La semaine dernière, Gérald Fillion, le chroniqueur économique de Radio-Canada, a réagi à une déclaration de Jim Flaherty. Selon le ministre des Finances, il est ridicule de penser que l’on pourrait régler les problèmes financiers du monde en taxant les plus riches.
Gérald Fillion n’a pas apprécié cette déclaration et il a montré sa désapprobation en citant une étude du Centre canadien de politiques alternatives qui montre qu’entre 1997 et 2007, les 1% les plus riches au Canada ont bénéficié de 32% des hausses de revenu.
Un peu d’analyse pour déterminer si les récriminations de Gérald Fillion sont justifiées…
Selon les chiffres du Centre canadien de politiques alternatives, le 1% des Canadiens les plus riches a un revenu moyen de 405 000$ et on compte 246 000 personnes dans ce groupe sélect. Autrement dit, les revenus totaux du 1% totalisent 99,6 milliards de dollars. Que peut-on faire avec cette somme colossale ? Elle suffirait à peine à faire fonctionner le gouvernement canadien pendant… 130 jours ! On réalise assez rapidement que taxer les riches n’est pas la solution à tous nos problèmes.
Mais revenons sur l’affirmation que ce sont les plus riches qui bénéficient des hausses de revenu. Selon Gérald Fillion, cette situation est problématique, puisque les riches seraient les seuls bénéficiaires de la croissance économique; une manière de dire les riches s’enrichissent en appauvrissant le reste de la population…
Le problème avec cette hypothèse typiquement socialiste ? Elle se base sur la prémisse complètement fausse que l’économie est un zero-sum game i.e. chaque dollar gagné par Paul prive Pierre d’un dollar. C’est difficile à croire, mais il existe encore des gens pour croire que la création de Microsoft ou de Apple a appauvri la population parce que ces deux entreprises sont devenues des multinationales très prospères.
Voici comment a évolué le revenu total des plus riches et des plus pauvres au Canada depuis 1976.

À partir de 1997, le revenu des plus riches a augmenté de manière importante, une progression de 28,1%. La part des revenus totaux des plus riches a aussi augmenté durant cette période, elle est passée de 42,2% à 47,2%. Par contre, comme on peut le voir sur le graphique, l’enrichissement des plus fortunés ne s’est pas fait aux dépens des plus pauvres, leurs revenus passant de 12 400$ à 14 900$, une progression de 17,3%.
Comment cela peut-il être possible ? Simplement parce que la fortune de l’un ne crée pas la pauvreté de l’autre. Pour paraphraser P.J. O’Rourke, la richesse n’est pas une pizza. Si nous partageons une pizza et que mon voisin obtient une plus grosse pointe, cela ne signifie pas nécessairement que ma portion sera plus petite. Tout dépend de ce qui arrive à la taille de la pizza. Dix pour cent d’une énorme pizza peuvent être plus rassasiants que la totalité d’une petite pizza.
En 1997, le revenu des Canadiens les plus riches était 10,8 fois supérieur au revenu des Canadiens les plus pauvres. En 2009, ce ratio est passé à 11,2. Mais dites-moi, si vous étiez un pauvre à quelle époque préféreriez-vous vivre ? En 1997 ou en 2009 ? En 1997, les écarts de richesse sont moins marqués, mais votre revenu n’est que 12 400$. En 2009, les écarts de richesse se sont accrus, mais votre revenu est maintenant de 14 900$.
L’idéal des socialistes, c’est de vivre équitablement, dans une société pauvre. L’idéal des capitalistes c’est de vivre inéquitable dans une société prospère. La seule chose pouvant être redistribuée efficacement par un régime socialiste, c’est la misère. Voyez-vous, l’idéologie des socialistes c’est l’idéologie de la jalousie. Par conséquent, la gauche se fiche pas mal du sort des pauvres, ce qui compte c’est de punir les riches.
Source:

Tableau 202-0701




















Ce gerne d’opinion à la gérald filion est tellement répendu dans les médias québecois. Même Benoit Dutrisac(et d’autres dans le 98.5 fm) est un gauchiste quaisi-sans limite. Ce qui m’étonne c’est que ces gens travail dans la radio privé, pourquoi s’entêter à être gauchiste?
