Pour Benoît Dutrizac, Richard Hétu et toute la ribambelle de réchauffistes, l’affaire est entendue: la sécheresse et les feux de forêt qui sévissent aux États-Unis sont une preuve indiscutable du réchauffement climatique. On s’en reparlera lors de la prochaine vague de froid…

De mon côté, au lieu de raconter n’importe quoi pour me rendre intéressant, j’ai décidé de vérifier les faits avant de tirer une conclusion.  Autrement dit, j’ai fait bénévolement le travail que les journalistes sont payés pour faire, mais qu’ils ne font plus…

Et quand on prend le temps de s’informer, on peut apprendre que le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) détermine toutes les semaines depuis plus d’un siècle le Palmer Drought Severity Index, un indice qui tient compte de la température et des précipitations pour mesurer le niveau d’humidité dans le sol i.e. s’il y a une sécheresse et le cas échéant son intensité.

Voici donc ce qu’on obtient lorsque l’on trace un graphique avec cet indice et les émissions de gaz à effets de serre:

Rechauffement Climatique
Une valeur négative indique un sol sec, une valeur positive un sol humide, la valeur 0 représente la situation normale

Quand on prend le temps de s’informer, on découvre deux choses:

  1. La « sécheresse » actuelle n’a rien d’exceptionnel, les États-Unis ont vu bien pire dans le passé.
  2. On ne voit aucune corrélation entre le niveau d’émission de gaz à effet de serre et les sécheresses.

Je vous fais un résumé facile à comprendre: les médias nous racontent (encore une fois) des conneries.  C’est ce qui arrive généralement quand ils sortent de leur domaine d’expertise comme la cuisson des hamburgers…

Sources:
National Oceanic and Atmospheric Administration
Palmer Drought Severity Index

CDIAC
Global Fossil-Fuel CO2 Emissions