxer les méchants riches et de l’autre il y a les infâmes républicains qui veulent protéger les méchants riches…

Voici maintenant ce que les médias ne vous diront jamais:  la solution la plus efficace pour équilibrer les finances publiques consiste à réduire le fardeau fiscal et à couper dans les dépenses !

En 2009, deux économistes de l’université Harvard ont publié une étude dans laquelle on a analysé les 107 réformes fiscales réalisées dans 21 pays de l’OCDE sur une période de 37 ans, pour déterminer lesquelles ont été en mesure de réduire le niveau d’endettement des pays.  Le résultat est clair, net et sans appel:

Fiscal Cliff

107 réformes dans 21 pays sur une période de 37 ans ne peuvent mentir: le seul moyen efficace de réduire l’endettement passe par une réduction des dépenses et des impôts/taxes.  N’en déplaise à tous les gauchistes de ce monde, les faits parlent d’eux-mêmes: les pays qui ont opté pour le compromis en coupant dans leurs dépenses et en augmentant leur assiette fiscale ont tous empiré leur niveau d’endettement. D’ailleurs, on sait déjà qu’imposer les riches ne représente pas une solution crédible aux États-Unis.

Cette analyse est tout aussi bonne pour le Québec en passant !

Aux États-Unis, quand Bill Clinton était président, les dépenses ont été en moyennes de 7 136$/habitant (dollars de 2005).  En 2012, les dépenses ont grimpé à 10 203$/habitant (dollars de 2005). Sans toucher au fardeau fiscal des Américains, si Barack Obama décidait de ramener les dépenses au même niveau que Bill Clinton, un bon démocrate, les États-Unis pourraient équilibrer leur budget ! Bien sûr, vous ne verrez jamais ça dans les médias…

Rappel d’une époque où le parti démocrate n’était pas dirigé par des extrémistes:

Sources:
Office of Managenent and Budget
Historical Tables, Budget of the United States Government, Fiscal Year 2013

Department of Economics Harvard University
Large changes in fiscal policy: taxes versus spending