Pas mal pas mal. « Les taxes des Canadiens ayant un revenu au-dessus de 405 000 $ ne sont rien à comparer au budget total de fonctionnement de ce pays du G8, alors ce serait vraiment idiot de les taxer ». À ce compte-là, ça ne sert à rien de taxer personne puisqu’en comparaison avec le budget actuel du Canada ce sera toujours dérisoire. « Monsieur le Fisc, ça ne sert à rien de me taxer, vous n’en retirerai que 8 695 $, c’est rien pour vous, ça! » Bel argument.
zero-sum game —> jeu à somme nulle.
J’ai appris le terme en français (bien avant l’anglais) il y a plus de 30 ans…
En voulez-vous une preuve de la facilité à manipuler les chiffres pour faire de la propagande :
Revenu moyen des riches : 405 000 $
Nombre de riches : 246 000
Revenu totaux : 405 000 * 246 000 = 99,6 milliard
Évidemment ce calcul est totalement faux puisque vous utilisez le revenu moyen. Or, pour obtenir le vrai revenu total il faudrait additionner le revenu de chacun des membres de la catégorie.
C’est de cette façon que vous utilisez les statistiques pour tromper et non pour démontrer scientifiquement une idéologie (ce qui est impossible – une idéologie ne se démontre pas).
Et la partie avant 1997, tu l’expliques comment? Il me semble que ça reste très pertinent de comprendre pourquoi il y avait autant de changement chez les pauvres, alors que c’était plutôt stable chez les riches (quoi que pas la même échelle). Surtout que tu affirmes que ceux qui récoltent le fruit des bons et des mauvais coup, c’est les riches.
The Increase in Income Cyclicality of High-Income Households and its Relation to the Rise in Top Income Shares
http://www.nber.org/papers/w16577
Que voilà une belle démonstration d’un gauchiste incapable de faire un calcul simple! Bravo Réjean!
Suivez bien, c’est un peu de l’algèbre, mais c’est seulement de niveau secondaire I.
N: nombre, T: total, M: moyenne
Si M = T/N
Alors M*N = T.
Et au cas où il vous faudrait l’avis d’un fonctionnaire:
http://www.statcan.gc.ca/edu/power-pouvoir/ch11/mean-moyenne/5214871-fra.htm
Même pas capable de calculer une moyenne et ça se permet de donner des leçons de statistique…
Les chiffres, c’est pas le fort de la gauche.
Je ne peux pas m’empêcher de rire en pensant à Réjean convaincu de t’avoir donner une bonne leçon de rigueur après l’écriture de son commentaire.
Lol j’adore le vidéo tellement à point, les génies mathématique de la gauche lol
Épic le vidéo lol
J’imagine que ça veut dire qu’il va maintenant aussi trouver l’argument de lourdement taxer les riches idiot.
Mathématique élémentaire pour les Nuls :
3 personnes reçoivent 21$, 22$ et 23$
Moyenne : 22$ Total : 21$+22$+23$ =66$ ( Méthode Réjean)
ou
Moyenne X nombre de personnes, 22$ X 3=66$ (Méthode David)
Elle est où la différence mon Réjean?
Avouons que pour des millions de personnes, la méthode David serait plus simple.
Vous écrivez ceci de manière très condescendante :
»Suivez bien, c’est un peu de l’algèbre, mais c’est seulement de niveau secondaire I.
N: nombre, T: total, M: moyenne
Si M = T/N
Alors M*N = T. »
Ça va pas la tête ? C’est à faire pitié. La moyenne que vous utilisée n’est pas le résultat de votre petite équation. Vous allez la chercher dans le rapport statistique du Centre canadien de politiques alternatives. À partir de ce nombre, vous déduisez le revenu total de la catégorie en le multipliant par le nombre de personnes appartenant à celle-ci. Avant de me traiter d’ignorant vous devriez réfléchir un peu.
À ce que je sache les riches de cette catégorie n’ont pas tous un revenu de 405 000 $. Certains peuvent atteindre plusieurs centaines de millions voir le milliard. Pour connaître le revenu total de la catégorie, il faut donc additionner chaque revenu.
Ce que vous faite s’appelle une induction, et dans le cas présent il n’est pas légitime de le faire. On peut dire effectivement que si dans un sondage, par exemple, 20 % des répondants ont perdu la raison et sont devenus libertariens, par induction on peut faire l’hypothèse qu’il en est de même dans la population totale, avec un risque d’erreur de 3 %. Là on peut prétendre que c’est effectivement le cas. Mais il ne s’agit pas ici d’un sondage. Votre calcul est faux et malhonnête, mais pour être gentil disons plutôt qu’il est le résultat de l’ignorance.
