Antagoniste


30 avril 2012

La juste part Canada Économie En Chiffres Québec

La hausse des frais de scolarité au Québec est-elle exagérée ?

Voici la proportion des revenus des universités canadiennes qui provient des frais de scolarité depuis 1960 !

Frais De Scolarité

À partir des années 70, la proportion a graduellement été diminuée dans toutes les provinces pour ensuite ré-augmenter graduellement à partir des années 90.  Dans toutes les provinces, en 2009, la proportion a été augmentée pour rejoindre, voire surpasser, la proportion qui prévalait en 1960.  Dans toutes les provinces sauf une seule…  le Québec !

Voici le comparatif entre 1990 et 2009:

Frais De Scolarité

Voici l’évolution entre 1990 et 2009:

Frais De Scolarité

Demander aux étudiants québécois d’augmenter leurs contributions, c’est une affaire de gros bon sens, une affaire de juste part.

Sources:
Statistique Canada
Tableau 478-0007 (1960-1988)
Tableau 385-0007 (1989-2009)


30 avril 2012

Lisée, prise 14: la tribu québécoise Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #14 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que les Québécois forment une tribu nombriliste et refermée sur elle-même.

Dans son livre, Jean-François Lisée présente quelques chiffres pour tenter de démolir cet argument.  Malheureusement, dans la plupart des cas, il manque le contexte. Par exemple, même si l’on montre que le Québec est l’une des provinces qui veut le moins déporté les immigrants illégaux, il faut aussi savoir que le Québec, à cause de sa pauvreté, n’a pas de problèmes d’immigration illégale, ce qui n’est pas nécessairement le cas dans les autres provinces.

Lisée considère aussi que le Québec est un modèle d’ouverture parce que Montréal est l’une des régions métropolitaines au Canada où l’on décerne le plus de diplômes universitaires aux immigrants.  Donner un diplôme c’est bien joli, mais ces gens peuvent-ils se trouver un emploi ?

Voici les taux de chômage en 2011, dans chaque province, pour les immigrants et les gens nés au Canada:

Lisée Droite
Une différence négative indique que le taux de chômage des immigrants reçus est inférieur à celui de la population née au Canada (et inversement)

C’est au Québec que les immigrants sont les plus sur-représentés dans le taux de chômage, et de très loin…

On pourrait aussi parler des médias québécois, qui sont allergiques à l’information internationale et préfèrent se concentrer sur le local.

Passons aussi sous silence l’anglophobie des nationalistes.

On pourrait aussi parler du sentiment de xénophobie économique, omniprésent au Québec quand on parle de l’exploitation des ressources naturelles.  En Alberta, les entreprises étrangères n’effraient personne…

La droite considère que les Québécois forment une tribu nombriliste et refermée sur elle-même avec raison. Rappelons que 61% des francophones au Québec seraient favorables à ce que leurs enfants puissent fréquenter librement l’école anglaise.

Pour démontrer le tribalisme de la gauche nationaliste québécoise, nul besoin de présenter une tonne de graphiques, il suffit de se rappeler qu’en 2007, Jean-François Lisée a publié un livre ayant pour titre « Nous ».  Dans ce livre Lisée parle de créer une citoyenneté québécoise.  Encore pire, de passage à « Tout le monde en parle » pour présenter son livre, il a poussé le bouchon encore plus loin en disant que les nouveaux arrivants ne parlant pas français devraient être privés de leur droit de vote !

Peut-on imaginer une mesure plus tribale ?  Lisée est la preuve vivante que ce que la droite dénonce existe bel et bien au Québec.

À lire aussi:

Source:
Statistique Canada
Tableau 282-0102


30 avril 2012

Le modèle vénézuélien Économie Gauchistan Revue de presse Venezuela

The NewYork Times

With Venezuelan Food Shortages, Some Blame Price Controls
The New York Times

By 6:30 a.m., a full hour and a half before the store would open, about two dozen people were already in line. They waited patiently, not for the latest iPhone, but for something far more basic: groceries. Venezuela is one of the world’s top oil producers at a time of soaring energy prices, yet shortages of staples like milk, meat and toilet paper are a chronic part of life here, often turning grocery shopping into a hit or miss proposition.

Some residents arrange their calendars around the once-a-week deliveries made to government-subsidized stores like this one, lining up before dawn to buy a single frozen chicken before the stock runs out. Or a couple of bags of flour. Or a bottle of cooking oil.

The shortages affect both the poor and the well-off, in surprising ways. A supermarket in the upscale La Castellana neighborhood recently had plenty of chicken and cheese — even quail eggs — but not a single roll of toilet paper. Only a few bags of coffee remained on a bottom shelf.

At the heart of the debate is President Hugo Chávez’s socialist-inspired government, which imposes strict price controls that are intended to make a range of foods and other goods more affordable for the poor. They are often the very products that are the hardest to find.

L’égalité dans la misère…

Cela n’a pas empêché les gogauches réunis sur le plateau de Tout le monde en parle de louanger le modèle économique vénézuélien…