Antagoniste


10 mai 2012

Journalisme 101: qui sont les casseurs ? Gauchistan Québec Terrorisme

Un spin souvent répété depuis le début des violences étudiantes à Montréal veut que les méfaits commis à Montréal soit l’oeuvre de simples casseurs, de petits malfaiteurs sans envergure.  Qu’en est-il vraiment…

Petite leçon de journalisme.

Voici ce qu’on a pu voir à Montréal mardi matin:

NEFAC

Sur cette bannière, remarquez le logo dans le coin inférieur droit.  C’est celui de la NEFAC: North Eastern Federation of Anarchists Communists.

Un journaliste le moindrement curieux aurait pu utiliser Google pour faire la recherche suivante: « NEFAC Montréal ».

NEFAC

Un bon journaliste aurait cliqué sur ce lien et aurait vu la page suivante:

NEFAC

Remarquez le logo de l’UCL, l’Union Communiste Libertaire, un groupe qui croit que la violence est un moyen légitime de revendication et qui est surveillé par le SCRS.

Si on poursuit la navigation, on peut voir ceci sur leur site:

NEFAC

Pour les journalistes qui l’ignorent, ASSÉ signifie Assosiation pour une Solidarité Syndicale Étudiante. Pour les journalistes qui l’ignorent, ASSÉ est l’ancien nom de la CLASSE: Coalition Large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante. Ce nom a été changé l’automne dernier en prévision de la grève.

On peut donc voir que sur ce blogue anarcho-communiste, il y a 48 billets sympathiques à l’ASSÉ/CLASSE.  Retournez voir la photo prise mardi matin et retournez lire ce billet et tirez-en vos conclusions.

Et sur ce blogue, voici ce qu’on peut lire à propos de l’action directe (un terme important pour les anarcho-communistes):

Dico anticapitaliste : Qu’est-ce que l’action directe?

Émile Pouget, militant anarchiste et secrétaire adjoint de la CGT au début du XXe siècle, donne de l’action directe la définition suivante : « L’action directe, manifestation de la force et de la volonté ouvrière, se matérialise, suivant les circonstances et le milieu, par des actes qui peuvent être très anodins, comme aussi ils peuvent être très violents. C’est une question de nécessité, simplement. Il n’y a donc pas de forme spécifique à l’action directe ». On ne saurait donc la réduire à « un abattage copieux de carreaux » disait-il en référence aux vitres brisées par les grévistes en colère. Elle ne correspond ni à un légalisme étroit ni à un illégalisme de principe.

L’action directe est d’abord la manifestation d’un combat de masse et de classe : « Aussi disons-nous d’abord que la grève, le sabotage, la grève générale, qui sont les moyens de pratiquer l’action directe, sont des formes de lutte tirées du mouvement ouvrier lui-même, écrivait en 1909 Victor Griffuelhes, secrétaire de la CGT. Puisqu’avec l’une et l’autre, c’est le travailleur, et seulement le travailleur qui agit ; ensuite, que pour rendre ces formes d’action puissantes et efficaces, il faut avoir confiance en elles et apprendre à s’en servir ».

L’action directe court-circuite toute forme de représentation et cherche à libérer ses acteurs des pièges symboliques de la loi, de la représentation et de la négociation. Elle est la traduction stratégique de la maxime de la Première Internationale : « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».

L’action d’un militant et d’un groupe n’a rien à voir avec l’action directe si, dans le discours ou dans les faits, celui-ci se met en posture d’avant-garde, de représentant du prolétariat ou s’il prétend se substituer à lui pour mener la lutte.

Les syndicalistes révolutionnaires du début du XXe siècle, confrontés aux difficultés de la lutte de classe, insistaient sur le caractère pédagogique de l’action directe, qu’ils qualifiaient volontiers de « gymnastique révolutionnaire ». « Reconnaissons-le ! disait Griffuelhes. Si le prolétaire est, même malgré lui, contraint d’avoir recours à ces armes, il le fait d’une main malhabile. Il ne sait pas ! Il n’a pas appris ou n’a pas retenu. Aussi ne sommes-nous pas étonnés des insuccès qui jalonnent notre route ! Nous luttons poussés par les nécessités, mais nous luttons mal. »

La pratique de l’action directe et en particulier de la grève doit permettre à une fraction de la classe ouvrière de prendre conscience de sa force. Le paroxysme de ce mouvement se trouve dans le déclenchement de la grève générale qui verra le renversement de la république et du capitalisme.