Ça répond mal à ma question!
(Et cool, j’y ai accès gratuitement! Urg, 51 pages)
La période regardé est de ~1915 à 2009, pas pire! o_O
Mais ça s’intéresse surtout au top 1%, pas au 20%. Et comment le top 0.01% augmente plus vite (et descend plus vite) que le top 0.1% ou le top 1%.
(quoique après un second regard, je constate que les deux courbes se suivent quand même bien… c’est vraiment juste une question d’échelle…)
Je dois avouer que je ne suis pas certain de ce que j’avance. Contrairement aux idéologues, je peux me tromper. La question n’est pas aussi triviale qu’il n’y paraît au premier abord.
1. la moyenne peut être biaisée à la hausse ou à la baisse par des valeurs extrêmes.
2. le revenu total peut donc être lui aussi biaisé à la hausse ou à la baisse.
Par contre, je ne crois pas que le revenu moyen multiplié par le nombre de personnes en cause ici puisse être une mesure acceptable.
Les riches, contrairement aux pauvres, peuvent facilement ne pas déclarer une part considérable de leurs revenus (évasion fiscale et autres entourloupettes). L’argent n’est pas une marchandise comme les autres, n’est-ce pas ?
Si je dit que dans l’équation suivante 12=2X+4; x=4 c’est un raisonnement biaisée selon notre ami Réjean.
Qu’on se le dise, l’algèbre c’est biaisé.
Réjean, vous avez raison! J’ai été condescendant en vous expliquant, par deux petites équations, comment votre raisonnement était faux.
J’ai eu tort. Comme David, j’aurais dû me foutre de votre gueule de taré plutôt que de miser sur un minimum d’intelligence de votre part. Autant lancer des perles à un cochon.
Réjean, après de tels exemples de bêtise répétée de votre part, il est évident que vous êtes trop obtus pour tenir une discussion sensée. Le mieux qu’on puisse faire, pour le bien de la conversation, c’est de vous rire au visage.
@Réjean
Tu confonds médiane et moyenne. Il ne serait pas correct de multiplier la médiane par le nombre en raison justement des valeurs extrêmes. Mais la moyenne tient compte de toutes les observations.
Et contrairement à ce que tu dis, OUI la question est aussi triviale qu’elle y paraît au premier abord. Un théorème aussi simple qu’un triangle a 3 faces.
La prochaine fois que tu n’es pas certain de ce que tu avances, attends avant d’accuser quelqu’un de manipuler les chiffres pour faire de la propagande idéologique…
Pour revenir au sujet du présent billet: suis-je le seul à reconnaitre Gérald Fillion dans le vidéo « Fight of the Century: Keynes vs. Hayek Round Two »
http://www.youtube.com/watch?v=GTQnarzmTOc
Ce n’est pas le pédant journaliste économique de Radio-Canada qui, à la fin du vidéo (08:15), bouscule Hayek pour aller féliciter Keynes?
Les mathématiques ont été conçu par une bande d’idéologue et de dogmatique, tu as beau leur expliquer que selon les époques l’interprétation de 1+1 change et qu’il faut être ouvert d’esprit, mais rien à faire. Ils sont bouchés complètement, aucun moyen de leur faire entendre raison, ils se bornes à dire que 1+1=2.
Franchement, ils sont pareil comme les libertariens, ils n’ont pas l’ouverture d’esprit d’accepter que 1+1 puisse donner 3 ou 5 si on y croit durement et fermement. Il faut faire acte de foi.
Réjean n’est pas un imbécile ni un troll, il a juste l’ouverture d’esprit nécéssaire pour défier la logique la plus élémentaire.
Cibole, Réjean en rajoute!
Pourtant on parle d’isoler une composante d’une équation très simple.
Pas capable de comprendre comment une moyenne se calcule, pas capable d’admettre son erreur et pourtant il fait la leçon en accusant tout le monde qui ne pense pas comme lui d’être idéologue.
Le genre de type qui a voté NPD…
@Bobjack
Freedom is the freedom to say that two plus two make four. If that is granted, all else follows.
Je sais que 2+2=4 mais 2millions+2millions n’égalent peut-être pas 4 millions puisque je ne l’ai jamais compté un par un.
Hier, je n’ai pas pu vérifier mon compte en banque car la caissière a refusé de mettre l’argent sur le comptoir.
