Antagoniste


29 mars 2012

L’abîme Économie En Vidéos États-Unis

J’ai parlé des frais associés au service de la dette pour le Québec plus tôt cette semaine, voici la situation pour les États-Unis:

Si les taux d’intérêt grimpent à 6%, le service de la dette sera équivalent, chaque année, au coût de la 2e guerre mondiale. À 8%, le coût annuel du service de la dette sera équivalent à celui de toutes les guerres auxquelles les États-Unis ont participé.


29 mars 2012

Les coupures du fédéral: je me souviens… Canada Économie En Chiffres

Au moment d’écrire ce billet j’ignore encore tout du contenu du prochain budget fédéral, mais si l’on se fie au spin des journaleux, un cataclysme sans précédent est sur le point de frapper le Canada…

Question de mettre les choses en perspective, remontons le temps jusqu’au milieu des années 90, époque où Paul Martin a fait le ménage dans les finances publiques…

Fonfons Fédéraux

De juin 95 à mars 96, 64 751 fonctionnaires ont fait leurs boîtes, une moyenne de 7 195 fonctionnaires mis à pied tous les mois pendant cette période !

Par la suite, le nombre de fonctionnaires a très brièvement augmenté en 96, à cause du recensement, mais les effectifs ont quand même diminué par la suite.

De juin 1995 à juin 1996, c’est 57 946 fonctionnaires qui ont été mis au chômage, ce qui correspond a une baisse non négligeable de 11,2% de la taille de la fonction publique. À titre indicatif, à l’échelle du Québec cela représenterait une coupure de… 14 687 fonctionnaires, en 12 mois seulement !

Quand Paul Martin a massivement réduit la taille de la fonction publique, corrigez-moi si je me trompe, mais je n’ai pas souvenir d’avoir vu des gens mourir dans les rues parce qu’on manquait de fonctionnaires. Qu’importe, je suis sûr que les journaleux vont déchirer leur chemise même si les coupures proposées par les conservateurs seront beaucoup plus modestes…

MISE-À-JOUR

Dans son budget, le gouvernement conservateur a annoncé le départ de… 19 200 fonctionnaires sur une période de… 3 ans. Une moyenne de 533 départs par mois.

Avec Paul Martin, 64 751 fonctionnaires ont fait leurs boîtes en l’espace de 9 mois seulement, une moyenne de 7 195 fonctionnaires remerciés de leurs fonctions chaque mois pendant cette période !

Résumons: les conservateurs vont éliminer 3 fois moins de fonctionnaires sur une période de temps 4 fois plus longue… Et on ose appeler ça « l’austérité » !

Source:
Statistique Canada
Tableau 051-0001


29 mars 2012

Encore une erreur des réchauffistes Environnement États-Unis Revue de presse

The Wall Street Journal

-

Global Warming Models Are Wrong Again
The Wall Street Journal

(By WILLIAM HAPPER, professor of physics at Princeton) What is happening to global temperatures in reality? The answer is: almost nothing for more than 10 years (monthly values of the global temperature anomaly of the lower atmosphere, compiled at the University of Alabama from NASA satellite data). The latest monthly global temperature anomaly for the lower atmosphere was minus 0.12 degrees Celsius, slightly less than the average since the satellite record of temperatures began in 1979.

The lack of any statistically significant warming for over a decade has made it more difficult for the United Nations Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) and its supporters to demonize the atmospheric gas CO2 which is released when fossil fuels are burned. The direct warming due to doubling CO2 levels in the atmosphere can be calculated to cause a warming of about one degree Celsius. The IPCC computer models predict a much larger warming, three degrees Celsius or even more. Many lines of observational evidence suggest that this « positive feedback » also has been greatly exaggerated.

Frustrated by the lack of computer-predicted warming over the past decade, some IPCC supporters have been claiming that « extreme weather » has become more common because of more CO2. But there is no hard evidence this is true.


