Antagoniste


7 février 2012

Autre média, autre moeurs En Vidéos Philosophie Québec

Je vous invite à écouter cette excellente entrevue de Maxime Bernier avec George Stroumboulopoulos de la CBC. Ensuite demandez-vous si un journaliste au Québec aurait pu faire une entrevue similaire avec le député de Beauce.

On voit que George Stroumboulopoulos est clairement quelqu’un d’articulé, intéressé par son invité et qu’il s’est suffisamment bien documenté pour aborder des questions de fond. George Stroumboulopoulos n’utilise pas sa tribune pour se mettre en valeur en faisant mal paraître son invité, il prend le temps d’écouter Maxime Bernier et il pose des questions pertinentes, le tout spontanément, sans cartons.

Au Québec, ce genre d’entrevue est quasiment impossible avec nos journalistes. De par leur manque de culture politique, ils sont incapables d’aborder les questions politiques sous un angle philosophique. Par conséquent, ils confrontent, ils sont perpétuellement à la recherche du « gotcha moment ». Il est plus facile de chercher à ridiculiser que de discuter autour du concept de liberté.

Combien de fois j’ai vu un journaliste québécois, incapable de concevoir que l’on puisse avoir un point de vue différent du sien, ne pouvant retenir un petit sourire narquois quand Maxime Bernier parle de libertés individuelles. Mais pas Stroumboulopoulos, celui-ci est assez cultivé et informé pour savoir qu’il s’agit là d’un point de vue qui mérite d’être abordé en profondeur. Notez aussi que contrairement aux journalistes québécois, Stroumboulopoulos n’utilise pas le terme « libertarien » comme une insulte, mais plutôt comme un point de vue politique légitime. Cette différence est une autre illustration d’une maîtrise beaucoup plus fine des enjeux politiques.

Voilà pourquoi il est si important de maîtriser l’anglais au Québec, pour aller s’informer ailleurs.


7 février 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (31 janvier-6 février) selon Influence Communication:

Actualité Québec

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: La déclaration du sénateur Boisvenu est dans le top 5 du Québec, mais pas dans celui du Canada anglais… Les Américains ont une merveilleuse expression pour décrire le type de médias que nous avons au Québec: echo chamber

Un média d’information rapporte une nouvelle qui sera ensuite reprise à l’unisson par d’autres médias qui partagent le même point de vue. Cette affirmation sera sans cesse répétée, souvent sous une forme exagérée ou déformée, jusqu’à ce que la plupart des gens en viennent à croire que ces exagérations sont vraies. Dans un univers médiatique de pensée unique, le echo chamber est inévitable.

C’est exactement ce qui s’est produit avec le sénateur Boisvenu. Un autre bon exemple, le cas de Tim Thomas.

Source:
Influence Communication


7 février 2012

L’impôt américain, trop compliqué même pour Romney Économie Élection 2012 États-Unis Revue de presse

The New York Times

Romney Paid More Than He Owed
The New York Times

Mitt Romney’s tax returns tell us some things about him. They tell us a lot more about the sad state of the tax laws in this country.

What really stands out is the mind-numbing complexity of tax laws, and about how hard it seems to have been for even the high-priced help Mr. Romney can afford to get things right.

In one case, the trustee for one of the Romney trusts sent two letters to the Internal Revenue Service electing to use an apparently irrelevant section of the tax code, and in the process misstated the facts involved.

That mistake did not affect the taxes owed, but another error was more significant. It appears that the return filed by that trust overstated capital gains realized by nearly $300,000, causing Mr. Romney and his wife to pay about $44,000 more in taxes than they owed.

A President Romney would probably enter office knowing more about loopholes in the tax code than any of his predecessors, and could, if he so chose, be an effective advocate for reform. Whether or not Mr. Romney wins, the disclosure of his tax returns provides the rest of us with an insight into just how dysfunctional the system has become.

La seule solution: flat tax !