Je sens que la vie va devenir difficile pour moi (lol).
Le génie ce n’est pas de défier la logique mais de trouver la logique là où les autres n’ont rien vu.
Merde toutes ces année a étudier en mathématique vienne de prendre le bord, je pensais comprendre, merci Rejean de m’avoir montrer la lumière j’etais vraiment dogmatique de pensée que des équation de 3 ce résolvais de cette façon. C’étais trop simple et logique. Voila le résultat d’une majeur en science sociale pas de math, et ca va nous guider pour notre future, merci au PQ d’avoir pousser le social dans l’éducation on est bien servi.
A 2.5% d’inflation par annee durant 12 ans, le $12400.00 vaut en 2009 environ $16676.00. Bref, je choisis 1997.
Je sais que la tentation d’assimiler le crétinisme à une idéologie politique quelconque est forte mais je vous en prie, considérez le comme un cas isolé, même les gauchistes (ce que je ne suis pas) sont allé à l’école secondaire.
Il a dû confondre avec le revenu médian.
Je comprends les critiques. Essayons autre chose.
Ce n’est pas une question d’algèbre mais de statistique.
N: nombre, T: total, M: moyenne
Si M = T/N
Alors M*N = T
L’équation ci-dessus le dit bien : pour connaître M, qui est l’inconnu, on a besoin d’avoir deux données : T et N. Il est donc facile de trouver M. On a qu’à faire le calcul.
Le texte de David a comme données : M et N. Donc on pourrait penser qu’il faut tout simplement calculer M*N pour obtenir T.
Il y a deux façon pour avoir la moyenne :
1. on possède T et N et on divise. Là c’est de l’algèbre.
2. On fait un sondage pour obtenir M et on déduit T en multipliant M par N. Là on fait de la statistique.
En conclusion, et là on ne peut faire fi de l’argument :
T devient une estimation basée sur une estimation de la moyenne. Donc, il y a nécéssairement un taux d’erreur, qu’on ne mentionne pas dans le texte.
Il est donc tout à fait hasardeux de conclure à partir de ces estimations quel est le revenu total de la classe de riches.
Désolé d’avoir scandalisé les petites natures libertariennes.
Il y en a ici qui ne font pas la différence entre une moyenne et une médiane.
Réjean parle de Médiane. Il décrit comment calculer une moyenne par contre.
Le reste du groupe parle de moyenne.
C’est évident que si t’as pris le total et tu l’as divisé par le nombre d’individu, re-multiplier par le nombre d’invividu va te donner le total!
Le calcul de la médiane est un peu plus complexe par contre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9diane_(centre)
Et quand je dis plus complexe, c’est simplement qu’il faut mettre les données en ordre croissant d’abord!
Ensuite, le chiffre au milieu de ta distribution de données est la médiane.
Donc, effectivement, si tu as des valeurs extrêmes, elles ne changent rien à ta médiane mais a une influence sur la moyenne.
Supposons la distribution de données:
1 5 10 10 10 10 45 120 1500
La moyenne sera de 190.11
La médiane dera de 10
Si on parlait de salaires, est-il juste de dire que le salaire moyen est de 190.11? Absolument (mathématiquement parlant).
Par contre, statistiquement parlant, pour avoir une forme de cloche plus intéressante, on enlèverait le 1 et le 1500 pour nous donner une moyenne de 30, ce qui représente plus la réalité. Et encore, il faudrait traiter encore les données car on a 4 individus qui gagnent 10$ qui vont peser plus fort dans la balance du salaire moyen que l’individu qui gagne 1500$. Fait intéressant, la médiane serait toujours de 10.
Les deux méthodes sont amplement utilisées en statistique. Elles ne représentent simplement pas la même chose.
hmm, Réjean, vous faites le bonheur des amis de ce blogue en faisant une erreur si grossière. Vous n’avez qu’à dire que vous vouliez rigoler et cesser d’insister sur le sujet. Il va de soi que certains se prendront pour des élites intellectuelle avec un sujet si facile à corriger, en l’occurence vous, mais je reste toujours étonné que cela fasse le bonheur de tant de gens de trouver plus faible que soi pour en faire l’éducation.
En tous cas, bonne route à vous.
… SOUPIR…
Non seulement t’es trop innocent pour comprendre comment se calcule une moyenne mais en plus t’as pas encore compris que j’utilise les chiffres d’un think tank de gauche.
