|
- |
Honduras deal sets stage for investors to build 3 privately run cities to host new industries Investors can begin construction in six months on three privately run cities in Honduras that will have their own police, laws, government and tax systems now that the government has signed a memorandum of agreement approving the project. An international group of investors and government representatives signed the memorandum Tuesday for the project that some say will bring badly needed economic growth to this small Central American country and that at least one detractor describes as “a catastrophe.” The project’s aim is to strengthen Honduras’ weak government and failing infrastructure, overwhelmed by corruption, drug-related crime and lingering political instability after a 2009 coup. The project “has the potential to turn Honduras into an engine of wealth,” said Carlos Pineda, president of the Commission for the Promotion of Public-Private Partnerships. It can be “a development instrument typical of first world countries.” The “model cities” will have their own judiciary, laws, governments and police forces. They also will be empowered to sign international agreements on trade and investment and set their own immigration policy. |
Avec cette mesure, le Honduras émule le modèle de développement économique de Singapour et de Hong Kong. Ces deux cité-États sont parmi les régions les plus prospères du monde.




















C’est drôle j’entend d’avance certains gauchiste nous dire que ce sera comme dans le film Robocop.
Ce qui m’étonne avec cette histoire est le fait que la création d’une ville n’est pas un phénomène qui se planifie entièrement, mais plutôt du à une localisation géographique idéale au moment de sa création. Les exemples de villes entièrement planifiés dans l’histoire ont pratiquement toutes finit en fiasco, en faillite ou tout simplement fermé car la ressource qui faisait vivre la ville s’est épuisé. Et il y a plusieurs urbanistes qui ont essayé, comme si c’était possible de construire la ville idéale et de contrôler les choix des consommateurs en matière d’habitation et de travail. Avec les technologies actuelles, on pourrait créer une ville de 250 000 habitants à Alert. Pas sur qu’il y aie 250 000 volontaires qui y résideraient. Les villes ont des cycles de croissance et de déclin. Un des meilleur exemples est Détroit.
Sa localisation était parfaite au moment du chemin de fer car elle était à mi-chemin de New-York et Chicago. C’était un point de chute important pour plusieurs marchandises et plusieurs industries s’y était installé pour sa proximité à plusieurs grands centres. Avec l’arrivée de l’automobile, cela fut vrai pour un moment, mais depuis les années 1940, il n’y a plus aucune industrie ou secteur industriel qui veut s’y installer. On passe à Détroit, on ne s’y arrête plus. Elle est sur le déclin depuis 60 ans et ce n’est pas demain que cela va se terminer.
Un autre exemple est le développement de Montréal et Québec. Québec a été fondé presque 35 ans avant Montréal, mais pourtant c’est Montréal qui s’est développé plus rapidement. Pourquoi ? Simplement par le fait que les navires ne pouvait aller plus loin que Montréal. Ils étaient obligé de vider leur marchandises à Montréal car il y avait un obstacle insurmontable à la navigation ( les rapides de Lachine). Les immigrants, voyant cela, décidaient de s’y installer et ne pas aller s’installer plus loin à l’intérieur des terres.
Les villes privés ont beau avoir un avantage fiscal important, posséder leur propre gouvernement ou leur police, mais si la localisation géographique est merdique, cela ne les aidera pas à ce développer. Ce n’est pas Singapour ( dont plus de la moitié de la population de la planète est à moins de 5 heures de vol) ou Hong Kong, dont leurs ports naturels leur permettent d’être une plateforme d’échange et de transbordement d’une importance mondiale.
On souhaite quand même bonne chance aux développeurs.
Par contre Détroit est un mauvais exemple. C’est le genre de ville qui s’est développée excessivement à l’aide de multiples subventions du gouvernement. La gouvernement investissait à la planche dans le secteur automobile et subventionnait la création de pratiquement tous les nouveaux quartiers de Détroit. C’était un laboratoire pour un projet pilote durant l’Ère de « La guerre contre la pauvreté » de Lyndon B. Johnson. Par contre, cette intervention étatique a plutôt créé une énorme bulle qui a fini par éclater. Pratiquement tous les secteurs subventionnés par le gouvernement sont abandonnés ou entièrement vides.
Premièrement c’est pas grave si les villes se cassent la gueule, c’est des promoteurs privés, deuxièmement contrairement aux gouvernements qui n’ont que des buts électoralistes et se foutent du long terme les investisseurs privés veulent faire de l’argent, ce sont des investisseurs internationaux, pas des rigolos de politiciens sans réel talents de gestion et ces villes vont disposer de beaucoup d’outils pour bien se développées comme dit dans l’article They also will be empowered to sign international agreements on trade and investment and set their own immigration policy. Ce truc n’a absolument rien à voir avec une ville subventionnée à mort, ces villes seront de petits pays en fait.