Quelques chiffres tirés d’un document de l’OCDE qui devraient heurter les idées reçues de nos amis gauchistes…
Tout d’abord, voici dans quelle mesure les riches contribuent aux revenus de leurs gouvernements:

C’est aux États-Unis que le gouvernement va chercher la plus grande partie de ses revenus chez les riches… et la lutte n’est même pas serrée puisque dans de nombreux pays scandinaves la proportion est inférieure à 30% alors qu’elle est de 45% aux États-Unis. En fait, dans les pays de l’OCDE ce sont les États-Unis qui se classent premiers.
Mais les gauchistes vont probablement me répondre que ces chiffres sont biaisés puisque c’est aussi aux États-Unis que les riches monopolisent le plus la richesse. C’est juste, mais pour analyser ce phénomène, l’OCDE a aussi calculé le ratio entre les contributions au gouvernement du 10% les plus riches et la proportion des revenus qu’ils détiennent. Plus ce ratio est élevé, plus cela indique que la fiscalité est progressive.

Encore une fois, les États-Unis arrivent en première position dans ce classement et dans celui regroupant tous les pays de l’OCDE.
Ici, il ne s’agit pas de dire que les Américains payent plus d’impôt que leurs équivalents scandinaves, ce n’est pas le cas. La conclusion est plutôt à l’effet que, basé sur le coefficient de concentration de l’impôt et des revenus, les États-Unis ont le système fiscal le plus progressif, i.e. que le fardeau fiscal est porté par une petite partie de la population.
Cela explique peut-être aussi pourquoi les Scandinaves tolèrent une taxation aussi lourde. Leur fiscalité étant peu progressive, cela signifie que l’ensemble de la population doit partager équitablement le fardeau fiscal; tout le monde, riche ou pauvre, doit contribuer aux revenus du gouvernement. Puisque tout le monde participe, on n’encourage pas les gens à vivre aux crochets de l’État, i.e. il n’y a personne qui peut avoir un chèque du gouvernement sans avoir préalablement contribué à financer ce gouvernement. Bref, sachant que tout le monde paye équitablement, les gens n’ont pas l’impression que le gouvernement déshabille Paul pour habiller Pierre.
Source:
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Growing Unequal? Income Distribution and Poverty in OECD Countries























Attention ici!
Je ne serais aucunement surpris que nos gauchistos-étatistes frais émoulus des sciences sôôôôôciales et pôôôôôlitiques de l’UQUAM , donc très calés en données scientifiques et économiques, ADDITIONNENT les pourcentages des pays scandinaves, comparent le total de ces pourcentages à celui des USA et nous prouvent ainsi qu’ils ont parfaitement raison…
<;o)))
Serait-il possible que les ultra-gauchistes idéalisent, en fait, le modèle impérialisme États-Unien???
Plus sérieusement, ce que l’on peut remarquer c’est que la progressivité fiscale du canada est très voisine de celle de la Finlande, alors on n’est pas si mal que ça après tout!
Je ne crois pas qu’on puisse déduire que les États-Unis ont le régime fiscal le plus progressif en se basant uniquement sur les coefficients de concentration des impôts.
Ainsi, supposons deux pays avec les mêmes régimes fiscaux avec les mêmes taux d’impôts progressifs (dont les taux augmentent également avec les revenus). Si de plus importants écarts de revenus caractérisent les revenus des citoyens d’un pays par rapport à l’autre, les 10% plus riches du pays aux grands écarts de revenus assumeront une plus grande part de la facture fiscale par rapport à leurs revenus que les 10 % les plus riches du pays où les écarts de revenus seraient moindres. Il me semblerait erroné d’en déduire que le pays aux grands écarts de revenus se trouverait alors à avoir un régime fiscal plus progressif que l’autre.
Dans le même sens, rien n’empêche que les 10% des citoyens les plus riches d’un pays aux très grands écarts de richesses assument une plus grande part de la facture fiscale par rapport à leurs revenus, même si la progressivité du régime fiscal de leur pays est relativement faible par rapport aux régimes fiscaux d’autres pays où les 10 % des citoyens les plus riches assument une moins grande part de la facture fiscale par rapport à leurs revenus.
Quant à l’effet incitatif au travail qu’auraient de hauts taux d’impôts même chez les personnes à faibles revenus, je dois avouer que je n’ai rien compris de l’explication. Les gouvernements scandinaves envoient à leurs citoyens des chèques proportionnels aux impôts payés par ces citoyens?
Ça tombe bien, ce n’est pas ce que l’OCDE a fait pour faire cette démonstration. Ils ont regarder le ratio sur la concentration des impôts et du revenus.
Grosse surprise…
Vite comme ça, l’impôt scandinave a très peu de « brackets » qui s’étendent de ca, 35% à ca 55%. Donc, un pauvre paie proportionnellement plus d’impôt qu’un riche… C’est le contraire de l’idéal de justice sociale porté par la gauche au Québec!