Antagoniste


23 avril 2012

Imaginez un autre monde… Économie En Vidéos Philosophie

« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » -G.Orwell


23 avril 2012

Lisée, prise 13: la province de quêteux Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #13 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le Québec est une province de quêteux. Pour Lisée, le Québec n’est pas avantagé par rapport aux autres provinces; même que sur certains aspects nous sommes défavorisés.

Dans son livre Jean-François Lisée présente une série de chiffres pour montrer que le Québec n’est pas avantagé par les paiements de transfert et de péréquation venant d’Ottawa; soit que nous recevons autant que les autres, soit que nous recevons moins.

Vraiment ?

Pour parvenir à cette conclusion, il faut faire un exercice de comptabilité liséenne.  Jean-François Lisée regarde uniquement l’argent que les provinces reçoivent d’Ottawa.  Dans son bilan final, il oublie de prendre en considération l’argent qui est perçu par le fédéral dans chaque province.

Imaginons par exemple que Paul donne 100$ à Pierre et que Pierre lui retourne 20$.  Jacques de son côté donne 5$ à Pierre qui lui retourne 10$.  Selon Lisée, c’est Paul qui fait un meilleur « deal » puisqu’il reçoit 10$ de plus que Jacques.  Dans les faits, Paul perd 80$ dans l’opération alors que Jacques fait un gain de 5$.

Voici donc l’état de la situation lorsque l’on prend en considération l’argent perçu dans chaque province par le gouvernement fédéral et l’argent qui est retourné sous forme de paiements de transferts, péréquation et programmes.  Un solde négatif indique que le gouvernement fédéral transfère plus d’argent qu’il n’en prélève.

Lisée Droite
Recettes totales moins le total des dépenses courantes. Un solde négatif indique que le gouvernement fédéral transfère plus qu’il n’en prélève

Comme on peut le voir, le Québec a un solde négatif avec le fédéral i.e. le fédéral transfère plus d’argent au Québec qu’il n’en prélève.  Certes, nous ne sommes pas les pires, mais il n’en reste pas moins que nous profitons des largesses d’Ottawa.  Mais, à n’en pas douter, le complexe nationalo-socialiste québécois va sans doute se satisfaire de savoir qu’il y a plus dépendant que nous, alors que leur but devrait être l’indépendance financière vis-à-vis le fédéral (comme l’Alberta).

D’ailleurs, la moyenne canadienne sans le Québec (pondérée en fonction de la population) est de -340$/habitant, ce qui est largement inférieur au Québec.

Pour les provinces qui ont eu un solde cumulé négatif entre 2000 et 2009, voici dans quelle mesure les transferts nets ont évolué:

Lisée Droite

C’est au Québec que le fédéral a le plus augmenté le solde de ses transferts.  En 2000, ce solde était de -308$/habitant et en 2009 ce montant est passé à -1 743$/habitant, une augmentation de 465%.  Autrement dit, depuis dix ans, la dépendance du Québec vis-à-vis Ottawa s’est accrue de manière colossale !

En Saskatchewan, les transferts nets ont diminué, ils sont passés de -2 266$/habitant à -1 219$/habitant, une diminution de 46%.

À titre indicatif, en 2000 le solde de l’Alberta était de +2 673$/habitant contre +3 995$/habitant en 2009, une augmentation du fardeau du fédéral de 49%.

Dans le chapitre de son livre dédié à cette question, Jean-François Lisée déclare triomphalement: « Le Québec est plus généreux que ses voisins en services divers offerts aux citoyens, et il paie cette générosité avec ses propres taxes et impôts.  Bref, c’est nous qui payons ».

J’espère que les bottines suivront les babines et que si Danielle Smith est élue première ministre de l’Alberta Jean-François Lisée se joindra à elle pour réclamer la fin du programme de péréquation.  Après tout, selon Lisée nous n’avons pas besoin de la péréquation au Québec…

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableau 051-0001
Tableau 202-0809
Comptes économiques provinciaux et territoriaux
Population urbaine et rurale

Banque du Canada
Taux et statistiques


23 avril 2012

Gaz de schiste: renaissance manufacturière Économie Environnement États-Unis Revue de presse

The New York Times

Natural Gas Signals a ‘Manufacturing Renaissance’
The New York Times

The rapid development of shale gas technology has helped reduce energy imports and, in some cases, encouraged companies producing petrochemicals, steel, fertilizers and other products to return to the United States after relocating overseas.

According to Kevin Swift, chief economist at the American Chemistry Council, European producers mostly use oil-derived raw materials for making these same products. “The U.S. has a competitive advantage when oil is seven times as expensive as natural gas, but now we have more like a 50-to-1 advantage,” he said. “The ‘shale gale’ is really driving this. A million B.T.U.’s of natural gas that might cost $11 in Europe and $14 in South Korea is $2.25 in the U.S. Partly because of that, chemical producers have plans to expand ethylene capacity in the U.S. by more than 25 percent between now and 2017.”

A 2011 PricewaterhouseCoopers study estimates that high rates of shale gas recovery could result in a million new manufacturing jobs by 2025. Robert McCutcheon, United States industrial products leader at PricewaterhouseCoopers, said in a statement that the revived natural gas industry “has the potential to spark a manufacturing renaissance in the U.S., including billions in cost savings, a significant number of new jobs and a greater investment in U.S. plants.”

Mais au Québec, au lieu de relancer notre industrie manufacturière en exploitant nos gaz de schiste, on préfère plutôt se plaindre en accusant l’Alberta d’être responsable de tous nos malheurs

De tout temps, la gauche et les souverainistes ont préféré blâmer les autres pour la faiblesse de l’économie québécoise; pas question de blâmer le sacro-saint modèle québécois. Auparavant, le slogan de la gauche souverainiste était « c’est la faute du fédéral ». Avec le temps, ce slogan est devenu « c’est la faute des Albertains ». Mais une constante demeure, ce n’est jamais de notre faute…