Tout d’abord, je vous invite à écouter l’extrait audio suivant, on peut y entendre Patrick Lagacé discuter avec Paul Houde sur les ondes du 98,5:

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

De la bouche même de Lagacé, l’analogie nazie n’a pas sa place dans nos médias. Pareille comparaison n’est pas digne des « esprits les plus fins », on s’attend plutôt à l’entendre de la bouche de « sombres députés un peu nonos du fond d’une province perdue »…

D’accord…

Voici un texte écrit par Patrick Lagacé en 2008 (la lecture des commentaires vaut aussi son pesant d’or):

Patrick Lagacé
L’art de convaincre le peuple que la guerre est nécessaire

Je suis tombé sur une citation du leader Nazi Hermann Göring, récemment. Un truc qu’il a dit au psychologue américain Gustave Gilbert, à Nuremberg (ma traduction) :

« Naturellement, les simples gens ne veulent pas de la guerre, ni en Russie ni en Grande-Bretagne ni aux Etats-Unis ni même en Allemagne. L’affaire est entendue. Mais, après tout, ce sont les leaders des pays qui déterminent les politiques et il est toujours simple d’entraîner le peuple, qu’on soit dans une démocratie, dans une dictature fasciste, un parlement ou une dictature communiste (…) Bien sûr, les gens ne veulent pas la guerre. Tout ce que vous avez à faire, c’est de leur dire qu’ils sont attaqués, et dénoncer les tenants de la paix, en citant leur manque de patriotisme et en disant qu’ils exposent le pays au danger. Ça marche de la même façon dans tous les pays. »

Je vous rapporte la citation comme ça, en passant, parce qu’elle m’a frappé. Sans (hu-hum) arrière-pensée. C’est du vieux stock, évidemment (bruit de toux), les temps ont changé (hu-hum) et nos leaders politiques n’ont plus recours à ce genre de procédé pour nous convaincre que la guerre est nécessaire (quinte de toux épouvantable).

Et en 2007, voici comment Patrick Lagacé avait réagit à un commentaire de Keith Olbermann, polémiste américain maintenant déchu, quand celui-ci avait traité George Bush de fasciste:

Patrick Lagacé
Olbermann continue à traquer Bush

Keith Olbermann, animateur à MSNBC, continue son impitoyable et fascinant réquisitoire contre le président des États-Unis. Lundi, il a accusé Bush, dans le désordre, d’être un pleutre, un menteur, un criminel et d’instaurer une sorte de république fascisante basée sur la peur de la terreur…

Fascinant, vraiment. C’est pour des trucs comme ça que j’aime ce pays, au-delà de la façon dont il est mené ces jours-ci. Pour cette fibre-là. Pour ce ressort-là.

Selon les critères définis par Patrick Lagacé, on peut conclure qu’il est mur depuis longtemps pour devenir « un sombre député un peu nono du fond d’une province perdue »… Et moi qui croyais que Lagacé appartenait à la catégorie des « esprits les plus fins »… La même chose vaut aussi pour Jean Barbe. Déception…