Antagoniste.net » 2012 » octobre » 12

Antagoniste


12 octobre 2012

Les tuyaux de la commission Charbonneau Économie Gauchistan Québec

CorruptionLors de son passage devant la commission Charbonneau, le loquace Lino Zambito a affirmé qu’on l’avait forcé à utiliser des tuyaux de béton armé fabriqués par la firme Tremca dans le cadre de travaux réalisés pour la ville de Montréal.  Ces tuyaux représentaient une dépense supplémentaire de 300 000$ et on l’aurait informé que cette somme était remise à Robert Abdallah, directeur général de la Ville de Montréal à cette époque.

Mais à ceux qui pensent que la corruption a été inventée par le maire Gérald Tremblay, je vous rappelle que cette occupation est vieille comme le monde…

M’étant rappelé que j’avais déjà vu le nom « Tremca » passer dans l’actualité, j’ai décidé de faire quelques recherches…  De fil en aiguille, j’ai fait quelques découvertes intéressantes…

Tout d’abord, j’ai été aiguillé par cet article publié dans Le Devoir, le 20 septembre 1993 et ayant pour titre « Les contribuables pourraient devoir payer un million de plus »:

Québec et les contribuables de la région de Saint-Jean-sur-Richelieu risquent de perdre un million $ parce que l’appel d’offres destiné à l’achat d’une conduite de refoulement de 900 mm dans le système d’interception des eaux usées municipales a exclu de la liste des soumissionnaires les fabricants de conduites en PVC, ce qui a réservé l’exercice aux seuls fournisseurs de conduites en béton.

Des deux sociétés, qui ont proposé des conduites en béton, c’est la société , qui a soumis la plus basse avec un prix supérieur à 2,7 millions $. Son concurrent, Tremca, a soumis une offre à 3,1 millions $ pour cette conduite d’une longueur de 5,5 km.

La semaine dernière, M. Gaétan Lefebvre, le président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), alertait les médias en affirmant que «certaines influences ont fait en sorte que l’analyse d’une conduite en PVC soit écartée du revers de la main» de façon à limiter cet appel d’offres aux seuls fournisseurs de matériel en béton.

Quelques détails intéressants au sujet de la société Hyprescon, qui a remporté l’appel d’offres…

Voici ce qu’on pouvait lire dans La Presse, le 14 septembre 1993, dans un texte ayant pour titre « Le ministère de l’Environnement accusé de lancer un appel d’offres manigancé »:

Le cabinet du ministre de l’Environnement, Pierre Paradis, a autorisé le choix d’un tuyau en béton-acier sans consulter les ingénieurs du ministère, ajoute M. Lefebvre.

Selon lui, ce choix favorise la compagnie Hyprescon Inc., présidée par Antonio Accurso à Saint-Eustache. «Seule cette compagnie a déjà fabriqué des tuyaux de béton-acier d’un diamètre de 900 millimètres, tel que demandé par l’appel d’offres», indique M. Lefebvre.

Pierre Desjardins, l’ancien président de l’Ordre des ingénieurs du Québec, siège au conseil d’administration de Hyprescon en tant que représentant du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec.

Le monde est vraiment petit…


12 octobre 2012

Autorégulation: le privé vs le public Canada Économie En Chiffres

Pour certain, le rappel de boeuf contaminé par e.coli en provenance de l’usine XL Food est une preuve que l’autorégulation du secteur privé ne fonctionne pas…

Vraiment ?

Comparons le nombre de décès attribuables aux cas de contamination par e.coli en provenance de l’usine XL Food et le nombre de décès attribuables à la présence de c.difficile dans les hôpitaux québécois et voyons qui du privé ou du public fait la meilleure autorégulation.

Autorégulation XL Food

Comme on peut le voir, c’est plutôt le secteur public, via ses hôpitaux, qui est totalement réfractaire au principe d’autorégulation.  La chose ne devrait pas surprendre personne, les hôpitaux québécois fonctionnent en monopole en dehors des règles du marché…

Du côté des usines comme XL Food, rappelons qu’au Canada, chaque année, 859 000 tonnes de boeuf passent dans les usines de transformation et malgré cette quantité astronomique de nourriture, les cas de contaminations sont rares et les décès le sont encore plus.  Peut-on avoir une plus belle preuve de l’efficacité du principe d’autorégulation du secteur privé ?

P.-S. Si une usine était responsable de la mort de 500 personnes année après année, accepterait-on cette situation?  Probablement pas…  Alors pourquoi l’accepte-t-on pour les hôpitaux?

H/T: @doomdumas

Source:
Institut national de santé publique du Québec
Surveillance des diarrhées associées à Clostridium difficile au Québec


12 octobre 2012

Un gaz qui profite à tout le monde Économie Environnement États-Unis Revue de presse

The Columbus Dispatch

Shale gas could boost other industries
USA Today

The shale-gas boom could cut costs significantly for the chemical industry and ultimately benefit the apparel, electronics, machinery and other industries, according to a new report.

The report by PricewaterhouseCoopers US suggests cheap natural-gas liquids could even prompt some companies to move production back to the United States.

Shale gas already has spurred an estimated $15 billion in new investments in Texas chemical plants, according to Hector Rivera, president and CEO of the Texas Chemical Council.

“Here in the United States, it has been a game-changer and has created an opportunity for a lot of companies to make new investments in the United States, as opposed to overseas markets where natural gas has historically been cheaper over the last 10 or 15?years,” he said.

The report, Shale Gas: Reshaping the U.S. Chemicals Industry, followed an earlier PricewaterhouseCoopers report that estimated shale gas could cut raw-material and energy costs for U.S. manufacturing by as much as $11.6?billion annually by 2025.

Anecdote amusante.

Si la construction d’une usine d’engrais est actuellement prévue à Bécancour, c’est à cause de la proximité d’un gazoduc, car le processus industriel demande grande quantité de gaz naturel.

Le PQ a dit que cette usine d’engrais va remplacer une partie des emplois de Gentilly-2.

Si Gentilly-2 n’émettait aucun gaz à effet de serre, les usines de production d’engrais font partie des industries qui produisent le plus de gaz à effet de serre.

Quand les zélotes vertes du PQ vont apprendre, ils risquent de ne pas aimer !

M’enfin, retenons que le moratoire péquiste sur le gaz de schiste aura pour effet de faire du Québec une province encore plus pauvre…