Antagoniste


14 décembre 2011

À n’importe quel prix ? Économie Gauchistan Québec

GouvermanmanLa semaine dernière, Pierre Arcand a annoncé la mise en place d’un programme d’inspection obligatoire pour les véhicules de 8 ans et plus pour s’assurer que ceux-ci respectent les normes environnementales.  La deuxième phase de ce plan prévoit que cette inspection sera ensuite étendue au volet mécanique des véhicules, pour s’assurer que ces derniers sont sécuritaires.  Ce volet particulier de la loi a enchanté plusieurs personnes, car on dit qu’il sauvera des vies.

Selon les chiffres du ministre Arcand, on estime à 450 000 le nombre d’inspections qui devront être réalisées chaque année.  Le coût de cette inspection, toujours selon le gouvernement, sera de 60$.  Faites le calcul, la facture totale en inspection va s’élever à 27 millions de dollars.

Et qu’en est-il des vies sauvées ?  Selon un rapport du coroner Martin Sanfaçon, on estime que les défaillances mécaniques des véhicules de plus de 10 ans sont responsables de 2% des accidents mortels.  En 2010, on a dénombré 441 accidents mortels au Québec qui ont fait en moyenne 1,1 victime.  Donc, dans le meilleur des cas i.e. si les inspections permettent de prévenir tous les accidents liés à des défaillances mécaniques, on va sauver environ 10 vies.

Faites le calcul, 27 millions de dollars divisés par 10 vies c’est 2,7 millions de dollars par vie sauvée…  Et pendant ce temps, le gouvernement refuse d’utiliser les médicaments les plus récents contre le cancer parce qu’ils sont trop chers, alors qu’on peut traiter une personne pour quelques dizaines de milliers de dollars…

J’ai l’impression d’entendre Allan Rock, un ministre libéral, qui a déjà défendu le registre des armes à feu en disant que si ce registre avait permis de sauver une seule vie, alors la dépense de 2 milliards était pleinement justifiée… Idem pour la lutte aux terroristes ou le bogue de l’an 2000…

M’enfin, quand les intentions du gouvermanman sont bonnes, il semble que l’on peut dépenser sans compter, et ce, même si cet argent pourrait être plus utile ailleurs…


14 décembre 2011

Étirer l’élastique Canada Économie En Chiffres États-Unis Récession

Hier, Statistique Canada a sorti ses chiffres sur l’endettement des ménages au Canada.  Je me suis amusé à comparer avec la situation aux États-Unis.  Coeur sensible, s’abstenir…

Dette Canada États-Unis
En gris, la période de la dernière récession selon le NBER.

Du côté américain, l’élastique s’est cassé à 130%.  Lors de la récession qui a suivi, les Américains ont considérablement réduit leur endettement.  Au Canada, lors de la récession, les ménages ont continué à s’endetter, si bien qu’aujourd’hui ce taux atteint 153%.  Un jour où l’autre, ce sera notre élastique qui va se casser…

Et je me permets de remettre un graphique (mis à jour), présenté il y a quelques mois, sur le prix des maisons au Canada et aux États-Unis…

Dette Canada ÉtatsUnis
En gris, la période de la dernière récession selon le NBER.

Quand la valeur des maisons a doublé aux États-Unis (200%), la bulle a éclaté.  Au Canada, pour le mois de septembre 2011, nous étions à… 216,9%.  À titre indicatif, le taux d’inflation depuis janvier 2000 est de 25,4%

Nous serons les prochains, et la crise en Europe servira de catalyseur.  Brace for impact

Sources:
Statistique Canada
Tableau 378-0012

Federal Reserve Bank of St. Louis
Liabilites: Household Credit Market Debt OutstandingDisposable Personal Income


14 décembre 2011

Une chance que l’État est là… Économie Europe Revue de presse

The Australian

Shelves empty as butter shortage hits Norway
The Australian

EUROPE’S richest country is in the grip of a spreading crisis. Supermarket shelves in Norway have been stripped bare of butter after its people ate their way through the nation’s entire stockpile.

A craze for a popular « fat-rich, low-carb » weight-loss diet has been blamed, as has a shortage of animal feed which caused a drop in milk production.

Some analysts say that the root of the problem is the near-monopoly held by the giant domestic company Tine, which controls 90 per cent of the butter supply in a country protected by trade barriers from European Union imports. Tine in turn blamed the popular diet routine.

But Arne Nygaard, a professor of marketing at the BI Norwegian Business School, said that Norway’s outdated state monopoly system was to blame. It had been created to keep prices high to protect small Norwegian farms in the north. « You have this old-fashioned market structure from the post-war era which creates a monopoly, and like all monopolies they do not really care about the consumer, » Professor Nygaard said.

Mais on sait tous que sans l’intervention de l’État la pénurie serait bien pire. Qui serait assez fou pour confier au libre-marché la production et la vente de beurre…