La formule qui permet de calculer la moyenne est libertarienne. Merci Réjean…
Je pense que Réjean veut soulever le fait que la moyenne a été calculée à partir d’un échantillon. Il s’indigne qu’on multiplie cette moyenne par la population totale du premier centile des riches (246 000).
En statistique, il y a des critères strictes sur la constitution d’un échantillon qui fournira un résultat significatif. Je suppose que ces critères ont été respectés dans ce cas-ci. On peut donc conclure que la moyenne de l’échantillon est sensiblement identique à la moyenne de la population totale. (cf. Intervalle de confiance ).
Il est peut-être strictement faux de multiplier la moyenne d’un échantillon par la population entière, mais l’erreur entre la valeur réelle et la valeur calculée est surement non significative.
À David,
Ben voyons : mon commentaire du 2 novembre 14,07 me semble clair.
Le revenu moyen = le revenu total divisé par le nombre de personnes de la classe des riches. Mais pour faire ce calcul il faut CONNAÎTRE le revenu total et le nombre de personnes. Ça c’est de l’algèbre toute simple. Les gens mélangent algèbre et probabilité.
Vous utilisez une estimation de la moyenne et non le résultat d’une opération arithmétique. Donc, il va de soi que la multiplication de cette moyenne (qui est une estimation provenant d’un sondage et non de la division de deux nombres connnus) par le nombre de personnes est nécéssairement affectée par la marge d’erreur due au fait que la moyenne est obtenu par sondage. Ici, le revenu total est une inconnue. Il est calculé à partir d’une moyenne estimée par sondage.
La moyenne a beau avoir été »calculée » par un « magasin d’idées » de gauche, cela ne change strictement rien au fait que c’est une estimation avec une marge d’erreur qu’il faut prendre en compte.
Les insultes sont inutiles dans cette discussion. C’est quoi l’idée.
À David,
En outre, si la moyenne avait été calculée simplement par la division du revenu total de la classe de riches par le nombre de personnes que contient cette classe, pourquoi n’avez vous pas tout simplement publié le revenu total directement plutôt que de faire cette multiplication arithmétique.
Hugo les donnees tienne compte de l’inflation, donc si tu prend 97 tu perd des $, car l’inflation est considere car David utilise les dollar constant. Si il ne le faisait pas le graphique aurais peut de valeur.
Il faut se rendre à l’évidence David, les gauchistes n’ont aucune notion du concept de dollars constant, ils ne sont même pas capable de le lire, à chaque fois que vous mettez un graphique en dollars constant il y a une intervention comme celle d’Hugo.
Incroyable…
David, je ne voudrais pas déformer ta pensée autant que tu l’as fait pour celles de Gérald Filion, les socialistes et les capitalistes, mais tu me sembles affirmer que les pauvres sont plus riches dans les pays où il y a de grands écarts de richesses que dans les pays où les écarts sont moindres. As-tu des statistiques qui viennent appuyer ton affirmation?
Wow Réjean, le seul moment ou tu n’a pas le pied dans la bouche c’est le moment ou tu switch de pied, ça goûte quoi le pied d’athlète?
À Puncho,
Vous dites,
« Il s’indigne qu’on multiplie cette moyenne par la population totale du premier centile des riches (246 000) »
C’est faux. Je m’indigne du fait que M. David utilise des statistiques pour appuyer une idée sans le faire dans les règles de l’art. Il est essentielle, si on veut être honnête, de mentionner la marge d’erreur afin que le lecteur puisse se faire une opinion éclairée.
Vous ajoutez : « l’erreur entre la valeur réelle et la valeur calculée est surement non significative »
Une erreur non significative ? C’est cela justement qu’il faut publier lorsqu’on utilise des statistiques. Et c’est au lecteur d’en juger.
Ce que je conteste le plus, c’est l’interprétation qui est faite de ces données, qui souvent est plutôt rocambolesque.
Et encore le plus drôle, c’est que les lecteurs de ce blogue ne semblent pas faire la différence entre un recensement et un sondage. Mais ce qui est le plus surprenant c’est cela :
m = moyenne du revenu (inconnu)
t = revenu total (inconnu)
n = nombre de personnes (disons 2000)
Ces gens peuvent résoudre cette équation : m = t/2000
Évidemment c’est impossible. Comme t est inconnu, il faut une estimation de la moyenne pour pouvoir la résoudre.
Pas surprenant qu’Harper est choisi un créationniste comme ministre responsable des sciences.
