À entendre parler Nicolas Marceau, le ministre de l’improvisation budgétaire, les riches ont une vie facile.  L’argent arrivant dans leur portefeuille comme par magie, il est normal que l’État se graisse la patte au passage.  Sur la planète PQ, une croyance rependue veut que les riches n’aient pas besoin de travailler pour…  être riche…

Vraiment ?

Voici la proportion de travailleurs en surcharge de travail pour chaque quartile de salaire (N.B. Un quartile divise la population en 4 tranches de 25%. Le premier  quartile représente la tranche de 25% la plus pauvre et le quatrième quartile représente la tranche de 25% la plus riche.)

Le travail des riches
*Surcharge de travail: heures annuelles travaillées durant une période de 5 ans; au moins une fois plus de 2 400 heures, jamais moins de 1 750 heures

Comme on peut le voir, au fur et à mesure que l’on grimpe dans l’échelle salariale, plus la proportion de travailleurs en surcharge de travail augmente. Si des statistiques avaient été disponibles pour le 10% ou le 1% des salaires les plus élevés, la surcharge de travail aurait probablement été encore plus importante.

Morale de l’histoire: les riches doivent travailler pour gagner leur pain. Si on décide de les imposer encore plus, il est fort probable que plusieurs d’entre-eux décideront que le jeu n’en vaut plus la chandelle i.e. qu’il n’est plus avantageux pour eux de se sacrifier avec une surcharge de travail en retour d’un salaire qui sera grevé par le gouvernement. Par conséquent, ils travailleront moins ou… ils travailleront au noir si c’est possible.

Quand l’État taxe le tabac, il veut décourager le tabagisme mais il incite aussi les gens à faire de la contrebande. Il arrive quoi selon vous quand l’État taxe le travail?

Source:
Statistique Canada
Instabilité des heures de travail au Canada