Antagoniste


29 février 2012

A-t-on besoin de l’État en santé ? Économie En Vidéos Philosophie

La réponse du professeur Richard Epstein:

What if charities fail to provide for the poor?

In response to Epstein’s call in his book for private charities to provide care for those that cannot afford it in the marketplace, he says that throughout American history mandates have reduced charitable services. So if health care was not mandated, we would see an increase in charitable health centers. There would be gaps, but it would be incorrect to think there are not even larger gaps already in the current system. Government has the responsibility to get out of the way and let people find coverage in the marketplace.

Comme l’explique Richard Epstein, un système reposant entièrement sur des dons de charités ne serait pas sans failles, mais ces failles seraient moins grandes que celles associées à un système de santé publique. Pour preuve, prenez en considération qu’aux États-Unis les gens sans assurance chez qui on a diagnostiqué un cancer du sein ou un cancer colorectal ont plus de chance de rémission que les gens qui sont couverts par le système public.


29 février 2012

Top 5 Qc/Ca Canada Québec Top Actualité

Le Top 5 de l’actualité québécoise et canadienne (21-27 février) selon Influence Communication:

Actualité Canada

Actualité Canada

Petit commentaire personnel: « The man who reads nothing at all is better educated than the man who reads nothing but newspapers ». -Thomas Jefferson

Source:
Influence Communication


29 février 2012

Une autre bonne idée de la gauche… Économie Environnement Europe Revue de presse

National Post

Bjørn Lomborg: Germany’s solar experiment collapses
National Post

Germany once prided itself on being the “photovoltaic world champion,” doling out generous subsidies — totalling more than US$130-billion, according to research from Germany’s Ruhr University — to citizens to invest in solar energy. But now the German government is vowing to cut the subsidies sooner than planned, and to phase out support over the next five years. What went wrong?

According to Der Spiegel, even members of Chancellor Angela Merkel’s staff are now describing the policy as a massive money pit. Philipp Rösler, Germany’s Minister of Economics and Technology, has called the spiralling solar subsidies a “threat to the economy.”

Indeed, despite the massive investment, solar power accounts for only about 0.3% of Germany’s total energy. This is one of the key reasons why Germans now pay the second-highest price for electricity in the developed world (exceeded only by Denmark, which aims to be the “world wind-energy champion”).

Germany’s experiment with subsidizing inefficient solar technology has failed. As even many German officials would probably attest, governments elsewhere cannot afford to repeat the same mistake.

Notez bien qu’avec la hausse du prix de l’essence, les enverdeurs vont probablement revenir à la charge pour demander au gouvernement de gaspiller notre argent dans des initiatives qui n’enrichiront que le lobby écologiste…


28 février 2012

La liberté au pays des rednecks Canada Coup de gueule En Vidéos Gauchistan Philosophie Québec

Big BrotherLe projet de Loi C-30, qui vise à accorder de nouveaux pouvoirs d’enquête relatifs à l’internet, notamment en permettant d’obtenir des informations sans avoir obtenu un mandat de la cour, a fait couler beaucoup d’encre au Québec.  Notre colonie journalistique a, non sans raison, dénoncé la dérive autoritaire qui accompagne nécessairement ce genre de mesures.

Mais nos journaleux, si prompts à déchirer leur chemise chaque fois qu’il est question des conservateurs, ont encore une fois dérapé.  Par exemple dans les pages de Devoir on a pu lire que ce projet de loi était une illustration du « fossé qui s’élargit sans cesse entre les visions progressistes et conservatrices de la société, particulièrement au Québec ».  Une manière de dire que les Québécois avaient une vision radicalement différente des méchants rednecks obsédés par la loi et l’ordre.

Vraiment ?

Un sondage Angus Reid publié vendredi dernier nous a appris que le Québec est la province qui s’oppose le moins à l’adoption du projet de Loi C-30.  Seulement 40% des gens interrogés estiment que cette loi ne devrait pas être adoptée.  À l’opposé du spectre, l’Alberta est l’une des provinces qui s’opposent le plus à l’adoption de ces mesures controversées. Pour 61% des Albertains, ce projet de loi devrait être défait, seules les provinces de l’Atlantique s’opposent dans une plus grande proportion (65%).

À titre indicatif, lors de la dernière élection, l’Alberte est la province qui a voté en plus grand nombre pour les conservateurs (66,8%) alors que le Québec est la province où les conservateurs ont récolté le moins de suffrages (16,5%).  Voilà qui contraste fortement avec la vision que nos journaleux ont du Québec et de l’Alberta…

Quand il est question de défendre la liberté, ils semblent que les rednecks soient des alliés plus fiables que les Québécois…  Devrait-on s’en surprendre ?

