Law And OrderYves Boisvert est tout excité suite au témoignage de Jean-Marc Fournier devant le comité parlementaire des communes chargé d’étudier le projet de loi conservateur en matière de criminalité.

La source de cette discorde ?

Assez simple, puisque les conservateurs exigent des peines plus sévères pour les criminels, les provinces devront mettre plus d’argent pour augmenter le nombre de places dans les prisons.  Pour la gauche, c’est une décision idéologique !

Désolé, mais la gauche est aussi idéologique dans cette affaire; ici ce sont deux idéologies qui s’affrontent.  D’un côté, il y a l’idéologie conservatrice qui stipule qu’un crime doit être puni en fonction de sa sévérité, et de l’autre il y a l’idéologie gauchiste qui stipule qu’un crime doit être puni en fonction de la place disponible dans les prisons. Dans le cas présent, l’idéologie conservatrice fait plus de sens que celle de Jean-Marc Fournier et al.

Assurer le bon fonctionnement du système de justice est l’une des missions essentielles de l’État.  Mais au Québec, le gouvernement a délaissé ses rôles essentiels pour s’éparpiller un peu partout.

Cette semaine seulement, nos politiciens ont trouvé 250 000$ pour un réseau internet sans fil à Québec, 558 millions pour des places en garderie, 168 000$ pour les Rencontres internationales du documentaire, 1,2 million pour une entente de coopération Québec-Chine, 120 000$ pour l’Union des écrivaines et des écrivains du Québec et j’en passe…  Mais quand vient le temps de mettre des criminels en prison, il n’y a plus d’argent…  Résultat, un type comme Gabriel Cantin qui a filmé ses agressions sexuelles sur une fillette de 3 ans s’en tire avec 5½ ans de prison.

Et pour les gauchistes qui pensent qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des peines plus sévères parce que la criminalité est en baisse, depuis quand on juge de la sévérité d’un crime en fonction du nombre de crimes qui a été commis ?