La notion d’action directe est une clé essentielle pour saisir la nature du projet libertaire.

Si j’étais un journaliste, je verrais dans cette série de faits et de déclarations, matière à faire un reportage sur les milieux anarchistes montréalais et à poser quelques questions aux gens de la CLASSE…

Est-ce pour cette raison que la CLASSE refuse de condamner clairement certains gestes, pour ne pas déplaire à des des alliés idéologiques ?

La question est pertinente et mérite d’être posée.  Il n’y a peut-être rien, il y a peut-être quelque chose, mais au final l’histoire mérite d’être fouillée.

La question est d’autant plus pertinente que le 5 mai 2012, voici ce qui a été décidé lors du congrès de la CLASSE: « Que la CLASSE appelle à une semaine de perturbations économiques et politiques dans la semaine du 13 mai. Que la CLASSE organise une action massive le 15 mai 2012 à Montréal et appelle à la grève sociale ».

MISE-À-JOUR

Lu sur le site de l’ASSÉ:

Revendications

L’ASSÉ s’oppose à toute forme de lobbying et de négociation, non légitimé par la présence d’un rapport de force significatif par la base étudiante. […]

L’ASSÉ réaffirme le syndicalisme de combat comme moyen de faire entendre ses revendications.


10 mai 2012

Comment mettre la gauche K.-O. avec deux graphiques En Chiffres États-Unis Gauchistan Québec Terrorisme

Pas de calculs compliqués, ni de notions complexes d’économie…

Gauche=Violence
Sources: ici & ici

Gauche=Violence
Source: ici

Gauche=Violence


10 mai 2012

La désobéissance civile En Citations Philosophie Terrorisme

Ayn Rand

Texte remarquable d’Ayn Rand au sujet de la désobéissance civile:

« There is no justification, in a civilized society, for the kind of mass civil disobedience that involves the violation of the rights of others—regardless of whether the demonstrators’ goal is good or evil. The end does not justify the means. No one’s rights can be secured by the violation of the rights of others. Mass disobedience is an assault on the concept of rights: it is a mob’s defiance of legality as such.

The forcible occupation of another man’s property or the obstruction of a public thoroughfare is so blatant a violation of rights that an attempt to justify it becomes an abrogation of morality. An individual has no right to do a “sit-in” in the home or office of a person he disagrees with—and he does not acquire such a right by joining a gang. Rights are not a matter of numbers—and there can be no such thing, in law or in morality, as actions forbidden to an individual, but permitted to a mob.

The only power of a mob, as against an individual, is greater muscular strength—i.e., plain, brute physical force. The attempt to solve social problems by means of physical force is what a civilized society is established to prevent. The advocates of mass civil disobedience admit that their purpose is intimidation. A society that tolerates intimidation as a means of settling disputes—the physical intimidation of some men or groups by others—loses its moral right to exist as a social system, and its collapse does not take long to follow. »


10 mai 2012

La gauche, la loi de la jungle Québec Revue de presse Terrorisme

National Post

In Quebec, a premier surrenders to mob rule
National Post

A civilized society distributes resources in two ways. One is through the market, based on mutually beneficial exchange. The other is through the state, based on need: the only moral basis of redistribution.

But the coercive power of the state is all too easily diverted into other, less savoury schemes of redistribution: on the one hand, by lobbying, connections or outright bribes; on the other hand, by threats, whether of the lawful, pressure-group kind, or the unlawful, violence-and-mayhem kind. In either case the aim is the same: to enlist the state to extract from others what we could not persuade them to give us freely. This has nothing to do with need, and everything to do with raw power.

We have had plenty of both in Canada, and in Quebec in particular: the students are in a rich tradition of union thuggery, which is not altogether unconnected with the corruption that, it is now acknowledged, has put down deep roots in the province’s politics. And as its fiscal straits worsen, this sort of conflict can only be expected to multiply.

That is the issue. What do we want — a society in which we exchange with each other, voluntarily, and look after each other when we fall; or a society based on taking from each other, with the most ruthless or determined taking the most? Will we make these decisions at the ballot box, or in the street? By persuasion, or force? Within the law, or without it?

La gauche a souvent accusé les libertariens de vouloir « la loi de la jungle ». Ironiquement, depuis quelques semaines, elle a fait la démonstration de l’inverse…