28 mars 2012

L’inefficacité de l’étatisme Canada Économie Gauchistan

Médecine Socialiste

À tous ceux qui pensent que le gouvernement peut améliorer le système de santé en y consacrant plus d’argent…

Depuis 1997, les transferts fédéraux aux provinces pour la santé ont été bonifiés de 97,6 milliards de dollars, une somme amplement suffisante pour combler l’inflation et l’augmentation de la population. Pourtant, le temps d’attente moyen pour recevoir un traitement médical au Canada est passé de 9,5 semaines en 1997 à 19,0 semaines en 2011.

J’espère que les différents partis politiques québécois en prendront bonne note avant d’aller quêter le fédéral… Le problème ce n’est pas le financement, c’est le modèle !

Source:
Fraser Institute
Canadian Federal Health Transfers to the Provinces


28 mars 2012

L’eau qui dort… Économie En Chiffres Québec

L'économie Québécoise

Pour l’exercice budgétaire couvrant la période 2012-2013, le gouvernement du Québec prévoit porter sa dette à 191 717 000 000$.  Les frais d’intérêt qui devront être acquittés sur cette dette sont de 8 237 000 000$, ce qui représente la rondelette somme de 2 104$/travailleurs.

Mais le Québec est relativement chanceux, à cause de la crise économique les gouvernements ont décidé de dangereusement assouplir leur politique monétaire ce qui a eu pour résultat d’abaisser considérablement les taux d’intérêt, par conséquent le service de la dette a lui aussi été considérablement abaissé…

Voici, depuis l’exercice budgétaire 1998-1999, les taux d’intérêt moyens que le gouvernement québécois doit payer sur sa dette:

Dette Québec
Méthode de calculs: Pierre Fortin, Garder le cap : le défi de l’équilibre budgétaire du Québec, mars 2011.

Comme on peut le voir, les taux d’intérêt sont dans un creux historique.  Or, comme chacun le sait, quand il est question de taux d’intérêt tout ce qui descend finit invariablement par remonter !

Si l’on tient pour acquis que la dette du Québec sera gelée dans les années à venir (une supposition très optimiste, voire irréaliste), voici ce qu’il adviendrait du service de la dette advenant une hausse des taux d’intérêt.

Dette Québec

Actuellement, le service de la dette est de 8 237 000 000$, l’équivalent de la construction de 21 Colisées par année.  Si les taux d’intérêt augmentent à 5,0%, cette somme passe à 9 387 425 000 $, l’équivalent de la construction de 23 Colisées par année.  À 5,6% cette somme passe à 10 513 916 000$, l’équivalent de la construction de 26 Colisées par année.  À 6,0% cette somme passe à 11 264 910 000$, l’équivalent de la construction de 28 Colisées par année.

Mais contrairement à la construction d’un Colisée, chaque dollar dépensé au service de la dette est définitivement perdu parce que cette somme ne produit aucune « plus-value » pour l’économie du Québec.

Chaque fois que les taux d’intérêt sur la dette augmentent de 0,21 point de %, le service de la dette augmente de plus de 400 000 000$.  Autrement dit, chacune de ces augmentations représente la construction d’un nouveau Colisée tous les ans !

Une autre manière de voir les choses. Sachant qu’une hausse de 1 point de % de la TVQ augmente les revenus du gouvernement de 1 600 000 000$, chaque augmentation de 0,1 point de % du taux d’intérêt sur la dette doit être compensée par une hausse de la TVQ de 0,11 point de % pour combler la différence…

Et tout ceci, SI la dette n’augmente pas…

Source:
Ministère des finances du Québec
Données historiques


28 mars 2012

On a trouvé plus stupide que les étudiants québécois en grève ! Coup de gueule France Gauchistan Revue de presse

The Guardian

-

French parents to boycott homework
The Guardian

A group of French parents and teachers have called for a two-week boycott of homework in schools, saying it is useless, tiring and reinforces inequalities between children.

They say homework pushes the responsibility for learning on parents and causes rows between themselves and their children. And they conclude children would be better off reading a book.

« If the child hasn’t succeeded in doing the exercise at school, I don’t see how they’re going to succeed at home, » said Jean-Jacques Hazan, the president of the FCPE, the main French parents’ association, which represents parents and pupils in most of France’s educational establishments.

