Antagoniste


13 février 2012

Paradis fiscaux Économie International

Paradis FiscauxEn 2010, on estime que 7 800 milliards de dollars ont été cachés dans les paradis fiscaux.  De ce nombre, selon vous qu’elle est la proportion provient de l’Amérique du Nord ?  Le quart, la moitié ?

La chose vous surprendra peut-être, mais seulement 700 milliards de dollars proviennent de l’Amérique du Nord, soit une proportion de 9%.

En Europe par contre la situation est très différente, on parle de 3 000 milliards de dollars, ce qui représente 38,5% des sommes.

L’Amérique latine, qui est pourtant beaucoup plus pauvre que l’Amérique du Nord, fait osciller la balance à 900 milliards de dollars, ce qui représente 11,5% des sommes cachées dans les paradis fiscaux.

Si les paradis fiscaux sont peu populaires en Amérique du Nord, c’est sans doute parce que la richesse est moins taxée qu’ailleurs dans le monde.  Trop d’impôt finit par tuer l’impôt; un petit taux d’imposition peut rapporter plus qu’un haut taux d’imposition puisque ce dernier incite les gens à faire de l’évasion fiscale.

On l’oublie souvent, mais s’il y a des paradis fiscaux, c’est forcément parce qu’il y a des enfers fiscaux.   Au lieu de faire la lutte aux paradis fiscaux, pourquoi ne pas devenir nous même un paradis pour les contribuables ?

Source:
The Boston Consulting Group
Global Wealth 2011: Shaping a New Tomorrow: How to Capitalize on the Momentum of Change


13 février 2012

Lisée, prise 3: le travail des Québécois Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #3 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que les Québécois ne sont pas travaillants.  Selon Lisée, le Québec serait l’un des endroits où les gens travaillent le plus.

Pour parvenir à cette conclusion, Jean-François Lisée fait preuve d’une mauvaise foi qui dépasse l’entendement.  Le shadowboxer de la gauche prétend « terrasser » cette affirmation en comparant le taux d’activité du Québec à celui des pays du G-7. Selon cette « analyse », le Québec se classe deuxième, uniquement devancé par le Canada.

Le problème avec cet argument ?  Jean-François Lisée utilise une mesure qui ne veut rien dire. C’est comme si l’on voulait enfoncer un clou en utilisant un téléphone…

Le taux d’activité mesure le pourcentage de la population qui fait partie de la population active et la population active comprend les personnes ayant un emploi et… les chômeurs.  Avouez que la situation est ironique, pour prouver que les Québécois sont les plus travaillants,  Jean-François Lisée inclut dans ses calculs les gens sur le chômage !

Mais ce n’est pas tout.  Avoir un emploi ne signifie pas que l’on fait preuve de zèle dans son travail.  Dans le calcul du taux d’activité, on ne fait aucune différence entre une personne qui travaille dix heures par semaine et une autre qui travaille quatre-vingts heures par semaine.  Sans compter que les très hauts taux de décrochage au Québec peuvent gonfler artificiellement le taux d’activité…

Pour avoir un portrait juste de la situation, Jean-François Lisée aurait dû regarder les statistiques sur le nombre d’heures travaillées par les gens ayant un emploi.  Il l’a probablement fait, mais puisque la conclusion était dérangeante, il a probablement décidé de ne pas en parler dans son livre…

Voici donc comment se compare le Québec aux vingt pays les plus riches de l’OCDE et aux neuf autres provinces canadiennes.  Contrairement à Jean-François Lisée, je ne limite pas mon analyse à une poignée de pays…

Lisée Droite

Malheureusement pour la gauche québécoise et leur modèle, la Québec se retrouve dans le fond du classement, loin derrière la moyenne des pays de l’OCDE…  Encore pires, toutes les provinces canadiennes se classent devant la belle province.

Par contre, les observateurs les plus jovialistes ont peut-être remarqué que le Québec se classe devant 8 pays européens.  La gauche va sans doute se satisfaire de savoir qu’on peut trouver pire…  Mais il faut savoir que les pays qui se classent derrière le Québec ont, pour la plupart, gagné le droit d’être un peu plus relaxe.  Par exemple, en Norvège on travaille 233 heures de moins qu’au Québec.   Par contre, le PIB/habitant de la Norvège, ajusté au pouvoir d’achat, est de 69 203$ alors que celui du Québec n’est que de 40 174$, une différence de 29 029$.  Cet écart s’explique par le niveau de productivité, mais je n’en dis pas plus puisque ce sera le sujet de mon prochain billet.

Mais nonobstant les quelques pays européens battus par le Québec, la comparaison la plus importante reste celle avec nos voisins immédiats, soit les autres provinces canadiennes et les États-Unis.  Ce sont ces économies qui nous compétitionnent directement et à ce chapitre nous sommes bons derniers.

Ces chiffres prouvent-ils que les Québécois sont paresseux ?  Non, car si les Québécois travaillent moins, on peut aussi blâmer le modèle québécois qui a pour conséquence de décourager le travail.  En effet, quand le gouvernement taxe quelque chose, on décourage sa consommation et/ou sa production.  Les taxes sur le tabac sont un bon exemple.  Il ne faudrait donc pas se surprendre qu’en taxant le travail via les impôts, on incite les gens à travailler moins…

Les Québécois ne sont peut-être pas paresseux, mais il ne faut pas de doute que le modèle québécois incite à la paresse.

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableau 383-0009

OCDE
OECD StatExtracts


13 février 2012

Comptabilité gauchiste Économie États-Unis Gauchistan Revue de presse

The Hill

Obama budget sees increased deficit
The Hill

President Obama’s 2013 budget due out Monday will estimate the deficit for 2012 to be $1.33 trillion, higher than the $1.29 trillion deficit in 2011, according to senior administration officials.

The increase happens largely because the budget assumes enactment of a $350 billion stimulus package, including extension of the payroll tax cut. That package is a scaled-down version of the $447 billion American Jobs Act that Obama proposed in the fall.

The budget estimates that the deficit in 2013 will be $901 billion. This means that Obama will fail to cut the deficit in half after his first term, something he once vowed to do.

Last year’s budget had a rosy prediction that the deficit would decline to $768 billion in 2013, about half the $1.4 trillion deficit of his first year.

Il est toujours drôle de voir à quel point les politiciens sous-estiment la taille des déficits dans leurs prévisions. M’enfin, je suis sûr qu’un Jean-François Lisée américains va nous dire que la situation n’est pas alarmante, car les États-Unis ont des actifs…