Antagoniste


28 novembre 2012

Nuit et brouillard En Vidéos Israël

À moins de vivre sous une roche, vous êtes tous probablement au fait de « l’Affaire Fabi ». L’animateur s’en tire plutôt bien, n’ayant reçu qu’une suspension sans solde de trente jours.

Mais je veux vous parler des auditeurs de Jacques Fabi, qui ont été nombreux dans la nuit de lundi à mardi à minimiser l’affaire, à dire qu’ils étaient tristes de perdre un animateur qu’ils aimaient et appréciaient.  Pour certains, les propos entendus n’étaient que de la banale « quincaillerie », ou encore on comparait le tout au langage châtié des humoristes, certains allant même jusqu’à dire que la seule faute de Jacques Fabi était de ne pas s’être exprimé de la bonne façon…

À croire que ces gens n’ont qu’une vision très abstraite et très approximative des horreurs de l’holocauste; qu’ils ne sont pas tout à fait conscients des abominations perpétrées durant cette période de notre histoire…  Et je me suis dit que pour éduquer les gens, on devrait peut-être diffuser « Nuit et brouillard », un documentaire réalisé par le légendaire Alain Resnais en 1955 et qui traite de la déportation et des camps de concentration nazis.  Trente-deux minutes qui glacent le sang…

À voir, revoir et partager pour que jamais on n’oublie…

Nuit et Brouillard

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« Le crématoire est hors d’usage. Les ruses nazies sont démodées. Neuf millions de morts hantent ce paysage. Qui de nous veille dans cet étrange observatoire pour nous avertir de la venue de nouveaux bourreaux ? Ont-ils vraiment un autre visage que le nôtre ? Quelque part, parmi nous, il y a des Kapos chanceux, des chefs récupérés, des dénonciateurs inconnus. Il y a tous ceux qui n’y croyaient pas, ou seulement de temps en temps. Et il y a nous qui regardons sincèrement ces ruines comme si le vieux monstre concentrationnaire était mort sous les décombres, qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s’éloigne, comme si on guérissait de la peste concentrationnaire, nous qui feignons de croire que tout cela est d’un seul temps et d’un seul pays, et qui ne pensons pas à regarder autour de nous, et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin. »


28 novembre 2012

Le déclin tranquille (VI): la juste part des québécois Canada Économie En Chiffres Québec

Voici une série de billets qui sera consacrée au déclin économique du Québec. Toutes les semaines, deux indicateurs économiques seront juxtaposés, histoire de voir dans quelle direction le Québec évolue…

Dimanche dernier, « Biz » des « Loco Locass » a affirmé n’avoir aucun problème à recevoir un chèque du fédéral, puisque plus de la moitié de son impôt prenait le chemin d’Ottawa. Voilà qui entretient la fausse perception voulant que ce soit le Québec qui fait vivre la fédération canadienne (croyez-le ou non, des gens le pensent vraiment!)…

Question de remettre les pendules à l’heure, voici le poids relatif du Québec dans la fédération canadienne en ce qui a trait aux recettes du fédéral (i.e. tout l’argent qu’Ottawa vient chercher au Québec) et à la population.

Déclin Québec

Premier constat: à partir de 1963, le Québec a cessé de faire sa juste part, c’est-à-dire que la proportion des revenus du gouvernement fédéral venant du Québec est passée sous la proportion de la population québécoise.  Durant cette période, la part des recettes d’Ottawa au Québec a reculé de 36,3% alors que la part de la population a reculé de 19,5%.

Deuxième constat: c’est au moment de la Révolution tranquille (1963-1973) et lors du règne de Jean Charest (2003-2009) que la proportion des revenus fédéraux venant du Québec a chuté le plus dramatiquement.

Troisième constat: si une partie du décrochage entre la proportion des revenus venant du Québec et la proportion de la population s’explique par l’introduction de l’abattement fiscal du Québec, ce décrochage n’en reste pas moins un bon indicateur de l’appauvrissement de la population, plus les gens sont pauvres, moins ils payent d’impôts et de taxes.

Quatrième constat: pour faire leur juste part, c’est-à-dire pour que la proportion des recettes du fédéral venant du Québec soit équivalente à la proportion de la population québécoise, nous devrions envoyer 10,4 milliards de plus chaque année à Ottawa, l’équivalent de 1 335$ par habitant (5 340$ pour une famille de quatre).

Morale de l’histoire, quand Ottawa envoie 1$ au Québec, moins de 20¢ vient de nos poches, le reste vient du ROC.

Sources:
Statistique Canada
Tableau 384-0022
Comptes économiques des provinces et des territoires
Tableau 051-0005

À lire aussi:


28 novembre 2012

Le socialisme en action Économie International Revue de presse

The Washington Post

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Argentine president faces nationwide strike as breakaway unions bemoan income taxes, inflation
The Washington Post

Argentine President Cristina Fernandez faced a nationwide strike on Tuesday, led by the union bosses who used to be her most steadfast supporters.

The strike was called as a political show of force by truckers union boss Pablo Moyano, the longtime leader of Argentina’s vast General Workers’ Federation. As his strikers tried to snarl traffic on Tuesday, Moyano said their demands include “the total elimination of income taxes,” as well as other new salary hikes and benefits.

Most union workers won pay hikes of 25 percent or more this year, in line with what private analysts say is Argentina’s true annual inflation rate. For most, those pay hikes put them over the threshold to begin paying income taxes, something many lower-paid workers never had to do before. Tax rates then rise from zero to 35 percent, with most workers losing about a fourth of their take-home pay to income taxes.

“The government should stop robbing workers with the income tax,” said the Workers’ Party leader Nestor Pitrola.

Des syndicalistes qui font la grève après avoir reçu une augmentation de salaire qui les obligerait à payer de l’impôt pour la toute première fois de leur vie. Vous avez bien lu, des syndicalistes qui déclarent une grève générale en disant que l’impôt c’est du vol !

Et pendant ce temps, Paul Krugman, l’idiot du village au New York Times, disait en mai 2012 que l’Argentine était un modèle de développement économique. L’inflation est à 25% en Argentine…