« In fact, we’re asking parents to do the work that should be done in lessons. »

Catherine Chabrun, president of the teachers’ organisation Co-operative Institute of Modern Schools (ICEM), says homework also reinforces inequalities.

« Not all families have the time or the necessary knowledge to help their offspring, » she said.

Il est stupide pour les étudiants québécois de boycotter leurs cours pour se priver de connaissances, mais au moins ils sont les seules victimes de leur boycott. En France, quand des parents trop paresseux décident de boycotter les devoirs de leurs enfants, ils ne sont pas les victimes de leur geste puisque c’est leurs enfants qui devront, éventuellement, en payer le prix.


27 mars 2012

La pensée unique des gauchistes: c’est maintenant prouvé ! États-Unis Gauchistan Philosophie

Gauchiste en colèreLe Pew Research Center a récemment publié une étude dans laquelle on analyse dans quelle mesure les gens d’accointance idéologique différente acceptent d’être exposés à des points de vue différents.  Les résultats confirment ce que la droite savait déjà depuis un bon moment…  la gauche tolère très peu la dissidence.  La pensée unique gauchiste n’est pas un mythe, c’est la réalité !

Dans une proportion de 28%, les gauchistes qui fréquentent les réseaux sociaux disent avoir bloqué des gens parce que leurs opinions politiques sont différentes des leurs.  Du côté des droitistes, cette proportion n’est que de 16%.  L’étude arrive aussi à la conclusion que sur les réseaux sociaux, les gens très à gauche sont plus enclins que les gens très à droite à s’entourer de gens qui pensent comme eux dans une proportion de 52% contre 45%.

Les gens de gauche sont beaucoup moins tolérants que les gens de droite, pas une nouvelle très surprenante pour ceux qui les ont fréquentés…

Personnellement sur Twitter je n’ai jamais bloqué une personne qui avait des opinions différentes des miennes.  Par contre, j’ai été bloqué par Guy A. Lepage, Richard Hétu, Dan Bigras, Patrick Lagacé, Steven Guilbault, Vincent Marissal, Josée Legault, Benoit Dutrizac et Yves Boisvert (j’en oublie sans doute…).  Je pourrais aussi parler des blogues de La Presse qui ont la fâcheuse tendance d’égarer les commentaires laissés par des gens de droite…

M’enfin, la chose est entendue: gauche = pensée unique !

Source:
The Pew Research Center's Internet & American Life Project
Social networking sites and politics


27 mars 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (20-26 mars) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Petit commentaire personnel: La 2e nouvelle la plus médiatisée au Québec, le budget de monsieur Bonheur, nous a appris que le Québec croule sous les dettes. Dans la 1ere, 4e et 5e nouvelles les plus médiatisées, on a des gens qui demandent encore plus d’argent au gouvernement.  Comme si personne ne voyait le mur approché.

Dans le reste du Canada, l’arrivée de de Payton Manning avec les Broncos, qui a chassé Tim Tebow de Denver, a eu un poids média de 0,66%… presque le chiffre de la bête !

Source:
Influence Communication


27 mars 2012

La dette du Québec: insoutenable Économie Québec Revue de presse

The Sudbury Star

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Quebec: Canada’s debt bomb
The Sudbury Star

(By MICHEL KELLY-GAGNON) One argument that seems to have caught the fancy of big government supporters in the province is that we not only have big debts, but also big assets. They note that someone with a mortgage of $500,000 is not in trouble if his house is worth $800,000. Quebec owns vast swaths of land, roads, hospitals, schools, hydro dams and countless other resources that can be used as collateral. There’s some truth in this — but only up to a point.

It’s easy to sell your house if, for some reason, you need cash to meet your financial obligations. But most assets owned by Quebec cannot readily be sold. There is simply no market for many of them. And in cases in which it would be feasible and make sense — selling Hydro- Quebec for example, or the liquor monopoly — there is no political support to do it.

Practically speaking, the debt will have to be paid back with taxes, from a dwindling proportion of working taxpayers.

