Gauche = ViolenceAu Québec, les syndicalleux nous disent que la Loi anti-briseurs de grève est absolument essentielle pour préserver la paix sociale.  Sans cette loi, le Québec serait à feu et à sang et emporté dans une spirale sans fin de violence…

C’est drôle…

Drôle, car voyez-vous, l’Alberta, l’Île-du-Prince-Édouard, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador n’ont pas de lois anti-briseurs de grève et la paix sociale ne semble pas être en péril dans ces provinces…

Le fumeux terme paix sociale est aussi devenu très à la mode depuis le début du boycott des étudiants.  Au nom de cette paix sociale, le gouvernement devrait accéder à toutes les demandes formulées par un groupe de gens violents…

Cette fameuse paix sociale me fait penser à un petit mafieux qui se pointerait dans un commerce pour dire à son honnête propriétaire: « Vous savez, le quartier n’est pas très sûr.  Vous pourriez être la cible de vandales, de pyromanes ou de cambrioleurs…  Mais mon bon monsieur, contre une partie de vos profits, mon organisation peut vous offrir un service de protection et je vous promets que rien de fâcheux ne vous arrivera ».

Ainsi, en accédant aux demandes du petit mafieux, notre honnête commerçant pourra lui aussi goûter à la paix sociale.  Il y a un autre nom pour décrire cette paix sociale si chèrement acquise, les gens civilisés préfèrent plutôt parler d’extorsion…

Les étudiants ont habilement tenté de justifier l’injustifiable en parlant de grève au lieu de boycott.  Aujourd’hui, syndicalleux et étudiants tentent de refaire le même coup en parlant de paix sociale alors qu’on devrait plutôt parler d’extorsion.

Voilà pourquoi le gouvernement ne doit rien céder, tout simplement, car l’extorsion on sait toujours quand ça commence, mais jamais où ça finit.