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Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…
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Dimanche dernier, « Biz » des « Loco Locass » a affirmé n’avoir aucun problème à recevoir un chèque du fédéral, puisque plus de la moitié de son impôt prenait le chemin d’Ottawa. Voilà qui entretient la fausse perception voulant que ce soit le Québec qui fait vivre la fédération canadienne (croyez-le ou non, des gens le pensent vraiment!)…
Question de remettre les pendules à l’heure, voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait aux recettes du fédéral (i.e. tout l’argent qu’Ottawa vient chercher au Québec) et à la population.

Premier constat: à partir de 1963, le Québec a cessé de faire sa juste part, c’est-à-dire que la proportion des revenus du gouvernement fédéral venant du Québec est passée sous la proportion de la population québécoise. Durant cette période, la part des recettes d’Ottawa au Québec a reculé de 36,3% alors que la part de la population a reculé de 19,5%.
Deuxième constat: c’est au moment de la Révolution tranquille (1963-1973) et lors du règne de Jean Charest (2003-2009) que la proportion des revenus fédéraux venant du Québec a chuté le plus dramatiquement.
Troisième constat: si une partie du décrochage entre la proportion des revenus venant du Québec et la proportion de la population s’explique par l’introduction de l’abattement fiscal du Québec, ce décrochage n’en reste pas moins un bon indicateur de l’appauvrissement de la population, plus les gens sont pauvres, moins ils payent d’impôts et de taxes.
Quatrième constat: pour faire leur juste part, c’est-à-dire pour que la proportion des recettes du fédéral venant du Québec soit équivalente à la proportion de la population québécoise, nous devrions envoyer 10,4 milliards de plus chaque année à Ottawa, l’équivalent de 1 335$ par habitant (5 340$ pour une famille de quatre).
Morale de l’histoire, quand Ottawa envoie 1$ au Québec, moins de 20¢ vient de nos poches, le reste vient du ROC.
Sources:

Tableau 384-0022
Comptes économiques des provinces et des territoires
Tableau 051-0005
À lire aussi:




















Je me demande ce que Jean-Luc Proulx va en penser
Sérieusement…y-a-t’il une seule personne intelligente au Québec qui accorde quelque crédibilité que ce soit au « Biz » de Loco Locass en question?
De vrais mononc’
Ils ressemblent à une bande d’adolescents attardés ces quadragénères ridés qui ont oublié d’évoluer…
D’ailleurs, le seul succès de ce groupe minable est « Libérez-nous des libéraux » et il date d’un siècle!
Z’ont aucune leçon (surtout d’économie!!!) à donner à qui que ce soit.
Ton analyse porte sur le poids de la population québécoise vs. les recettes du fédéral, David. C’est certes une mesure intéressante, mais elle n’a pas un lien direct avec l’affirmation de Biz:
« plus de la moitié de son impôt prenait le chemin d’Ottawa »
Ce serait plus exact de comparer la portion de l’impôt qu’on paie qui va au fédéral vs le provincial. Mais je n’ai pas de doute que le gouvernement du Québec est encore là le plus crosseur des 2. Et même sans comparer la TVQ vs la TPS, la portion que chacun des 2 palliers récoltent des taxes sur l’essence, etc etc… Il faut être démagogue ou idiot pour dire que c’est le fédéral qui nous prend la plus grosse part!
Le lien est le suivant et je l’explique dans le papier: trop de québécois vivant avec l’impression qu’ils font vivre Ottawa, donc quand ils reçoivent de l’argent, on leur redonne LEUR argent (l’expression utilisé par Biz dans l’entrevue qui est linkée).
« Biz » paie 50% de ses impôts à Ottawa…MAIS il demeure étrangement muet sur le pourcentage de ses subventions aux z’artisses qu’il arrache à Ottawa!
Est-ce que ces statistiques incluent les revenus tirés des impôts des entreprises? Si c’est le cas, la plus grande proportion (relative) des sièges sociaux de grandes entreprises à l’extérieur du Québec (en l’occurence, à Toronto) aurait pour effet de faire pencher la balance dans cette direction.
Oui, c’est TOUT l’argent qui vient du Québec.
@Jean Louis B
Le fait que les sièges sociaux soient a l’extérieur du Québec devrait sonnée l’alarme. Il y a une raison, évidente à mon avis, pourquoi les sièges sociaux ne sont pas au Québec.