Which leads us to a second problem. A homeowner’s equity is not going to be any help if he loses his job or if interest rates suddenly go up and his monthly payments become unaffordable. The cost of servicing Quebec’s debt will go up by more than 10% next year. That’s at a time when things are relatively easy for debtors. We are in a period of historically low interest rates, artificially engineered by central banks madly printing money to keep their economies afloat. This is not going to last forever.

Les apôtres de la dette nette risque de réaliser tôt ou tard que la dette est… brutale !


26 mars 2012

La justice des bureaucrates Économie En Vidéos Philosophie

Les gouvernements rendent-ils la société plus juste ?

Absolument pas, le gouvernement est un vecteur d’injustice !


26 mars 2012

Lisée, prise 9: l’efficacité du gouvernement québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #9 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que les Québécois n’en ont pas pour leur argent. Selon Lisée, au Québec nous avons une tonne de services publics qui sont très abordables.

Sans doute l’un des chapitres les plus faibles dans le livre de Lisée…  L’argument, tiré du document Le Québec face à ses défis (fascicule 1), est très simple et se résume en peu de lignes:

  • Les Québécois paient 7 milliards de plus à l’État que les Ontariens.
  • Les Québécois reçoivent 17,5 milliards de plus de service de l’État que les Ontariens.
  • Le rendement est de 250% en faveur des Québécois.

Résumons: au Québec, nous avons des programmes sociaux en abondance et nous ne payons pas beaucoup d’impôt… Autrement dit au Québec nous avons le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière.  C’est à se demander pourquoi le reste du Canada n’immigre pas massivement au Québec, province où l’argent semble pousser dans les arbres !

Mais comment le Québec peut-il offrir autant de services en payant aussi peu d’impôt ? Le document Le Québec face à ses défis (fascicule 2) permet de répondre à cette question, mais Lisée a été trop paresseux et/ou malhonnête pour nous parler des conclusions de ce document…  Voici ce qu’il dit:

Ministère des finances du Québec
Le Québec face à ses défis (fascicule 2)

Les constats tirés par le comité consultatif et présentés dans le premier fascicule ont été résumés en quelques chiffres.

Le Québec finance davantage de services publics que l’Ontario.

  • Le Québec finance 26 % de plus de services publics que l’Ontario.
  • Si le Québec offrait aux citoyens le panier de services financé publiquement par l’Ontario, il réduirait annuellement ses dépenses de 17,5 milliards de dollars.

Or, le Québec crée moins de richesse que l’Ontario.

  • Le PIB par habitant du Québec est inférieur de 14 % à celui de l’Ontario.
  • Cela signifie que l’assiette fiscale potentielle du Québec (une fois ajustée en fonction du nombre d’habitants) est inférieure de 50 milliards de dollars à celle de l’Ontario.

Pour financer les services publics, nous avons choisi de prélever plus d’impôts et de nous endetter davantage qu’ailleurs.

Nous nous sommes endettés en majeure partie pour financer des dépenses courantes (ce que l’on appelle communément « l’épicerie »).

  • La dette brute du Québec, sur laquelle sont calculés les intérêts que nous devons payer, atteint maintenant 150 milliards de dollars.
  • Les deux tiers sont constitués de « mauvaises dettes », correspondant aux déficits cumulés.

Le niveau élevé de notre endettement réduit notre marge de manoeuvre budgétaire.

  • Nous affectons au service de la dette près de 60 % de l’argent perçu au titre de la TVQ.
  • Nous sommes de plus en plus vulnérables aux fluctuations des taux d’intérêt.
  • Nous sommes exposés plus que jamais aux fluctuations des transferts fédéraux.

Malgré ce niveau élevé d’endettement, nous n’avons pas suffisamment investi dans les infrastructures, ce qui nous contraint à procéder maintenant à un rattrapage rapide.

Avec le temps, notre marge de manœuvre s’est trouvée de plus en plus réduite, et cela, alors que de nouveaux défis se profilent entre temps à l’horizon :

  • l’augmentation des coûts de la santé;
  • l’impact des changements démographiques sur la création de richesse;
  • le rattrapage en matière d’infrastructures.