D’ailleurs, Ezra Levant, qualifié de babouin par Patrick Lagacé, a mené une entrevue très serrée avec le ministre Vic Toews au sujet du controversé projet de loi:

Pas mal pour un babouin dont le seul talent serait de lancer des bananes à des incultes qui votent conservateur (dixit Lagacé).  M’enfin, force est de constater que les babouins et les insultes ont plus de jugement que pas mal de Québécois…

Est-ce qu’un journaliste québécois aurait été capable de talonner le ministre Vic Toews comme l’a fait Ezra Levant ?  J’en doute, ici la gauche chiale dans la superficialité alors que les Canadiens ont la chance d’avoir des « babouins » qui sont capables de débattre en profondeur.


28 février 2012

Lisée, prise 5: la pauvreté des Québécois Canada Coup de gueule Économie En Chiffres Gauchistan Québec

Dans son dernier livre, Jean-François Lisée s’est donné la difficile tâche de mettre la droite K.-O. en 15 arguments. Pour vérifier si tel est le cas, voici une série de billets qui reprend chacun des arguments avancés par Lisée pour en vérifier la validité. Attention, car la gauche est sur le point d’encaisser une droite !

Affirmation #5 de Jean-François Lisée: la droite ment quand elle affirme que le Québec est pauvre. Selon Lisée, le Québec est l’un des endroits dans le monde avec le moins de pauvreté.

Pour parvenir à cette conclusion, comme à son habitude, Jean-François Lisée analyse un segment bien précis de la population au lieu de regarder la situation dans son ensemble.  Le problème avec ce genre d’analyse ? Les arbres finissent par cacher la forêt…

Lisée analyse donc les taux de pauvreté au Québec pour les comparer à ceux des autres provinces canadiennes et à divers pays industrialisés.  Il en conclut que puisque ces taux sont favorables au Québec, la droite ment quand elle affirme que le Québec est pauvre.  Le problème avec cet argument ?  On y caricature les arguments de la droite.  La droite affirme que le Québec est une province pauvre dans son ensemble; pas que les taux de pauvretés sont plus haut, la nuance est importante.  Après tout, personne à droite ne nie que les pauvres bénéficient d’un parachute doré au Québec, c’est même un des problèmes que la droite dénonce

Voici dans quelle proportion le revenu des 20% les plus pauvres au Canada provient de transferts gouvernementaux:

Lisée Droite

Comme on peut le voir, le Québec est l’une des provinces où les pauvres sont les plus dépendants du gouvernement.  En distribuant autant d’argent, il est normal que l’on puisse faire baisser les taux de pauvreté.  Mais si on revient au point de Jean-François Lisée, on peut se poser la question suivante: si le Québec n’est pas pauvre, pourquoi faut-il redistribuer autant ?  Je vois dans cette addiction à la redistribution un signe indéniable de pauvreté.

Mais qu’en est-il du 80% restant i.e. ceux qui payent des impôts pour améliorer le sort du 20% le plus pauvre ?  Après tout, sans eux toute cette redistribution est impossible.  Voici comment ont évolué leurs revenus depuis 2000:

Lisée Droite
Méthode de calculs: Coiteux, M., Le point sur les écarts de revenu entre les Québécois et les Canadiens des autres provinces, février 2012.

Ce qu’on peut voir sur ce graphique, c’est le vrai visage de la pauvreté au Québec, une province qui stagne depuis 2000 alors que dans le reste du Canada la croissance des revenus est relativement importante.  Les provinces qui étaient plus riches que le Québec sont devenues encore plus riches et celles qui étaient plus pauvres sont en train de combler l’écart.  On peut parler de catastrophe.

Depuis 2000, le Québec a été dépassé par la Saskatchewan, le Manitoba et la Colombie-Britannique…

Voici comment ont augmenté les revenus du marché dans les dix provinces canadiennes depuis 2000:

Lisée Droite

Seul l’Ontario, une province sur le déclin, a fait pire que le Québec, mais malgré tout cette province nous devance largement.  En 2009, le revenu du marché ajusté au coût de la vie du 80% de la population le plus riche était de 52 959$ en Ontario contre 45 275$ pour le Québec.

D’ailleurs, voici ce que dit l’économiste Martin Coiteux dans le cadre d’une étude réalisée pour le « Centre sur la productivité et la prospérité du Québec » des HEC à propos de la pauvreté relative des Québécois:

Centre sur la productivité et la prospérité du Québec
Le Québec, bientôt la province la plus pauvre ?

