Carrés JaunesFévrier 2012: voulant signifier leurs oppositions aux politiques économiques du président Obama, le Tea Party annonce qu’il va entreprendre un large mouvement de contestation qui sera accompagné de gestes de désobéissance civile de même que de perturbations économiques.  On invite les gens qui les supportent à porter le carré jaune.

23 février 2012: un groupe de manifestants portant le carré jaune bloque le pont de Brooklyn.  Il aurait fallu une intervention musclée des policiers et l’utilisation du poivre de Cayenne pour les déloger.

7 mars 2012: des carrés jaunes tentent d’occuper le siège de la Réserve fédérale américaine, le centre-ville de Washington est paralysé par de violents affrontements qui se sont déroulés durant une bonne partie de l’après-midi.

12 mars 2012: des gens masqués portant le carré jaune perturbent les activités au port d’Auckland en bloquant son entrée aux camionneurs.  Une intervention des policiers sera nécessaire pour les déloger.

13 mars 2012: des manifestants cagoulés tentent de forcer la porte des bureaux du Center for American Progress, un think tank de gauche.  La police doit intervenir pour protéger les travailleurs.

16 mars 2012: pour protester contre la brutalité des policiers, des carrés jaunes participent à une manifestation masquée qui vire à l’émeute dans le centre-ville de New York.  De nombreuses vitrines sont fracassées, des véhicules de polices sont incendiés et les policiers ont été attaqués à de nombreuses reprises. Plusieurs centaines de gens sont arrêtés et le centre-ville de New York a des allures de zones de guerre.

19 mars 2012: des carrés jaunes perturbent un discours de Barack Obama, l’escouade antiémeute est déployée pour disperser la foule et le président américain doit quitter les lieux par une sortie de service.

20 mars 2012: le Golden Gate de San Francisco est paralysé par des carrés jaunes.  Arrivés en autobus, ils posent sur la voie des blocs de béton pour bloquer la circulation automobile.  L’intervention des policiers est nécessaire.

25 mars 2012: on apprend que les carrés jaunes font circuler les coordonnées personnelles d’un policier parmi leurs sympathisants, un appel à la vengeance est lancé.

22 mars 2012: devant une salle remplie de carrés jaunes, le porte-parole du Tea Party annonce devant une foule survoltée que si Barack Obama veut une autre révolution américaine, il va l’avoir.

27 mars 2012: Des carrés jaunes, la plupart masqués, bloquent l’entrée du département du Trésor.  Ils en viennent aux coups avec les employés qui désirent entrer travailler.  L’antiémeute doit intervenir.

4 avril 2012: une manifestation devant la Maison-Blanche tourne mal quand des carrés jaunes se mettent à lancer des projectiles aux policiers. Intervention de l’antiémeute.

5 avril 2012: des carrés jaunes relâchent des sauterelles dans l’édifice du département du Commerce.  On évoque une prophétie biblique et l’on doit fermer les lieux pour décontaminer.

11 avril 2012: devant les résidences de plusieurs sénateurs démocrates, on retrouve des bidons d’essence et des chiffons accompagnés d’une note qui demande à l’Administration Obama d’accepter les demandes du Tea Party.

12 avril 2012: Les bureaux du parti démocrate à Chicago sont occupés et vandalisés par plusieurs centaines de carrées jaunes.  Les dommages s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers de dollars.

13 avril 2012: les bureaux d’Harry Reid, le leader démocrate au sénat, sont saccagés par des vandales.

16 avril 2012: le métro de New York est paralysé par des gens qui ont lancé des sacs de briques sur les rails.

18 avril 2012: le porte-parole du Tea Party refuse de condamner la violence et préfère blâmer l’Administration Obama en disant qu’elle est responsable du pourrissement de la situation.

20 avril 2012: une conférence économique du président Obama tourne à l’émeute dans le centre-ville de New York.  Après avoir tenté de s’introduire sur les lieux de la conférence, plusieurs affrontements très violents ont lieu, une bonne partie de l’après-midi.  La police de New York doit demander des renforts des villes voisines pour mettre fin aux affrontements et au vandalisme.

23 avril 2012: les vitrines du New York Times sont brisées et de la peinture est rependue dans leurs bureaux.

25 avril 2012: l’Empire Stade Building est attaqué avec des bombes fumigènes lancées par des carrés jaunes.

26 avril 2012: violentes manifestations des carrés jaunes dans le centre-ville de Washington.  Plusieurs actes de vandalisme. Une intervention musclée de l’antiémeute est nécessaire pour ramener la paix.

1er mai 2012: nouvelles scènes d’émeute à New York, nouvelle intervention de l’antiémeute pour disperser les carrés jaunes et leurs sympathisants. Plusieurs centaines d’arrestations.

3 mai 2012: on apprend que les médias sont la cible de carrés jaunes.  On les intimide en les tabassant, certains se sont même fait uriner dessus.

4 mai 2012: Le congrès du parti démocrate, déplacé en Floride pour éviter les problèmes, est la cible d’une émeute d’une rare violence à laquelle participent plusieurs carrés jaunes masqués et armés de projectiles, bâtons et boucliers. L’image d’un policier battu par des manifestants fera le tour du monde.  Plusieurs centaines d’arrestations.

10 mai 2012: le métro de New York est paralysé durant plusieurs heures par une attaque à la bombe fumigène réalisée par des sympathisants des carrés jaunes.

14-16 mai 2012: des policiers de l’antiémeute doivent intervenir pour faire respecter les injonctions du tribunal qui interdit le piquetage devant les édifices gouvernementaux.

18-21 mai 2012: émeutes à répétitions dans les rues de New York.  Vandalisme, incendies, barricades, cocktails molotovs, voies de fait sur des policiers… La police de New York doit utiliser des renforts des villes voisines pour mettre fin aux violences.  Plusieurs centaines d’arrestations.

5 juin 2012: Rand Paul, politicien républicain et ardent défenseur du Tea Party, est arrêté pour une participation à une manifestation illégale.  Suite à son arrestation, il compare son combat et celui des carrés jaunes aux actions de Martin Luther King.

5-6 juin 2012: plus d’une cinquantaine de personnalités, politiciens et médias sont visés par des enveloppes contenant de la poudre blanche.  Cet acte terroriste est revendiqué par la milice des pères fondateurs américains.

7 juin 2012: le fils de Rand Paul est arrêté pour avoir participé au saccage de bureaux de politiciens et d’édifices gouvernementaux.  Il avait déjà été arrêté dans le passé pour avoir bloqué des ponts.

7-10 juin 2012: ayant promis de perturber la fin de semaine du SuperBowl, la police se déploie massivement dans les rues de San Francisco.  Celle-ci procède à l’arrestation de gens qui ont voulu se présenter sur le site des festivités, armés de briques, couteaux et cocktails molotovs.  Durant cette même fin de semaine, plusieurs affrontements violents entre les carrés jaunes et les policiers de l’antiémeute qui tentait de protéger le lieu des festivités.

11 juin 2012: on apprend que la police a découvert chez Rand Paul, une affiche inspirée d’un tableau d’Eugène Delacroix sur laquelle on peut voir Barack Obama mort au pied de Rand Paul qui est armé d’un mousquet.


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Bien sûr, tout ceci n’est jamais arrivé…  J’ai simplement tracé une chronologie du conflit étudiant, celui des carrés rouges, avec les différents événements dont je me rappelais. J’ai dû en oublier quelques-uns…

Mais dites-moi, si des carrés jaunes avaient commis tous ces actes, pensez-vous que les médias seraient réticents à associer le carré jaune à la violence ?

Poser la question c’est y répondre !