N.B. Ce document a été rédigé en 2010

Ce deuxième fascicule explique de manière claire et limpide comment en prélevant 7 milliards de moins en impôts que l’Ontario nous avons pu avoir 17,5 milliards de plus en services…  Ce tout de force a été rendu possible par l’endettement et grâce aux transferts du fédéral !  Maintenant, on comprend pourquoi Lisée n’a pas jugé bon nous parler de ce document !

Voici comment se compare l’endettement du Québec et de l’Ontario:

Lisée Droite

Bien que l’écart se soit rétréci depuis 2010, on peut voir que l’endettement du Québec reste largement supérieur à celui de l’Ontario.  C’est de cette manière que le Québec peut se payer plus de service que l’Ontario tout en imposant peu la population, on finance notre mode de vie avec une carte de crédit.  Mais gardez toujours en tête que l’endettement représente de l’impôt que nous avons décidé de reporter à plus tard.  Un jour où l’autre, il faudra passer à la caisse.

Notons aussi que l’Ontario, avec la publication du rapport Drummond, a décidé de prendre de nombreuses mesures pour réduire son endettement.  Au Québec, ce genre de mesure se fait toujours attendre…

Il ne faudrait pas oublier la péréquation:

Lisée Droite

Voilà comment le Québec, en prélevant 7 milliards de moins en taxes et impôts que l’Ontario, peut se payer 17,5 milliards de plus en service: en s’endettant et en utilisant la péréquation venant des provinces riches.  Voilà ce que Jean-François Lisée n’a pas raconté dans son livre, voilà pourquoi son neuvième argument ne vaut pas le papier sur lequel il a été écrit.

Mais Lisée fait aussi une autre erreur dans son chapitre, selon lui plus un service public est financé, plus il sera de qualité.  Voici comment se compare la qualité de certains services de même que les écarts de financement par rapport à l’Ontario (les écarts sont calculés dans Le Québec face à ses défis, fascicule 1).

Lisée Droite

Contrairement à ce qu’affirme Jean-François Lisée, les Québécois n’en ont pas pour leur argent…

À lire aussi:

Sources:
Ministère des finances du Québec
Budgets

Ministère Des Finances Du Canada
Soutien fédéral aux provinces et aux territoires

Banque du Canada
Taux et statistiques

Industrie Canada
Principales statistiques relatives aux petites entreprises

HEC Montréal
Malgré un financement généreux en R-D, le Canada et le Québec innovent très peu

Statistique Canada
Tableau 051-0001, Tableau 105-3024


26 mars 2012

Quand la Saskatchewan donne l’exemple Canada Économie Revue de presse

The Vancouver Sun

-

Saskatchewan Party tables balanced budget
The Vancouver Sun

The Saskatchewan Party government tabled a balanced budget Wednesday that includes some program cuts to make way for new spending promised in the 2011 fall election.

The film employment tax credit, a program designed to encourage film and television production in Saskatchewan, is being eliminated, along with $4 million in annual funding to more than a dozen regional economic development bodies across the province. The provincial drug plan cap that limits per-prescription costs for seniors and children to a maximum of $15 is being bumped to $20.

« Around the world, we are seeing the chaos caused by governments that did not live within their means. Here in Canada other provinces like Ontario face severe choices in the years ahead. Saskatchewan’s economy and our finances are in much better shape, » Finance Minister Ken Krawetz said.

« This budget is keeping the Saskatchewan advantage by keeping the promises we made in the election campaign, keeping our economy strong and growing and keeping our spending sustainable and our budget balanced. »

The province anticipates an overall surplus of $15 million, based on summary financial statements that take into account all government operations including the Crown corporations.

Aucun journaleux, absolument aucun n’a jugé qu’il fût pertinent de parler du budget de la Saskatchewan. Pourtant, c’est un budget absolument remarquable. Pour remplir ses promesses électorales tout en équilibrant le budget, les politiciens ont décidé de faire… des coupures ! Par exemple, fini les subventions pour les films !