La pauvreté relative du Québec implique donc que ses citoyens paient moins d’impôts fédéraux et reçoivent plus de transferts personnels que les provinces plus riches, ce qui permet de réduire les écarts de richesse avec les Ontariens, les Albertains et les citoyens de Colombie-Britannique de 32 %, 31 % et 21 % respectivement. Il n’en reste pas moins que cela correspond à une certaine forme de dépendance.

En ajoutant à cela la redistribution provinciale, le Québec parvient presque à renverser la tendance pour les 20 % de ses ménages les plus pauvres par rapport aux 20 % correspondants des autres provinces. À mesure que l’on progresse sur l’échelle des revenus, en revanche, les déficits réapparaissent et s’accentuent. Cela signifie que par rapport aux provinces plus riches, le Québec manque cruellement de revenus taxables au milieu et en haut de la distribution. Cette situation n’est pas étrangère à la dépendance du gouvernement provincial à l’égard des subventions fédérales, ni à son niveau élevé de taux d’imposition, ou encore à son problème d’endettement chronique.

Lisée a raison sur un point, le Québec fait relativement bien au niveau des taux de pauvreté.  Mais si les pauvres ne sont pas trop pauvres, c’est parce que l’on taxe énormément les gens qui sont plus riches qu’eux.  Et quand les riches en question sont incapables de s’enrichir et commencent même à s’appauvrir par rapport aux autres Canadiens, ce qui se traduit par une baisse des revenus taxables, qui pourra-t-on taxer pour que les pauvres puissent maintenir leur train de vie ?  Le système qui rend possible la situation décrite Jean-François Lisée est tout simplement insoutenable parce que dans son ensemble, le Québec est…  pauvre.

Pour maintenir à flot une petite partie de la population, on tire vers le bas un grand nombre de gens. Quand on aura tiré trop de gens vers le bas pendant trop longtemps, tout le monde finira par se noyer, plus personne, pauvres y compris, ne pourra se maintenir à flot…

Pour terminer, voici les statistiques les plus récentes sur l’aide sociale au Canada:

Lisée Droite

À lire aussi:

Sources:
Statistique Canada
Tableaux 202-0301, 202-0706, 051-0001, 202-0809, Population urbaine et rurale

Ressources humaines et Développement des compétences Canada
Directeurs FPT du soutien du revenu (Aide sociale)

HEC Montréal
Le Québec, bientôt la province la plus pauvre ?


28 février 2012

Cheval de Troie Économie Europe Revue de presse

Kathimerini

Greece: Starting an online store is no easy business
Kathimerini

It took 10 months, a fat bundle of paperwork, countless certificates, long hours of haggling with bureaucrats and overcoming myriad other inconceivable obstacles for one group of young entrepreneurs to open an online store.

“An online store is more complicated than a regular store basically because of the way payments are carried out,” explained Fotis Antonopoulos, one of the co-founders of www.oliveshop.com, which sells olive oil-based products such as cosmetics, mostly to foreign markets. “Most stores begin operating after receiving only the approval regarding their brand name, as the bureaucracy involved takes such a long time to complete that it is simply impossible to keep up with the operational costs, such as paying rent on obligatory headquarters, without making any sales,” said Antonopoulos.

Antonopoulos and his partners spent hours collecting papers from tax offices, the Athens Chamber of Commerce and Industry, the municipal service where the company is based, the health inspector’s office, the fire department and banks. At the health department, they were told that all the shareholders of the company would have to provide chest X-rays, and, in the most surreal demand of all, stool samples.

À quelques reprises, j’ai pu lire que la faillite de la Grèce n’était pas imputable à la taille de son gouvernement puisque le nombre de fonctionnaires et les dépenses de l’État étaient comparables à beaucoup d’autres pays. Ces gens ont oublié de se poser une question fondamentale: que font les fonctionnaires et comment est utilisé l’argent dépensé…


26 février 2012

La modération Élection 2012 États-Unis Philosophie

Résultat assez intéressant d’un sondage réalisé par Gallup dans lequel on a demandé aux Américains de se prononcer sur l’idéologie politique des principaux acteurs de l’élection présidentielle…  Les résultats devraient en surprendre plus d’un…

Idéologie

Aux États-Unis, on retrouve plus de gens qui pensent que Barack Obama est trop à gauche qu’on retrouve de gens qui pensent que Mitt Romney ou Rick Santorum sont trop à droite.  Ce sont aussi les deux candidats républicains qui passent pour les plus modérés (% about right).

Si les médias s’autorisent à traiter les candidats républicains d’ultra-conservateurs, alors sur la base de ces chiffres, il serait encore plus approprié de qualifier Barack Obama d’ultra-gauchiste.

Non pas que je pense que Mitt Romney ou Rick Santorum feraient de meilleurs présidents que Barack Obama, mais je trouve tout de même intéressant, voire réconfortant, de constater que l’électorat américain a une opinion très différente de celle de leurs médias.


