Antagoniste


6 juin 2012

Arguing with Idiots: Jean-François Lisée Arguing with Idiots Canada Économie En Chiffres

Jean-François Lisée est indigné… Il est indigné parce que depuis 2010 aux États-Unis, même si les pauvres se sont enrichis, les riches se sont encore plus enrichis.  On peut se demander si Jean-François Lisée aurait trouvé la situation plus acceptable si en échange d’une stagnation des revenus des riches, les revenus des pauvres auraient eux aussi stagné…

Les augmentations des écarts de richesses sont devenus un gros épouvantail socialiste qui a été érigé sur le principe que l’économie est un jeu à somme nulle i.e. si les écarts de richesse augmentent parce que les riches s’enrichissent alors les pauvres doivent obligatoirement s’appauvrir.

Vraiment ?

Voici, depuis 1990, comment ont évolué les revenus du quintile inférieur (20% de la population le plus pauvre, dollars constants) et les écarts de richesses (mesurés par le coefficient de GINI):

Écarts De Richesse
Le coefficient de Gini est une mesure du degré d’inégalité de la distribution des revenus. Ce coefficient est un nombre variant de 0 à 1, où 0 signifie l’égalité parfaite (tout le monde a le même revenu) et 1 signifie l’inégalité parfaite (une personne a tout le revenu, les autres n’ont rien). Le revenu médian est le revenu qui partage exactement en deux la population. Le revenu médian est beaucoup moins influencé par les gens très riches que le revenu moyen.

Comme on peut le voir, même si à partir du milieu des années 90 les écarts de richesse ont beaucoup augmenté, les revenus des plus pauvres ont eux aussi crû de manière importante. Somme toute, contrairement à ce que semble vouloir dire la gauche, une augmentation des inégalités n’est pas synonyme d’une augmentation de la pauvreté.

Durant les récessions, riches et pauvres s’appauvrissent et les écarts de richesse diminuent (ici & ici).

Lors de la reprise, riches et pauvres s’enrichissent, mais il arrive les écarts de richesse augmentent parce que les riches s’enrichissent plus rapidement.

Pour la gauche, cette situation est intolérable, à les entendre, la réduction des écarts de richesse associés aux récessions serait préférable pour les moins nantis.

Ce qui scandalise Lisée c’est l’augmentation des écarts de richesse même si cela se produit au même moment où les pauvres s’enrichissent.

Voilà qui confirme que la gauche c’est l’idéologie de la jalousie.  Pour la gauche, les pauvres sont des boucliers humains qui servent à défendre leur idéologie. Voyez-vous, la gauche se fiche pas mal du sort des pauvres, ce qui compte c’est de punir les riches.

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 202-0706 & 202-0705


6 juin 2012

Le Québec en passant par le Wisconsin… Économie En Vidéos États-Unis Québec

Scott WalkerLe Wisconsin a toujours été un bastion de la gauche et des syndicats aux États-Unis, c’est donc avec une certaine surprise que cet État a élu Scott Walker, un représentant du Tea Party, lors de l’élection de 2010.

Dans les semaines qui ont suivi son élection, le gouverneur Walker a immédiatement pris des mesures pour juguler le déficit de 3 milliards de dollars laissé par le précédent gouverneur démocrate.  Considérant que la population du Wisconsin n’est que de 5,7 millions d’habitants, cette somme était colossale.

Pour retourner à l’équilibre budgétaire, Walker a entrepris de changer le code du travail des employés de la fonction publique.  Par exemple, on a réformé les fonds de pension, aboli les cotisations syndicales obligatoires et toute augmentation de salaire des fonctionnaires qui est supérieure à l’inflation doit désormais être approuvée par un référendum. Avec son sévère programme d’austérité, en l’espace de seulement 2 ans le déficit de 3 milliards a été transformé en surplus.

Immédiatement, la gauche s’est mobilisée contre Scott Walker.  Les manifestations se sont multipliées dans les villes et les campus universitaires.  À Madison, la capitale de l’État, on a vu des manifestations de 100 000 personnes.  Toute proportion gardée, c’est l’équivalent d’une manifestation de près de 700 000 personnes à Montréal.  On a même mené une occupation du parlement durant plusieurs semaines.  Imaginez, c’est comme si des gens avaient décidé de rester nuit et jour à l’intérieur de l’Assemblée nationale.  En bref, au Wisconsin on a vu une véritable crise sociale.

La gauche a finalement réussi à amasser 1 million de signatures pour destituer le gouvernement Walker.  Hier se tenait l’élection spéciale qui devait décider si le gouvernement républicain pouvait continuer à gouverner son État.

Le résultat ?  Un taux de participation sans précédent qui s’est soldé par victoire éclatante de Scott Walker avec 54% des votes, en 2010 il avait été élu avec 52% des votes !

Au Wisconsin, on a appris hier que la minorité était bruyante et que la majorité était silencieuse…  J’espère que la gauche québécoise en a pris bonne note…

Ironiquement, cette semaine on a montré à LCN une manifestation de carrés rouges et de casseroles qui s’était déroulée dans la capitale du Wisconsin en appui aux étudiants québécois…

En bonus…

Cliquez ici pour lire la suite »


6 juin 2012

Le changement viendra-t-il de la Saskatchewan ? Canada Économie Revue de presse

Leader-Post

Sask. gov’t eyes labour law changes
Leader-Post

The Saskatchewan Party government is asking for public input on whether employees should be able to opt out of paying union dues for reasons other than religious grounds, such as financial hardship.

It’s one of several questions put forward in a 33-page discussion paper released Wednesday as the province launches a sweeping review that could see some or all of 15 pieces of labour legislation amalgamated into a single Saskatchewan Employment Code. Consultations about possible labour law changes are being held until the end of July, with the government considering legislation that could be introduced in the fall.

The Saskatchewan arm of the Canadian Federation of Independent Business welcomed the review, saying its key recommendations will include requiring employees to give notice to their employer before quitting a job, allowing greater flexibility in allocation of statutory holidays, and to no longer require employers to collect union dues from employees unless they have specifically agreed to do so.

The government’s discussion paper also asks for input on whether minimum wage should be indexed to an indicator such as the consumer price index, an idea the NDP has advocated for but the Saskatchewan Party has rejected in the past.

Avoir ce genre de débat au Québec… Malheureusement impossible…