Au Québec, on parle beaucoup de l’endettement de la province, mais qu’en est-il des municipalités ?
Voici l’évolution de la dette, entre 2007 et 2010, dans les municipalités québécoises de plus de 100 000 habitants. Je vous signale, au passage, que Régis Labeaume a été élu en 2007…

L’endettement total net à long terme est constitué de la dette brute à long terme (obligations, billets et autres dettes à long terme) et de la quote-part de la municipalité dans la dette à long terme d’autres organismes dont elle fait partie (municipalité régionale de comté, régies intermunicipales, etc.)
En 2010, Québec avait la 2e plus grosse dette (3 335$/habitant), devancée uniquement par Terrebonne (3 585$/habitant). De son côté, le maire Tremblay a fait osciller la balance de Montréal à 2 971$/habitant.
De 2007 à 2010, la dette de la ville de Québec a augmenté de 45%, devancée uniquement par Saguenay qui a connu une augmentation spectaculaire de 77%. Par contre, malgré cette augmentation, la dette de Saguenay reste bien en deçà de celle de Québec. On est loin de la performance de Montréal qui a vu sa dette augmenté de seulement 10%.
Le Régis Labeaume ‘version 2011′ aurait-il pu gagner la mairie en 2007 ? Et pourquoi les médias ne parlent-ils jamais de la gestion absolument exécrable des finances publiques dans la ville de Québec ?
Source:

Profil financier




















Pourtant la rivalité QC-MTL poussait Radio-Canada à contester l’histoire de l’amphithéâtre (je suis convaincu que si cela avait lieu a MTL la couverture aurait été totalement différente), je suis donc surpris que cette histoire de dépense ne ressorte pas dans les médias.
Ça va être quoi quand l’éléphamphithéâtre qui risque fortement de coûter dans le milliard sera devenu réalité.
Quel Québecois a envie d’aller habiter Montréal, une ville qui tombe en ruine…. pis çà, c’est quand c’est pas les blocs de ciment qui tombent…
Je suis très loin d’être un pro-Labeaume, mais il faut au moins lui concédé un point: une forte part de cette augmentation vient de l’investissement dans les infrastructures qui avait été laissé à l’abandon par les administration précédente (lire Jean-Paul Lallier).
Mais bon, messemble que ça aurait dû être accompagné par un serrage de ceinture pour le reste des projets farfelus et autres subventions artistiques.
Pas de trouble, juste à saigner les montréalais pour financer les déboires des autres villes.