Expliques moi ça !
Expliques moi ça !
Au début je pensais que Réjean était un troll mais là je commence vraiment à douter de son intelligence…
C’est faux. Je m’indigne du fait que M. David utilise des statistiques pour appuyer une idée sans le faire dans les règles de l’art.
Cette histoire de marge d’erreur est complètement stupide pour les raisons suivantes:
1-Il n’y a pas de marge d’erreur pour la même raison que Statistique Canada ne donne jamais de marge d’erreur. Parce que les chiffres viennent des rapport d’impôts remplis par les canadiens.
2-Même si la marge d’erreur existait, elle ne changerait rien au calcul, le revenu total serait exactement le même.
3-Les chiffres que j’utilises sont ceux d’un think tank socialiste. Étrange, tu n’a jamais accuser ce think tank de ne pas avoir indiqué de marge d’erreur (chose qu’ils ne peuvent pas faire puisque la marge d’erreur n’existe pas).
On connais m, on connaît la somme donc on peut isoler t. Une personne avec un secondaire 5 est capable de faire ce calcul.
Contrairement à toi, je pari que le ministre responsable des sciences est capable de calculer une moyenne.
Réjean aurait ou s’en sortir honorablement en disant qu’il avait confondu la médiane et la moyenne mais il a plutôt préférer s’enfoncer dans le ridicule.
Réjean a prouvé qu’il était de loin la personne la plus dogmatique ici.
Question pour Réjean, comme on ne donne pas l’erreur sur le taux de chômage, cette statistique ne veut rien dire ?
Selon moi Puncho a le mieux résumé la situation.
À M. David,
Vous dites : « Même si la marge d’erreur existait, elle ne changerait rien au calcul, le revenu total serait exactement le même »
Bien sûr qu’il serait le même, mais on saurait qu’elle est la marge d’erreur. On pourrait estimer que le revenu total se situe entre tel et tel nombre. En omettant cette information, on est obligé de conclure que le revenu total est exact alors que c’est faux.
Petit exemple :
Soit un revenu moyen estimé à 100 $ avec une marge d’erreur de 10 %.
Alors on pourrait affirmer que 9 fois sur 10 le revenu moyen se situerait entre 90 et 110 dollars.
Donc j’ai raison mais j’ai pas raison… Bravo champion !
La marge d’erreur est de Z-É-R-O. Les chiffres viennent des déclarations de revenu de l’ensemble des contribuables !
J’ai trouvé ce tableau:
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/01/Gini_since_WWII.svg/640px-Gini_since_WWII.svg.png
Quel paradis sur terre, la Bulgarie de Todor Zhivkob et son GINI de 18!
Le paradis, n’est-ce pas?
Réjean t’est un vrai winner, ton entêtement à refuser de comprendre des prémisse simple et de continuer à t’ostiner, démontré une stupidité de premier plan.
Filion a écrit : « Le ministre a raison de dire que [taxer davantage les plus riches] n’est pas la solution ultime pour régler les problèmes de dettes et de déficits ».
Tu a déformé sa pensée en écrivant : « On réalise assez rapidement que taxer les riches n’est pas la solution à tous nos problèmes. »
Fillion a parlé d’accroissement des écarts de richesses découlant du relativement grand enrichissement des plus riches, et de la marge que cela laissait pour réduire ces écarts par une fiscalité plus redistributive. Nulle part, il ne dit que les plus pauvres se sont appauvris, et donc encore moins qu’ils se seraient appauvris à cause d’un phénomène de zéro sum game.
Tu as déformé sa pensée en écrivant qu’il voulait dire que « les riches s’enrichissent en appauvrissant le reste de la population »… et en amenant des statistiques démontrant que les plus pauvres se sont quand même enrichis même si les riches se sont enrichis encore davantage qu’eux.
J’ai cru comprendre que c’était pour t’opposer à une augmentation des impôts des plus riches que tu utilisais l’argument de l’augmentation de la richesse des pauvres malgré l’accroissement des écarts de richesses. Cela ajouté à tes conclusions de ton dernier paragraphe, j’en ai déduit que tu considérais qu’il en allait de l’intérêt économique des pauvres de ne pas imposer davantage les plus riches: Autrement dit, je croyais que tu estimais que les pauvres s’enrichissent davantage lorsqu’il y a moins de redistribution de richesse (ou dans les pays où il y a moins de redistribution de richesse) que lorsqu’il y a plus de redistribution de richesse (ou dans les pays où il y a plus de redistribution de richesse). Je m’excuse si je t’ai mal compris. J’espère que tu admettras que tes propos prêtaient à confusion.
