Antagoniste


14 août 2012

Les Vénézuéliens du nord (Partie IV) Économie Élection 2012 En Chiffres Québec

Un point commun chez tous les partis politiques au Québec ? Leur populisme et leur démagogie crasses quand vient le temps de parler de l’exploitation des ressources naturelles. Si certains sont moins pires que d’autres, tous préfèrent aborder cet enjeu sur le terrain des émotions plutôt que de la rationalité. J’ai donc décidé de contribuer à l’aspect rationnel du débat avec cette série de billets.

Pétrole Québec
The Economist: The unsung masters of the oil industry

Voici le plan concocté par le Parti Québécois pour assassiner le secteur des ressources naturelles au Québec:

La Presse
Marois veut s’attaquer au surprofit des minières

Le PQ propose donc que les redevances soient perçues sur la valeur brute. Le taux serait de 5 %. Cela aurait permis d’amasser 388 millions $ l’année dernière. Soit plus que les 365 millions $ récoltés avec le régime actuel. […]

Le PQ voudrait en outre imposer le « surprofit ». Un rendement de plus de 8 % n’est pas « normal » pour les mines, pense Nicolas Marceau, candidat dans Rousseau. Son raisonnement : la ressource appartient à tous les Québécois. Il contraste ce secteur avec les nouvelles technologies, par exemple, où c’est à cause d’une invention qu’on crée un produit et récolte des profits. À partir d’un rendement de 8 %, le PQ imposerait les profits additionnels à un taux de 30 %.

Pour Nicolas Marceau, l’extraction des ressources naturelles ne fait pas appel à l’innovation…  À entendre le PQ, pour extraire des ressources naturelles, il suffit de faire un trou dans le sol et comme par magie, celle-ci se transforme en billets verts par l’action du St-Esprit…  Ne reste plus qu’à se pencher pour ramasser l’argent…

Pour raconter de pareilles balivernes, les péquistes doivent vraiment penser que les Québécois sont des imbéciles de première CLASSE…  Peut-être ont-ils raison sur ce point…

L’image qui coiffe ce billet montre l’évolution des techniques de forage qui permettent d’aller chercher du pétrole qui était inaccessible auparavant.  N’en déplaise à Nicolas Marceau, l’extraction du pétrole, ou de toute autre ressource naturelle, fait appel à la recherche et au développement, aux inventions et à l’innovation.  C’est le génie humain, et rien d’autre, qui permet d’exploiter des ressources qui étaient inatteignables il y a quelques années seulement !

Pour bien comprendre tout le ridicule de cette taxe au « surprofit » (comme s’il était possible de définir le surprofit…) imaginons qu’une minière développe un procédé d’extraction qui réduit l’utilisation de l’électricité de moitié.  Utiliser moins d’énergie signifie une exploitation plus propre, mais cela signifie aussi…  une hausse de profit !  Donc pour récompenser la compagnie d’avoir mis au point un processus moins énergivore, un gouvernement péquiste imposerait une nouvelle taxe à ces inventeurs !  Taxer les bonnes idées, peut-on imaginer une situation plus ridicule ?

De manière intrinsèque, les ressources naturelles n’ont aucune valeur, tout comme une nappe de pétrole en 1608 ne valait rien, car il était impossible d’extraire cette ressource qui, de toute manière, n’avait aucune utilité à l’époque. Les gens qui sont capables de donner une valeur à une ressource qui de prime abord n’en avait pas, devraient être récompensés pour avoir créé une richesse qui n’existait pas. Mais le gouvernement préfère plutôt spolier ces esprits inventifs.

