Pour Benoît Dutrizac, Richard Hétu et toute la ribambelle de réchauffistes, l’affaire est entendue: la sécheresse et les feux de forêt qui sévissent aux États-Unis sont une preuve indiscutable du réchauffement climatique. On s’en reparlera lors de la prochaine vague de froid…
De mon côté, au lieu de raconter n’importe quoi pour me rendre intéressant, j’ai décidé de vérifier les faits avant de tirer une conclusion. Autrement dit, j’ai fait bénévolement le travail que les journalistes sont payés pour faire, mais qu’ils ne font plus…
Et quand on prend le temps de s’informer, on peut apprendre que le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) détermine toutes les semaines depuis plus d’un siècle le Palmer Drought Severity Index, un indice qui tient compte de la température et des précipitations pour mesurer le niveau d’humidité dans le sol i.e. s’il y a une sécheresse et le cas échéant son intensité.
Voici donc ce qu’on obtient lorsque l’on trace un graphique avec cet indice et les émissions de gaz à effets de serre:

Une valeur négative indique un sol sec, une valeur positive un sol humide, la valeur 0 représente la situation normale
Quand on prend le temps de s’informer, on découvre deux choses:
- La « sécheresse » actuelle n’a rien d’exceptionnel, les États-Unis ont vu bien pire dans le passé.
- On ne voit aucune corrélation entre le niveau d’émission de gaz à effet de serre et les sécheresses.
Je vous fais un résumé facile à comprendre: les médias nous racontent (encore une fois) des conneries. C’est ce qui arrive généralement quand ils sortent de leur domaine d’expertise comme la cuisson des hamburgers…
Sources:

Palmer Drought Severity Index





















Flûte alors ! S’il fait froid une semaine en ligne c’est de la banale météo et s’il fait chaud et bien c’est du réchauffement climatique sapiens. Qui serait assez sot pour continuer à jouer avec ces zoufs avec pareil règlement dites-moi?
Dutrizac, c’est habituellement n’importe quoi. Il intègre la culture post-moderne (féministe, écolo etc) et ses idées sont habituellement toutes faites. Il aborde ses dossiers à pied levé.
S’ils cuisent les hamburger aussi bien qu’ils informent, manger le hamburger revient à se suicider
Very well done, sir.
J`ai écoûté l`entrevue que Dutrizac a fait avec le réchauffiste de radio-météo(je me souviens pu c`est quoi son nom). Dutrizac gobait tout comme si c`était la vérité du Saint-Père. Bravo pour ta recherche David, ça remet les choses en place. Si au moins les journalistes faisaient la moitié de tes recherches que tu fais bénévollement, ça serait une grosse amélioration….
Une fois que le journaliste typique a fini son travail de haut-parleur, de militant et de secrétaire général du quartier générale de toutes les causes BCBG, il lui reste moins de 30 minutes par jour pour faire de la recherche de faits ou du journalisme d’enquête. C’est pourquoi David réussit dans ses temps libres à dénicher5 à 10 fois plus de faits et de contexte que le journaliste typique ne fait en une journée.
La différence c’est la curiosité intellectuelle. Elle est absente chez les journalistes. Sauf exception, un journaliste ne veux pas savoir, il veut croire.
Il est vrai que la curiosité intellectuelle n’est pas la marque de commerce de 90 % des journalistes. Ils me paraissent 10-20 fois moins curieux que le scientifique typique. Pourtant, il me semble que c’est une qualité aussi essentielle au travail de journaliste qu’au travail de scientifique.
Le scientifique doit écrire et faire des présentations publiques, sauf que ce n’est pas son intérêt premier. L’intérêt premier de 90 % des journalistes semble être d’écrire, faire de la rhétorique ou du théâtre, ou de faire le kid-kodak.
On dirait que l’intérêt premier du journaliste typique est la littérature, le théâtre et la comédie: fort mauvaise combinaison.
Au contraire, l’intérêt premier du scientifique typique est l’exploration. On peut dire d’eux qu’ils sont des explorateurs manqués, et cela décrit une qualité. De nos jours, Christophe Colomb, Vasco de Gama, Magellan ou Cabral seraient des scientifiques ou des entrepreneurs, car c’est l’exploration qui les intéresse. Ils ne leurs viendraient jamais à l’esprit de devenir journalistes.
90 % des journalistes dont des comédiens, des hommes de théâtres ou des littérateurs manqués: cela ne décrit pas la qualité essentielle qu’on devrait trouver chez le journaliste, puisque cela décrit une question de forme plutôt que de fond.
Très bonne analyse.
La plupart du temps, j’apprécie bien Dutrizac.
Je me souviendrai toujours de sa « discussion » plutôt corsée avec Khadir au sujet des manifs. Du bonbon!
Pour ce qui est des réchauffistes, peut-êttre devrait-il inviter quelques sceptiques de temps à autres comme Jacques Brassard.
Ça donnerait une « diversité d’opinion » sur ce sujet dans son émission.
Lors de la dernière période interglaciaire (il y a 125 000 ans), le niveau de l’océan était de 5.5 à 9m plus élevé qu’aujourd’hui. (Science 337: 216-219; 2012).
Ne soyez donc pas surpris si le niveau de l’océan, qui monte à chaque année depuis 12 000 ans (il y a présentement un village en Israel qui situé sous 5 m d’eau!), va continuer de monter, avec ou sans méchants capitalistes.
Tous ce que les méchants capitalistes pourraient accomplir, c’est d’empêcher le retour, autrement inéluctable à long terme, de la prochaine ère glaciaire, qui engloutirait le Canada entier.
En résumé, si on ne fait rien contre le réchauffement climatique, cela sauve le Canada à long terme. Si on fait quelque chose, cela le condamne à l’inexistence.
Quant à l’équateur qui est si « chaud », sachez qu’il fait plus froid à Brasilia au mois de juillet qu’à Montréal.
(il y a présentement un village en Israel qui situé sous 5 m d’eau!),
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Hum! Si l’eau augmente de 5.5 à 9m, dans le pire des scénarios quelles villes pourraient se retrouver sous l’eau? Et cette problématique amène de l’eau au moulin aux partisans du Grand Israël biblique. C’est nous qui allons manquer de terre de promise si ça continue. Et ne comptez pas trop sur nos gentils voisins pour nous faire une petite place.
Dutrizac n’est pas un journaliste cependant.