Je vais te donner la citation complète tu veux bien…
Le ministre a raison de dire que ce n’est pas la solution ultime pour régler les problèmes de dettes et de déficits. Mais a-t-il raison de rejeter cette proposition, qui aurait pour effet de faire contribuer davantage une classe de la population qui en a les moyens? A-t-il raison de ne pas adhérer à une proposition qui a permis de réduire les écarts de richesse dans l’histoire… et qui pourrait apaiser les tensions sociales?
Selon une étude publiée il y a près d’un an par le Centre canadien de politiques alternatives, les 1 % les plus riches au Canada (on parle de 246 000 personnes) ont bénéficié de 32 % des hausses de revenu entre 1997 et 2007. Autrement dit, l’organisme affirme que la faiblesse des taux d’impôts au pays ramène le Canada aux années 20, avant la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale, à une époque où les inégalités de richesse étaient élevées.
Fillion pose des questions (des question fausse comme sur les tension sociale) et il donne la réponse dans le paragraphe suivant en parlant de l’écart de richesse.
Donc je n’ai absolument pas déformé ses propos.
Alors pourquoi il perd son temps et le notre à nos parler des écart de richesses ?
Pourquoi il nous dit: « les 1 % les plus riches au Canada (on parle de 246 000 personnes) ont bénéficié de 32 % des hausses de revenu entre 1997 et 2007. »
Encore une fois, je rapporte fidèlement les idées véhiculées par Fillion dans son billet.
Ce n’est pas ce que j’ai dit mais je suis 100% d’accord. La redistribution de la richesses ne fait pas reculer la pauvreté, elle ne fait que l’entretenir en rendant les pauvres dépendant de l’État.
D’ailleurs pour un gouvernement c’est très payant électoralement d’avoir des pauvres qui sont dépendants. Obama mise sur cette stratégie.
Je repose donc ma question : as-tu des données permettant d’appuyer ton affirmation à l’effet qu’il est dans l’intérêt économique des pauvres qu’il y ait peu de transferts de richesse des riches vers les pauvres? (Au cas où il est nécessaire de le préciser, je parle du niveau de vie des pauvre, donc incluant les transferts)
J’ai fait plusieurs billets la dessus.
Selon la plus récente étude de l’Institut Fraser, l’indice de liberté économique du Québec est de 4,2 ce qui est bon pour une 60e et dernière position dans un classement qui regroupe les 10 provinces canadiennes et les 50 États américains.
Si l’indice de liberté économique du Québec rejoignait la moyenne du reste du Canada (5,7), le PIB du Québec pourrait s’accroître de 42,7 milliards de dollars, soit une augmentation de 14,4%. Une telle augmentation représente une somme de 5 559$/habitant soit 22 236$ pour une famille de 4 personnes
Selon les gauchistes, le néolibéralisme (et la liberté économique en général) est à proscrire parce que cette école de pensée ne permet que d’enrichir les plus riches et d’appauvrir les plus pauvres.
Voici une vérité qui devrait déranger nos amis gauchistes:
Non seulement il est impossible d’associer la libéralisation de l’économie à une augmentation significative du taux de pauvreté, mais la tendance générale semble plutôt indiquer que les réformes néolibérales s’accompagnent d’une diminution de ce taux.
Sources:
/ 
Tableau 202-0802 / Economic Freedom of North America
Comment peux-tu percevoir une tendance générale alors que les variations de taux de pauvreté et d’indices de libertés économiques évoluent dans le même sens aussi souvent qu’elles évoluent en sens contraire?
D’autre part, l’indice de liberté économique concerne la taille de l’État, ses ponctions fiscales et la règlementation du marché du travail. Ces facteurs engendrent beaucoup de transferts de richesse, mais sans que ça soit nécessairement des riches vers les pauvres. Plusieurs économistes soutiennent que la grande part des transferts octroyés par les États bénéficient à des personnes qui n’étaient pas pauvres. Ainsi, il serait très possible qu’un pays avec un fort indice de liberté économique effectue de plus importants transferts des riches vers les pauvres qu’un pays avec un indice plus faible.
Ma perception est que lorsque l’État impose ses contribuables pour financer des transferts réduisant les écarts de richesse, les pauvres en sont économiquement avantagés. Je ne suis encore jamais tombé sur des données me démontrant le contraire.
