Quelques chiffres sur la récession aux États-Unis qui ont de quoi surprendre…

Recession USA
En gris, la période de la dernière récession selon le NBER.

Si au niveau du PIB l’économie américaine est retournée au niveau d’avant la récession, il en va tout autrement du côté de l’emploi qui accuse un retard important de 6,59 millions de travailleurs par rapport à la situation qui existait avant l’effondrement des marchés.

Donc, l’économie américaine produit autant qu’avant, mais avec 6,59 millions de travailleurs en moins.  Produire autant avec moins signifie que la productivité s’est accrue de manière significative.  Au début de l’année 2008, le PIB/travailleur était de 90 717$, ce ratio est maintenant de 95 509$, ce qui implique un gain de productivité de 4 793$/travailleur !

Voilà une excellente nouvelle.  Qui serait assez fou pour dénoncer cette augmentation importante de la productivité ?  Quand les Américains seront enfin libérés de leur président anti-capitaliste, ce qui devrait stimuler la reprise économique, et que l’emploi retournera au niveau d’avant la récession, ce gain de productivité signifie qu’il y aura une forte croissance de la richesse aux États-Unis.  Au lieu de créer des jobs produisant 90 717$/travailleur, on va avoir des jobs qui produisent 95 509$/travailleur.

Durant la récession, le secteur privé s’est rationalisé, on a dégraissé la machine, on a optimisé l’utilisation des ressources, on a éliminé les dépenses inutiles.  En bref, on a fait tout le contraire du gouvernement qui a plutôt décider de dépensé sans compter…

En passant, durant la récession, le nombre d’emplois syndiqués dans le secteur privé a diminué de 11,1% alors que le nombre d’emplois non-syndiqués n’a diminué que de 4,7%.  Voilà qui a dû aider à augmenter la productivité…

Sources:
Federal Reserve Bank of St. Louis
Real Gross Domestic Product, Civilian Employment