L’Allemagne, tout comme le Québec, offre à sa population un régime universel pour les soins de santé.  Mais la comparaison s’arrête là, car l’Allemagne, contrairement au Québec, a su s’affranchir de l’idéologie socialiste qui est devenue une vache sacrée au Québec…

Premièrement, l’Allemagne permet à ces citoyens de s’acheter une assurance privée; 10% des Allemands ont fait ce choix.  Mais la différence la plus notable se trouve au niveau de la prestation des soins.  En Allemagne, contrairement au Québec, le gouvernement n’exerce pas un monopole sur la gestion des hôpitaux.  Autrement dit, en Allemagne il est possible de se faire soigner dans un hôpital privé !  Cohabite donc dans ce système des hôpitaux publics, des hôpitaux à but non lucratif (souvent associé à des organisations religieuses) et des hôpitaux à but lucratif !  Dans ce système capitaliste, plus un hôpital traite de patient, plus elle encaisse !

En Allemagne, il est donc possible d’investir son argent dans un hôpital en ayant comme objectif inavouable de…  faire du profit !

Mais les gauchistes vont déchirer leur chemise en disant que si un hôpital fait du profit, elle va exploiter la souffrance des malades.  Pour faire quelques dollars, on utilisera des aiguilles souillées, on coupera dans les doses d’antibiotique ou encore on va soigner les cancers en prescrivant de l’aspirine…

Vraiment ?

Voici une réalité qui risque de déplaire à Jean-François Khadir

Santé Allemagne

Quelques statistiques provenant du Commissaire à la santé et au bien-être du Québec:

Santé Allemagne

Santé Allemagne

Santé Allemagne

Santé Allemagne

Le système allemand fait mieux que le nôtre pour moins cher ! Voilà que vole en éclat le mythe voulant que la présence du privé en santé se fasse aux dépens du patient.

Signalons aussi que les taux d’erreurs médicaux sont plus bas dans les hôpitaux allemands que dans les hôpitaux canadiens:

  • Corps étranger laissé dans l’organisme d’un patient pendant une chirurgie: 100% plus de chance au Canada
  • Perforations ou lacérations accidentelles: 223% plus de chance au Canada
  • Probabilité de contracter une sepsie postopératoire: 42% plus de chance au Canada

Voici comment se compare le secteur privé au secteur public en Allemagne:

Santé Allemagne

Le nombre d’hôpitaux privés à but lucratif a augmenté de 90% entre 1991 et 2010.  Le nombre d’hôpitaux publics quant à lui a diminué de 43% durant la même période.

Puisque les hôpitaux se concurrencent pour attirer les patients, il ne faut pas se surprendre que l’introduction du privé dans le système de santé allemand ait amélioré grandement la qualité des soins.  Dans un tel système de concurrence, on incite les hôpitaux privés à donner les meilleurs soins possible au plus bas coût possible.

Par exemple:

  • Le nombre de problèmes est 9% plus élevé dans le public que le privé à but lucratif.
  • Le privé à but lucratif admet les patients 3,1 % plus rapidement que les hôpitaux publics.
  • Le séjour au privé à but lucratif est 2,7% plus long qu’au public même si le remboursement est indépendant de la durée.
  • De 1997 à 2007, les hôpitaux privatisés ont eu des gains d’efficacité de 3,2% à 5,4% supérieurs aux autres.

Somme toute, quand les Allemands ont décidé d’améliorer la qualité et l’accessibilité aux soins de santé, ils n’ont pas copié le modèle québécois, ils ont plutôt fait exactement l’inverse !

Les Allemands ont réalisé que la concurrence découlant d’un libre-marché était profitable à la fois aux investisseurs, aux patients et à l’État !

Source:
Institut économique de Montréal
Le secteur privé dans un système de santé public : l’exemple allemand

Commissaire à la santé et au bien-être
Enquêtes du Commonwealth Fund