Antagoniste


4 juillet 2012

La main invisible en action ! Canada Économie

Gaston, Téléphon!Il y a quatre ans, soit en juillet 2008, nos médias avaient fait une place relativement grande à la décision de Bell et Telus de charger à leurs utilisateurs des frais de 15¢ par texto entrant.  Jusque-là, ils étaient gratuits.

S’en sont donc suivi plusieurs reportages avec des clients mécontents, des groupes de défense des consommateurs outragés et de journalistes scandalisés qui demandaient tous au gouvernement fédéral d’intervenir rapidement dans ce dossier pour mettre fin à l’un des plus grands vols de l’histoire du Canada (j’exagère à peine)…  À l’époque, Thomas Mulcair, franchement débarqué au NPD, avait même fait de cette cause un cheval de bataille…

Où en sommes-nous quatre ans plus tard ?

Non seulement les textos entrants sont gratuits, mais il est possible d’avoir des forfaits pour envoyer un nombre illimité de messages textes pour environ 15$ par mois chez tous les grands fournisseurs, incluant Bell et Telus !

Un bel exemple de la main invisible au travail !  La compétition entre les fournisseurs de services, la messagerie de base gratuite chez BlackBerry et l’arrivée des emails sur les téléphones intelligents ont toutes fait fléchir les prix pour le plus grand bonheur des utilisateurs !

S’il avait fallu que le gouvernement se décide à réglementer le prix des messages textes, on peut parier que les prix n’auraient pas baissé aussi rapidement, lobbying oblige…  Sans oublier qu’il aurait aussi fallu passer à la caisse pour payer les fonctionnaires responsables de la gestion de ce programme.

Remercions le parti conservateur d’avoir résisté à la rhétorique populiste et d’avoir fait confiance au marché !


4 juillet 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (26 juin-2 juillet) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Le conflit étudiant à la une des quotidiens

(Pour télécharger l’analyse complète, cliquez ici)

Influence Communication a analysé les pages couverture (les unes) des quatre quotidiens payants de Montréal, soit La Presse, Le Devoir, Le Journal de Montréal et The Gazette, entre le 15 février et le 9 juin 2012. Le but de l’analyse était d’évaluer l’ampleur de la couverture du conflit étudiant sur la première page des quatre quotidiens. Au total, 396 pages couverture ont été analysées.

L’analyse permet, entre autres, de comparer la perception des quotidiens en fonction de :

  • l’importance de la nouvelle comparativement à l’ensemble de l’actualité
  • l’importance de la nouvelle comparativement aux dossiers exclusifs du journal

Soulignons que l’analyse met aussi à mal la croyance populaire voulant que l’importance d’un phénomène de société soit directement proportionnelle à sa médiatisation.

Quelques observations:

  • Quelque 63,14 % des unes des quatre quotidiens ont fait mention du conflit étudiant.
  • C’est Le Journal de Montréal qui a le moins couvert le conflit étudiant en page couverture. Seulement 42,00 % des unes du Journal de Montréal ont fait mention du conflit étudiant durant la période analysée.
  • Les trois autres quotidiens sont pratiquement à égalité : La Presse a mentionné le conflit étudiant sur 74,49 % de ses pages couverture; Le Devoir sur 73,47 %, et The Gazette sur 73,00 %.
  • Le Devoir a accordé une proportion aussi importante à l’aspect pacifique des manifestations (33,33 %) que le Journal de Montréal a traité des actes de violence (33,33 %).
  • Les photos les plus utilisées ont été celles de manifestations pacifiques. Ainsi, 26,44 % des unes sur le conflit montraient des scènes de manifestations sans violence apparente.
  • Quelque 21,07 % des unes sur le conflit montraient des scènes de manifestations avec des signes de violence.
  • The Gazette est le quotidien ayant le moins utilisé de photos pour accompagner ses manchettes sur le conflit étudiant.

Observations sur la médiatisation des noyades au Québec

L’été est officiellement arrivé dans les salles de nouvelles, comme l’indique la recrudescence de nouvelles sur les noyades à la une de nos journaux.

Lundi dernier, Le Journal de Montréal a fait sa manchette avec la noyade d’une fillette de cinq ans dans une rivière et annonçait une augmentation du nombre de décès par noyade de 50 % par rapport à l’an dernier.

La Presse n’a pas été en reste, consacrant sa une du lendemain et deux pages complètes aux « PISCINES DANGEREUSES ».

Le péril bleu est-il aussi grave qu’on le dit? Un peu de contexte.

Depuis dix ans, environ 80 personnes meurent par année par noyade au Québec. Les deux tiers dans des plans d’eaux (lac, étang, réservoir, ruisseau, rivière, fleuve).

Un peu plus de 10 % morts par noyade surviennent dans des piscines, soit huit ou neuf morts par an. C’est à peu près autant que le nombre de personnes qui meurent noyées dans leur baignoire*…

Devrait-on clôturer les salles de bain, ou obliger le port du gilet de sauvetage dans les baignoires?

Sans minimiser ces tragédies, elles doivent être remises en perspective, médiatiquement du moins. Un peu moins de 500 personnes sont mortes sur les routes du Québec l’an dernier.

On sauverait donc probablement plus de vie en obligeant le port du casque en voiture qu’en clôturant toutes les piscines du Québec.

Également, si nos médias accordaient une importance proportionnelle au nombre de morts sur nos routes qu’à ceux dans les piscines, notre bilan routier devrait faire la manchette au moins deux fois par semaine à longueur d’année…

*Source : Faits saillants sur les noyades et les autres décès liés à l’eau au Québec de 2000 à 2008, Édition 2010

Source:
Influence Communication


4 juillet 2012

Le temps c’est de l’argent Canada Économie Revue de presse

National Post

Sick health care system made Canadians lose more than $3-billion in economic activity in 2011
National Post

A study released this morning by the Fraser Institute, which estimated that last year Canada lost $1.08-billion in business-day economic activity due to excessive wait times at hospitals and time gaps between visits to specialists and receipt of treatment.

Long waits in emergency rooms and forcing Canadians to take time out their work days to visit multiple doctors has a cumulative effect not only on the quality of their care but on the overall productivity of the workforce, says the report.

The study estimates that when factoring non-work time, the Canadian economy loses out on an about $3.29-billion in productivity – a number that does not take into account the residual productivity losses associated with the energy and time family members may need to provide to loved ones who are not receiving efficient care.

The study estimates each patient loses about $3,490 each year as a result of having to wait 9.5 weeks between the time they see a specialist and the time they are able to receive care.

Et pendant ce temps, on ne le dira JAMAIS assez, le Canada reste le seul pays industrialisé qui n’a pas fait une place au privé dans son système de santé…