C’est l’antithèse du budget de monsieur Bonheur. Le Québec a beaucoup à apprendre de la Saskatchewan. Nos journaleux auraient dû se faire un devoir de comparer notre budget à celui des Saskatchewanais.


25 mars 2012

Le radicalisme Économie En Citations Philosophie

Hans-HermannHoppe

-

Citation de Hans-Hermann Hoppe, économiste de l’école autrichienne et professeur au Département d’économie de l’université du Nevada à Las Vegas:

« En fait, il ne faut jamais avoir la moindre hésitation à s’engager dans un radicalisme idéologique. Non seulement tout le reste serait contre-productif, mais plus important encore, seulement les idées radicales, en effet, des idées radicalement simples peuvent remuer les émotions des masses ternes et indolentes. Et rien n’est plus efficace, pour persuader les masses, que de cesser de coopérer avec le gouvernement et que d’exposer de façon constante et sans relâche, la dé-sanctification et le ridicule des gouvernements et de ses représentants comme des fraudes morales et économiques: empereurs sans vêtements sujets au mépris et cibles de toutes les moqueries »


25 mars 2012

L’arrogance Canada Économie En Chiffres Mondialisation

Dans la foulée de la fermeture d’Aveos, cette entreprise avec des installations à Montréal qui faisait l’entretien des avions d’Air Canada, de nombreux médias ont évoqué le danger que cette décision faisait planer sur les clients d’Air Canada.

Pourquoi ?  Parce qu’Aveos va probablement délocaliser ses activités au Salvador.  Pour les médias, il va de soi que les Salvadoriens ne peuvent pas être aussi compétents que des Québécois…  Un jugement plutôt arrogant, comme si les Salvadoriens étaient inférieurs aux Québécois…

Ce qu’il faut savoir c’est que depuis le début des années 2000, les compagnies aériennes ont graduellement délocalisé leurs activités de maintenance dans des pays émergents, notamment en Amérique du Sud et en Chine.  Aujourd’hui, plus de 75% des activités de maintenance des avions sont sous-traités.

Cette décision a-t-elle mis en péril la vie des passagers comme l’ont prétendu nos médias cette semaine ?

Sécurité Aviation

Comme on peut le voir, le phénomène de délocalisation n’a pas été marqué par une recrudescence du nombre de tragédies aériennes.  La campagne de peur des médias n’est donc pas justifiée.

Il est aussi ironique de la part des médias de décrier la décision d’Aveos de délocaliser des emplois canadiens au Salvador, après tout, les médias n’arrêtent pas de nous dire qu’il faut redistribuer la richesse…

Source:
Ascend
2011: safest year on record for air travel


25 mars 2012

L’état, l’ennemie du progrès Économie États-Unis Revue de presse

National Post

-

Score one for Progress over Bureaucrats
National Post

By the middle of the 20th century, Sears Roebuck had come to town as the nation’s largest retailer, with stores that defined many towns’ downtowns. But in Bentonville, Ark., Sam Walton had an idea for bigger stores on the outskirts of towns. Sears has become a casualty of Wal-Mart’s retailing revolution. Today new mothers sign up at Amazon Mom for regular deliveries of diapers. This is a 21st-century permutation of an innovation in long-distance commerce that began in 19th-century Chicago.

Creative destruction continues in the digital age. After 244 years — it began publication five years before the 1773 Boston Tea Party — the Encyclopedia Britannica will henceforth be available only in digital form as it tries to catch up to reference websites such as Google and Wikipedia.

America now is divided between those who find this social churning unnerving and those who find it exhilarating. Theodore Roosevelt, America’s first progressive president, thought it was government’s duty to “look ahead and plan out the right kind of civilization.” TR looked ahead and saw a “timber famine” caused by railroads’ ravenous appetites for crossties that rotted. He did not foresee creosote, which preserves crossties. Imagine all the things government planners cannot anticipate when, in their defining hubris, they try to impose their static dream of the “right kind” of future.

Il est toujours fascinant de constater que la gauche, que l’on dit pourtant progressiste, est réactionnaire quand il s’agit de faire face au processus de « destruction créatrice » propre à nos économies.