Antagoniste


9 août 2012

Des vies ont été sauvées En Vidéos États-Unis

Le 6 et 9 août 1945, les États-Unis utilisaient l’arme atomique pour contraindre le Japon à une reddition inconditionnelle mettant ainsi fin à la 2e guerre mondiale. La commémoration de cet événement passe obligatoirement par une dénonciation des idées reçues entourant cet événement.

Question: Que serait-il arrivé si le président Truman avait refusé d’utiliser la bombe atomique pour mettre fin à la guerre avec le Japon ?

Réponse: Un carnage sans précédent dans l’histoire de l’humanité…

Extrait des mémoires de William Manchester, historien et vétéran de la guerre du Pacifique:

William Manchester

"After the campaign on the Indonesian island of Biak, the enemy withdrew into deep caverns. Rooting them out became a bloody business which reached its ultimate horrors in the last months of the war. You think of the lives which would have been lost in an invasion of Japan’s Home Islands— a staggering number of Americans but millions more of Japanese—and you thank God for the atomic bomb."

Extrait du livre Japan’s Longest Day:

Japan Longest Day

Kōichi Kido, conseiller de l’empereur Hirohito en 1945:
"We of the peace party were assisted by the atomic bomb in our endeavor to end the war."

Hisatsune Sakomizu, secrétaire du chef de cabinet japonais en 1945:
"The atomic bomb was a golden opportunity given by heaven for Japan to end the war."


9 août 2012

Les Vénézuéliens du nord (Partie II) Économie Élection 2012 En Chiffres Québec

Un point commun chez tous les partis politiques au Québec ? Leur populisme et leur démagogie crasses quand vient le temps de parler de l’exploitation des ressources naturelles. Si certains sont moins pires que d’autres, tous préfèrent aborder cet enjeu sur le terrain des émotions plutôt que de la rationalité. J’ai donc décidé de contribuer à l’aspect rationnel du débat avec cette série de billets.

Hors de l’État, point de salut…  C’est la devise de beaucoup de politiciens marxistes au Québec quand il est question de l’exploitation des ressources naturelles, que l’on pense à Québec Solidaire ou Option Nationale.  Pour ces gens, tout devrait être nationalisé…

Le Canada s’est déjà aventuré sur le chemin de la nationalisation du pétrole avec la création de Pétro-Canada au début des années 70.  En 1973, un projet de loi permettant la nationalisation a été introduit aux Communes et en 1975 Pétro-Canada fut fondé.  En 1990, le processus de re-privatisation de Pétro-Canada a été mis en branle.

Nationalisation Pétrole

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avant la nationalisation l’industrie pétrolière était en pleine expansion. Pendant la période de nationalisation, la production a diminué sous les niveaux de 1973 et finalement, lorsque l’industrie a été re-privatisée, la production a connu une longue phase d’expansion.

Et pour ceux qui pensent que cette expansion est imputable à l’exploitation de sable bitumineux, sachez que leur extraction à grande échelle n’a débuté qu’en 2003. D’ailleurs, si l’industrie pétrolière était restée sous le contrôle de l’État, on peut présumer que les capitaux nécessaires au développement des sables bitumineux n’auraient jamais été disponibles. C’est le cas du Venezuela qui possède des réserves de sables bitumineux comparables au Canada, mais qui est incapable de les exploiter faute de moyens techniques et financiers.

Les effets néfastes de la nationalisation ne sont pas uniquement observables au Canada, c’est le cas aussi dans les républiques de bananes sud-américaines.

Nationalisation Pétrole

Nationalisation Pétrole

Nationalisation = État = Incompétence

Avis à ceux qui meurent d’envie de me répondre que Petrobras, Statoil et Électricité de France sont des exemples de succès étatique, je vous rappelle que toutes ces sociétés sont inscrites en bourse. Au Québec, quand Mario Dumont a proposé de privatiser 10% des actions d’Hydro-Québec, on a parlé de trahison.

En bref, au lieu de copier le modèle gagnant de l’Alberta, qui a tout confié au privé, les gauchistes désirent plutôt copier les républiques de banane d’Amérique Latine qui se sont toutes cassées la gueule en voulant nationaliser la production de leur énergie fossile.

Et qu’en est-il de la Norvège ?

En gros, en Norvège le secteur énergétique (pétrole, gaz & hydro-électricité) a été nationalisé à hauteur de 51%. Le reste, 49%, a été laissé au secteur privé. Statoil, la compagnie norvégienne qui est chargée de l’exploitation des ressources énergétiques, est d’ailleurs inscrite à la bourse de New York.

Donc si nos nationalo-socialistes veulent absolument copier le modèle norvégien, je n’ai aucun problème avec ça, du moment qu’on copie intégralement le modèle norvégien et pas seulement les éléments qui plaisent aux nationalo-socialistes. Concrètement, ça signifie une privatisation de 49% des actifs d’Hydro-Québec ! De plus, comme en Norvège, on va vendre le pétrole, le gaz et surtout l’électricité au prix du marché: fini le bloc patrimonial. À titre indicatif, le tarif résidentiel au Québec est de 6,88¢/kWh contre 8,17¢/kWh en Norvège.

Somme toute, nationaliser 51% des gaz de shale pour pouvoir privatiser 49% du Léviathan qu’est devenu Hydro-Québec ferait du Québec une province un peu plus libertarienne.

N’en reste pas moins que le modèle albertain, entièrement privatisé, reste de loin supérieur au modèle norvégien:

Alberta Vs. Norvège

Et ceux qui songent à me répondre que la dette de la Norvège est moins élevée que celle de l’Alberta à cause de leur fond souverain, je tiens à vous rappeler qu’on ne peut pas faire cette soustraction, car l’argent du fond souverain est déjà dépensé, ces sommes sont réservés pour payer les retraites.

Sur le même sujet, je vous invite aussi à lire l’excellent billet de derteilzeitberliner: Pétrole norvégien: Derrière les lunettes roses

Quand les nationalistes disent « Maître chez nous », moi j’entends « Bête chez nous »

Prochain billet: faire moins avec plus…

À lire aussi: Les Vénézuéliens du nord (Partie I)

Sources:
EIA
International Energy Statistics

Institut de la statistiques du Québec
Comparaisons internationales / Comparaisons interprovinciales

OCDE
OECD Factbook 2010: Government debt


9 août 2012

Encore et toujours la violence Élection 2012 Gauchistan Québec Revue de presse Terrorisme

Journal de Montreal

Manifestation de la CLASSE au centre-ville
Le Journal de Montréal

Des manifestants regaillardis par l’approche de la date du retour en classe ont adopté des comportements agressifs ce midi. Le photographe de l’Agence QMI a tourné des images d’étudiants en train de s’en prendre à des journalistes, des cols bleus et même des policiers. Il n’y a toutefois pas eu d’arrestations.

Quelques centaines de personnes ont participé à une manifestation organisée par la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), mercredi, au centre-ville de Montréal. Certains d’entre eux étaient parvenus à pénétrer à l’intérieur de l’édifice qui abrite le siège social d’Hydro-Québec par l’arrière, mais la sécurité les a expulsés sans tarder.

Les forces policières disaient avoir identifié un groupe d’individus portant des sacs à dos qu’ils auraient remplis de projectiles. Aucune arrestation n’a cependant eu lieu.

Cette manifestation de la CLASSE visait à rappeler aux Québécois que les étudiants souhaitent demeurer présents sur la place publique à l’approche de la rentrée dans les cégeps et les universités.

Ironique de voir des gens qui disent manifester pour la liberté d’expression agresser des journaliste… M’enfin, les carrés rouges n’ont jamais été des exemple de cohérence.