Antagoniste


21 septembre 2012

Les squelettes et les placards du PQ Coup de gueule Élection 2012 Québec

Le Conseil Des Ministres du PQ

Lors de la présentation de ses ministres, Pauline Marois a promis d’être « intraitable » sur les questions d’éthique.  Je me suis donc amusé à fouiller dans le passé de certains ministres péquistes pour savoir s’ils étaient tous « intraitables »…

Bernard Drainville: Ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne Président du Comité ministériel de l’identité.  Voici ce qu’on pouvait lire sur Bernard Drainville dans Le Devoir (9 février 2007):

Le journaliste Bernard Drainville a lui-même sollicité le Parti québécois afin d’en porter les couleurs lors des prochaines élections générales, a appris Le Devoir d’une source péquiste sûre.

Or l’aspirant candidat, qui est en congé sans solde de la télévision de Radio-Canada, a affirmé en conférence de presse hier que les premiers pas ont été faits par l’ancien premier ministre Jacques Parizeau.

Faire son entrée dans l’arène politique sur ce qui semble être un mensonge…  Pas très éthique, surtout quand on sait que quelques jours avant de faire le saut avec le PQ, Drainville utilisait son temps d’antenne à Radio-Canada pour critiquer l’ADQ et interviewer André Boisclair, le chef du PQ…

Marie Malavoy: Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Voici ce qu’on pouvait lire sur Marie Malavoy dans La Presse (26 novembre 1994):

Une étoile montante au sein du gouvernement Parizeau s’est transformée hier en étoile filante. Ministre de la Culture, des Communications et ministre responsable de la Charte de la langue française, Marie Malavoy a démissionné deux mois seulement après avoir été nommée au cabinet.

Mme Malavoy quitte ses fonctions parce qu’elle a, jusqu’à l’an dernier, voté illégalement à plusieurs scrutins, y compris au référendum de 1980. Ce n’est que le 6 octobre 1993 que la démissionnaire, née à Berlin en 1948, mais de nationalité française, a obtenu la citoyenneté canadienne.

Elle a admis connaître les lois électorales et se savait en état de «désobéissance civile».

Voter illégalement et ensuite plaider la « désobéissance civile »…  Éthique intraitable ?

Pierre Duchesne: Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie. Voici ce qu’on pouvait lire sur Pierre Duchesne dans La Presse (5 juin 2012):

Des rumeurs l’envoyaient en politique active, du côté du Parti québécois, «ce n’est pas fondé» tranche-t-il, soulignant n’avoir aucun projet de faire le saut en politique active. «Je ne suis pas dans un scénario de politique, j’ai été bâti à l’école du journalisme, avec des règles d’éthique. Là je suis plutôt dans le deuil de Radio-Canada», a-t-il conclu.

Pierre Duchesne a nié vouloir faire le saut en politique active, car il avait « des règles d’éthique bâties à l’école du journalisme »…  Un autre journaliste de Radio-Canada qui s’est joint au PQ dans des circonstances plus ou moins éthiques…

Diane De Courcy: Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles Ministre responsable de la Charte de la langue française. Voici ce qu’on pouvait lire sur Diane De Courcy dans le Journal de Montréal (15 avril 2012):

Alors que la Commission scolaire de Montréal fait face à un déficit de plus de 19 M$, les dépenses de sa présidente, Diane de Courcy, ont augmenté de plus de 60% au cours des derniers mois.

Alors de Mme De Courcy a réclamé une somme de 10 070$ en 2010-2011, la note pour ses comptes de dépense s’élève déjà à 16 207$ pour l’année en cours, révèle une compilation effectuée par la Coalition avenir Québec (CAQ).

Et là je ne parle même pas des nombreux cas de moisissure et du taux de décrochage catastrophique dans les écoles de la Commission scolaire de Montréal. Intraitable vous dites ?

Élaine Zakaïb: Ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec. Voici ce qu’on pouvait lire sur Élaine Zakaïb dans L’Actualité (23 mai 2002):

Originalement, le montage financier du projet [relance de la Gaspésia] devait être complété à hauteur de près de 100 M$ par du financement bancaire. C’est à ce sujet qu’il y a entre autres des changements. En effet, le financement bancaire a été réduit à environ 70 M$, explique Hélène Zakaib, une responsable de la relance de l’usine Gaspésia au Fonds de solidarité.

Selon elle, cela ne veut pas dire que les institutions financières ne sont pas intéressées par le projet de relance de la Gaspésia. «Les grands projets sont toujours difficiles à financer», affirme Mme Zakaib. Trois institutions financières auraient été approchées, dont une du Québec. «Mais il n’y aura pas de syndicat financier. On va choisir l’une des trois institutions», dit-elle, tout en précisant qu’une annonce sera faite sous peu.

La réouverture de la Gaspésia est prévue pour 2004. Seulement la moitié des 560 travailleurs en poste en 1998 retrouveront leur emploi.

La ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, une ex de la FTQ qui a participé au financement de la relance de la Gaspésia, l’un des plus gros gouffres financiers de l’histoire du Québec… Voilà qui me rend « intraitablement »  rassuré !

Pour terminé, une petite anecdote sur Nicolas Marceau, le ministre des Finances, publié dans Le Devoir (11 avril 2011):

Au PQ, les députés Nicolas Marceau (Rousseau), Marie Malavoy (Taillon) et Sylvain Simard (Richelieu), notamment, voudraient aller dans le même sens que leur ancien collègue. Selon plusieurs sources, ils plaident pour une indexation, voire une hausse des droits de scolarité. «Notre position, c’est que nous sommes favorables à l’indexation, nous croyons que l’indexation au rythme de l’inflation, c’est raisonnable», a déclaré M. Marceau à la mi-mars, à RDI et à TVA.

Espérons que le nouveau ministre des finance aura le courage de de défendre la même position dans les mois à venir !


21 septembre 2012

Pauline Marois et les Nordiques Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Nordiques NationDurant la campagne,  Jean Charest a affirmé, non sans raison, que les perturbations économiques qui résulteraient de l’élection du PQ pourraient compromettre les chances de Québec d’obtenir un club de la NHL.

Mais même si Québec réussit à rapatrier les Nordiques, la chasse aux riches de Pauline Marois pourrait s’avérer un obstacle de taille dans la construction d’une équipe gagnante…

Par exemple, un joueur qui gagne actuellement 2 millions de dollars paye 948 937$ en impôt et son revenu disponible est de 1 051 063$.  Après la réforme Marois, il devra payer 127 300$ de plus en impôt et son revenu disponible sera de 923 763$.  Pour compenser le revenu perdu suite à la réforme Marois, on devrait augmenter le salaire de ce joueur de 300 000$.

Voici ce qu’on obtient pour les différentes classes de salaire:

Nordiques Nation

Les joueurs ne sont pas fous, si on augmente leurs impôts, ils exigeront un salaire plus élevé pour compenser cette perte.  Si un gros marché comme Montréal peut plus aisément absorber ces hausses de salaire, dans un petit marché comme Québec cela pourrait grandement affecter la capacité financière de l’équipe.

En ce sens, voici comment se comparerait Québec au marché de la Floride, Nashville et Dallas, là où les joueurs sont le moins imposés (le bonus salarial que Québec devrait verser à ses joueurs pour avoir le même revenu disponible que dans ces marchés):

Nordiques Nation

Le même exercice, mais avec le Minnesota qui représente la médiane au niveau de l’imposition dans la NHL:

Nordiques Nation

Finalement, l’exercice avec Winnipeg, un petit marché canadien comme Québec:

Nordiques Nation

Somme toute, à cause de la chasse aux riches de Marois, les Nordiques pourraient faire leur entrée dans la NHL avec les deux mains attachées dans le dos !

Source:

Graphic: Hockey havens not necessarily tax havens


21 septembre 2012

Un politiciens avec du jugement (pas au Québec…) Économie Environnement États-Unis Revue de presse

The Akron Beacon Journal

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Pennsylvania governor attacks anti-drilling activists
The Akron Beacon Journal

Gov. Tom Corbett today attacked anti-drilling activists as the « unreasoning opposition » who accept the nation can land a space vehicle on Mars but don’t believe energy companies can safely harvest gas a mile under the earth’s surface. Corbett, speaking Thursday at a Marcellus Shale industry conference in Philadelphia, touted the economic benefits of shale-gas development and hailed drillers as the « tip of the spear » of a new industrial revolution.

« After all the predictions of disaster and the fearful warnings from people with no understanding of the industry, Pennsylvania is reaping a bounty, » said the Republican governor. « Marcellus has reached into some very old corners of our economy and our state and brought them back to life. »

Corbett said the drillers are here to stay. He said shale gas has already spurred a nascent recovery in Pennsylvania’s manufacturing sector, pointing to Shell’s proposed multibillion-dollar petrochemical plant in western Pennsylvania and a recent deal to prevent a Philadelphia refinery from closing in part by expanding the use of gas from the Marcellus formation, which holds the nation’s largest reservoir of gas.

Pendant ce temps au Québec nous avons des ministres réactionnaires qui ont promis d’interdire l’Exploration et l’exploitation des gaz de schiste et ce peu importe le résultat des études. Un dogmatisme qui a pour conséquence de contribuer à appauvrir le Québec. Pendant ce temps en Pennsylvanie, cette industrie relance l’économie…

En passant dans cet article, on apprend que Shell va ouvrir un gigantesque complexe pétrochimique en Pennsylvanie. Au Québec, Shell a fermé sa raffinerie et vendu ses stations-service il y a quelques semaines.

Pauvre Québec…