Jean-François Lisée est tout excité…  Selon lui les étudiants qui sont en boycott marquent le retour de « la génération lyrique ».  Pour les plus vieux, « la génération lyrique » est un essai soporifique, dont la lecture était obligatoire dans les cours de français au CÉGEP, qui traite de l’influence des baby-boomers dans les années 60 et 70…

En fait, la génération des étudiants n’est pas différente des autres générations au Québec.  Elle est constituée d’une majorité silencieuse, 70% de gens qui travaillent (ceux qui ne sont pas en boycott) et d’une minorité montréalaise bruyante, 30% de gens qui ne travaillent pas (ceux qui sont en boycott) et qui désirent vivre aux dépens de la majorité silencieuse…

En fait, tout ce que la génération actuelle a emprunté à « la génération lyrique », c’est sa violence.  Car Jean-François Lisée semble avoir oublié que cette génération nous a donné le FLQ.

P.-S. Parlant de violence et d’étudiants, voici ce qu’on a pu voir hier matin devant le Centre de commerce mondial:

Anarcho-Communiste

Le rouge et noir typique des groupes anarcho-communistes.  D’ailleurs, voici quelques billets du blogue de la NEFAC, qui est proche de l’Union Communiste Libertaire, où l’on parle d’émeutes.  Que ça plaise ou non, ces groupuscules violents ont noyauté le mouvement étudiant et ça semble faire l’affaire des étudiants…