26 février 2012

Les nazis Coup de gueule Gauchistan Québec

Tout d’abord, je vous invite à écouter l’extrait audio suivant, on peut y entendre Patrick Lagacé discuter avec Paul Houde sur les ondes du 98,5:

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

De la bouche même de Lagacé, l’analogie nazie n’a pas sa place dans nos médias. Pareille comparaison n’est pas digne des « esprits les plus fins », on s’attend plutôt à l’entendre de la bouche de « sombres députés un peu nonos du fond d’une province perdue »…

D’accord…

Voici un texte écrit par Patrick Lagacé en 2008 (la lecture des commentaires vaut aussi son pesant d’or):

Patrick Lagacé
L’art de convaincre le peuple que la guerre est nécessaire

Je suis tombé sur une citation du leader Nazi Hermann Göring, récemment. Un truc qu’il a dit au psychologue américain Gustave Gilbert, à Nuremberg (ma traduction) :

« Naturellement, les simples gens ne veulent pas de la guerre, ni en Russie ni en Grande-Bretagne ni aux Etats-Unis ni même en Allemagne. L’affaire est entendue. Mais, après tout, ce sont les leaders des pays qui déterminent les politiques et il est toujours simple d’entraîner le peuple, qu’on soit dans une démocratie, dans une dictature fasciste, un parlement ou une dictature communiste (…) Bien sûr, les gens ne veulent pas la guerre. Tout ce que vous avez à faire, c’est de leur dire qu’ils sont attaqués, et dénoncer les tenants de la paix, en citant leur manque de patriotisme et en disant qu’ils exposent le pays au danger. Ça marche de la même façon dans tous les pays. »

Je vous rapporte la citation comme ça, en passant, parce qu’elle m’a frappé. Sans (hu-hum) arrière-pensée. C’est du vieux stock, évidemment (bruit de toux), les temps ont changé (hu-hum) et nos leaders politiques n’ont plus recours à ce genre de procédé pour nous convaincre que la guerre est nécessaire (quinte de toux épouvantable).

Et en 2007, voici comment Patrick Lagacé avait réagit à un commentaire de Keith Olbermann, polémiste américain maintenant déchu, quand celui-ci avait traité George Bush de fasciste:

Patrick Lagacé
Olbermann continue à traquer Bush

Keith Olbermann, animateur à MSNBC, continue son impitoyable et fascinant réquisitoire contre le président des États-Unis. Lundi, il a accusé Bush, dans le désordre, d’être un pleutre, un menteur, un criminel et d’instaurer une sorte de république fascisante basée sur la peur de la terreur…

Fascinant, vraiment. C’est pour des trucs comme ça que j’aime ce pays, au-delà de la façon dont il est mené ces jours-ci. Pour cette fibre-là. Pour ce ressort-là.

Selon les critères définis par Patrick Lagacé, on peut conclure qu’il est mur depuis longtemps pour devenir « un sombre député un peu nono du fond d’une province perdue »… Et moi qui croyais que Lagacé appartenait à la catégorie des « esprits les plus fins »… La même chose vaut aussi pour Jean Barbe. Déception…


26 février 2012

La mondialisation n’est pas à sens unique… Chine Économie Europe Mondialisation Revue de presse

Der Spiegel

Chinese Open First Car Plant in Europe
Der Spiegel

It used to be that European carmakers opened plants to assemble their cars in China. Now the Chinese have turned the tables with the opening of their first factory in Bulgaria, an EU country with low labor costs and taxes. Increasingly, Chinese carmakers are setting their sights on the European and American automobile markets.

Great Wall this week became the first Chinese automobile manufacturer to open an automobile assembly plant inside the European Union in the latest move suggesting the country’s carmakers are seeking to establish a beachhead into the European market. For years, European carmakers like Volkswagen have established large joint ventures in order to gain footholds in the Chinese market, but now the tables appear to be turning.

Bulgaria, the EU’s poorest country, is attractive as a labor market because it is an oasis of cheap wages and low taxes. Workers are considered well educated and the country is ideal as the site for a company like Great Wall to launch. Given that wages for factory workers have risen considerably in China in recent years, assembly sites abroad have become increasingly attractive for some manufacturers.

Le Québec c’est un peu la Bulgarie de l’Amérique du Nord, nous ne sommes pas très riches et la population est relativement bien éduquée. Mais ici il est difficile d’attirer des compagnies étrangères à cause de la fiscalité, de la réglementation, de la syndicalisation, etc. Dommage…

M’enfin, la Bulgarie démontre que, contrairement à ce qu’affirment les gauchistes, la mondialisation ne se fait pas à sens unique.