Antagoniste


2 septembre 2012

Faut-il aller voter ? Élection 2012 En Vidéos Québec

Contrairement à ce que dit le DGE, un bas taux de participation aux élections n’est pas nécessairement une mauvaises chose…

Le 4 septembre, votre devoir de citoyen c’est aussi de convaincre un imbécile de ne pas aller voter….


2 septembre 2012

La corruption, je me souviens (partie III)… Élection 2012 Québec

Si vous êtes comme Jean-François Lisée, vous pensez probablement que la corruption au Québec a débuté il y a 9 ans, avec l’arrivée de Jean Charest. Les gens un peu plus intelligents auront sans doute déjà compris que la corruption est aussi vieille que le Québec… Voici une série de billets sur des histoires de corruption qui ont été oubliées… et qui aident à comprendre les événements actuels…

CorruptionSi je vous dis « Oxygène 9″, à quoi pensez-vous ?

Probablement rien…  « Oxygène 9″ c’est une grosse histoire de corruption québécoise qui s’est déroulée au début des années 2000, à l’époque le PQ était au pouvoir.

Oxygène 9 était une firme de lobbyiste qui se spécialisait dans « la consultation en gestion stratégique, en financement de projets et en développement de marché ».  Autrement dit, un machin qui servait surtout à obtenir des subventions du gouvernement.

Oxygène 9 était dirigée par Raymond Bréard, directeur général du PQ et ami de longue date de Bernard Landry de même qu’André Desroches, un membre de la famille péquiste qui fut l’organisateur politique et ami de Gilles Baril, un influent ministre péquiste à l’époque.   Chez Oxygène 9, André Desroches et Raymond Bréard utilisaient leurs contacts auprès du PQ, notamment Gilles Baril, pour aider des entreprises à obtenir des subventions, se prélevant au passage de généreuses commissions (10-15% du montant de la subvention).  À l’époque, les liens étaient si étroits entre le PQ et Oxygène 9 que de nombreux membres influents du gouvernement péquiste ont assisté au party de Noël organisé par Oxygène 9.

Par exemple, André Desroches a reçu un salaire de 20 000$ par mois de la part de la STM pour obtenir une subvention du ministère de Gilles Baril pour moderniser des autobus. Oxygène 9 a aussi été grassement payé pour servir d’intermédiaire lors de l’octroi de subventions pour le Festival de Jazz, le Festival Juste pour Rire, le Carnaval de Québec et le Grand Prix de Trois-Rivières, etc.  À l’époque Oxygène 9 a reçu 400 000$ de commission pour des subventions obtenus pour le milieu culturel.

Dans la foulée du scandale Oxygène 9, on a aussi appris à l’époque que le Groupe Vaugeois, dirigé par Sylvain Vaugeois, un proche du premier ministre Bernard Landry, a reçu plusieurs millions de dollars en ristourne pour l’obtention de crédit d’impôt lors de la création de la Cité du multimédia…

L’histoire retiendra aussi que le ministre Gilles Baril aura du démissionné dans la foulée du scandale Oxygène 9. Il était alors ministre responsable du développement du Nord québécois (plan nord péquiste…). Un mois plus tard, il sera nommé directeur du bureau d’Hydro-Québec International à Santiago, au Chili…

Dans une société, plus le gouvernement distribue de subventions, de permis et d’autorisations, plus les gens auront un incitatif à recourir aux pots-de-vin pour obtenir un permis, une subvention ou une autorisation. Dans une société, plus l’État est gros et omniprésent, plus il y a de possibilités de corruption.

Ceci n’est qu’un très bref survol de l’affaire, désormais oublié, Oxygène 9.  Pour en savoir plus et réaliser que la corruption n’est pas une invention du parti libéral, je vous invite à consulter le lien donné à la fin de ce billet.

P.-S. Je me demande combien de reportages Pierre Duchesne et Bernard Drainville ont consacrés au scandale Oxygène 9… Si les médias avaient été aussi durs avec le PQ qu’avec le PLQ sur la corruption, personne n’aurait oublié ce que veut dire Oxygène 9 et peut-être qu’on aurait pu enrayer ce cancer plus rapidement. Mais ce faisant les journalistes auraient pu asséner un coup mortel à leurs amis péquistes…

À lire aussi:

Source:
ENAP
Le cas Oxygène 9


2 septembre 2012

La destruction péquiste Économie Élection 2012 Gauchistan Québec Revue de presse

The Globe And Mail

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Corporate Quebec wary of PQ victory
The Globe And Mail

Quebec’s business community is holding its breath ahead of Tuesday’s election, with the prospect of a Parti Québécois victory and perhaps another referendum adding to the uncertainty that faces the province’s already-suffering economy.

“No one is talking about moving their company outside Quebec [like in the seventies],” said Yves-Thomas Dorval, the president of the Quebec Employers Council, which is the main lobby group for big business. “But as CEOs see an increasingly uncertain business environment, they are putting off investments.”

The investment chill comes at an inopportune time for a province that is already lagging behind Ontario and Western Canada. Quebec’s economy grew at just 1.7 per cent last year and is likely to continue at that pace this year and next, according to Toronto-Dominion Bank forecasts.

Quebec’s relatively high level of taxation for small businesses and high-income people has long been viewed as a drag on investment, as has the province’s tougher regulatory environment. The PQ’s willingness to increase the taxation of the highest-paid Quebeckers will hurt companies that are already struggling to attract talent, which is highly mobile.

L’élection du 4 septembre sera la plus importante de cette génération. Si le PQ prend le pouvoir, même si c’est à la tête d’un gouvernement minoritaire qui ne dure que 6 mois, les dommages à l’économie québécoise se feront sentir durant les 20 prochaines années.

N’importe qui sauf le PQ !