Les ressources naturelles n’ont aucune valeur si l’on ne peut l’extraire du sol. Ce sont les compagnies, qui développent des technologies pour extraire ces ressources, qui donnent une valeur à ces dernières.  Le sous-sol québécois ne recèle pas de richesse tant que l’activité humaine ne s’y manifeste pas; la ressource n’a aucune utilité, aucune valeur tant qu’elle n’est pas exploitée par le génie humain. Pourquoi punir une entreprise qui convertit ce qui était inutile en produit utile, tout en créant des emplois bien rémunérés ? Au nom de quel prétexte ces ressources devraient-elles appartenir à tous les Québécois ? Les ressources appartiennent à celui qui peut l’extraire tout comme les voitures produites dans une usine appartiennent aux propriétaires de cette usine. Personne n’est assez bête pour prétendre que ces voitures devraient appartenir à tous les Québécois.

Par contre, je dois apporter une nuance ici. Ultimement, le gaz appartient au propriétaire du terrain sur lequel il se trouve. Il est donc parfaitement légitime que le propriétaire d’un terrain exige une redevance d’une entreprise gazière en échange d’un accès à sa propriété privée.

Les ressources naturelles tirent leurs valeurs de la créativité humaine. En exigeant des redevances sur ces dernières, le gouvernement ne fait que taxer/s’approprier la créativité des gens. Va-t-on exiger des redevances des industries pharmaceutiques qui utilisent des cerveaux québécois sous prétexte que leur créativité est un bien commun ?

Pour terminer, une autre variable à prendre en considération, mais qui est systématiquement laissé de côté par les médias et les politiciens:

Salaire Québec

J’espère que vous avez remarqué que l’industrie qui verse les meilleurs salaires au Québec est, ironiquement, la plus détestée de la population… Les gens qui travaillent dans le domaine de l’extraction minière et pétrolière gagnent 1 305$/semaine, presque le double de la moyenne de tous les secteurs, qui se chiffre à 784$/semaine.

Voilà qui devrait être pris en considération dans l’éternel (et inutile) débat sur les redevances.  Car les emplois créés et les salaires versés, c’est aussi des redevances !

À lire aussi:

Source:
Statistique Canada
Tableau 281-0027


14 août 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (7-13 août) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Notes sur la campagne électorale : La campagne a vu son poids médias croître de 15 % comparativement à la semaine dernière. En raison du caractère particulier de la saison estivale, la présente campagne occupe 3 fois plus de place dans l’actualité qu’en temps normal. L’intérêt des médias traditionnels pour la campagne 2.0 est supérieur à celui pour la santé, la famille, la pauvreté, la culture, l’immigration et l’environnement. Depuis le début de la campagne, si vous aviez écouté tous les reportages récapitulatifs quotidiens sur les grands réseaux de télé en soirée, vous auriez entendu en moyenne chacun des chefs 11 secondes par jour seulement. Pour l’instant, c’est le temps moyen le plus faible enregistré au Québec dans une campagne électorale depuis le début des années 2000. C’est 27 % de moins que le précédant record établi lors de la campagne fédérale de 2008.

Actualité Canada

Source:
Influence Communication


14 août 2012

Un gouvernement coté en bourse ? Économie États-Unis Revue de presse

Forbes

An IPO For The USA
Forbes

The governments of the world should issue shares in their GDPs, securities that pay to investors as dividends a specified fraction of GDP, in perpetuity (or until the government buys them back on the open market). Governments need to end their historic reliance on debt financing: governments issuing shares in GDP is analogous to corporations issuing equity.

My Canadian colleague Mark Kamstra and I propose issuing trillionth shares in GDP, and so to call these “Trills.” Last year, a U.S. Trill would have paid $15.09 in dividends, a Canadian Trill C$1.72. The dividends will change every year as GDP is announced, and predicting these changes will certainly interest investors, just as in the stock market. Governments can auction off Trills when current government debt comes due and needs to be refinanced, as part of a debt reduction program.

Substituting Trills for conventional debt helps deleverage the government, something whose importance has become very clear with the debt crisis in Europe. The payments required of the government by the Trills is connected to the country’s ability to pay, measured by their GDP. Investors would likely tolerate very low dividend-price ratios, in expectation of future growth of GDP, and so governments could probably refinance their debt at much better rates today.

Si le Québec devait emprunter cette avenue, on serait chanceux de se retrouver sur le Russell 2000…