Cela étant dit, j’admets que l’amélioration de la situation des plus pauvres passe bien davantage par une ré-allocation des ressources de l’État que par une augmentation de ses ressources ; même si je n’aurais aucun problème moral à faire contribuer davantage les multimillionnaires dans le cadre de telles modifications des politiques de transferts…
Pas facile de débattre avec quelqu’un qui ne sait pas lire un graphique…
Ta perception je m’en fiche. Donnes moi tes preuves, tes chiffres.
Moi je suis capable d’en donner, je ne me limite pas à dire « tel est ma perception ».
Alors ils sont où tes chiffres ?
Il serait temps que tu exige de toi la même rigueur que tu exiges des autres.
Et ta perception s’il elle était vrai, il n’y aurait pas de pauvres au Québec:
Un des moyens qui peut être utilisé pour mesurer la mobilité sociale est de mesurer la persistance du faible revenu. Statistique Canada mesure la persistance du faible revenu en déterminant le nombre de personnes qui ont vécu dans la pauvreté durant une période prédéterminée de 6 ans.
Voici donc la proportion des personnes qui ont vécu 6 années consécutives sous le seuil de faible revenu, signe de l’absence de mobilité sociale, entre les années 2002 et 2007 (stats les plus récentes disponibles):
Pas dernier, mais clairement dans le peloton de queue.
Pourtant, la gauche aime le rappeler, le modèle québécois a été construit pour sortir les gens de la pauvreté en redistribuant la richesse; on serait donc en droit de s’attendre que le Québec occupe le haut du classement.
Force est de constater que le modèle québécois a été dépassé par le modèle albertain, prince-édouardien, saskatchewanais, ontarien, terre-neuvien et néo-écossais…
Et si, au lieu de se faire croire que nous sommes les meilleurs, on décidait de s’inspirer de ceux qui ont obtenus des résultats surpassant les nôtres ?
Source:

Tableau 202-0807
Je ne comprends pas où serait mon erreur d’interprétation du graphique. Il me semble qu’on y constate que des augmentations de la liberté économique ont été accompagnées d’augmentations du taux de pauvreté, et que des diminutions de la liberté économique ont été accompagnées de diminutions du taux de pauvreté. Cela est le cas pour près de la moitié des années montrées dans le graphique. Comment peut-on en déduire que les augmentations de la liberté économique ont tendance à réduire les taux de pauvreté?
Ma perception est qu’il y a beaucoup de transferts de richesses au Québec, mais qu’il y en a peu des riches vers les pauvres. J’ai peu de chiffres à fournir, mais j’ai des références (elles sont vieilles, mais je suis persuadé qu’elles sont encore valides):
- « La principale raison en est que les transferts, c’est-à-dire les paiements directs en argent, aux individus, qui constituent l’essentiel du poste des services sociaux, sont souvent versés à des individus qui ne sont pas victimes de la pauvreté. [...] Selon les auteurs de l’étude, les pauvres « franchiraient aisément » le seuil de pauvreté si l’argent des transferts sociaux leur était versé directement». (Le Devoir, 14 et 15 oct. 2000, François Normand, « Une étude de l’institut économique de Montréal: Les dépenses sociales n’enrayent pas la pauvreté »).
- « Au Canada, les pauvres reçoivent à peu près 8% des sommes que le gouvernement redistribue. Le reste, c’est de la redistribution à l’intérieur de la classe moyenne et des groupes d’intérêt. Il serait, dans certains cas, plus juste de parler d’«arbitraire électoral » que d’une juste redistribution ». (Jean-Luc Migué lors d’une entrevue radiophonique à Franc Parler, 3 nov. 2003 – selon document « À propos des baisses d’impôts », de Joanne Marcotte, déc. 2003, p4).
- « Le deuxième sujet d’étonnement (ou pas) [à la lecture du rapport de la protectrice du citoyen du Québec] est de constater à quel point la population la plus démunie est la plus mal servie par la Machine – notamment parce qu’elle n’en comprend pas bien les rouages labyrinthiques. Or c’est précisément son contrat avec cette population qui justifie l’existence de l’État-Providence, que nous payons à grand frais ! » (La Presse, 10 juin 2007, Mario Roy, « Contrats déchirés »).
J’en conclu que la présence de pauvres au Québec, malgré un État obèse, ne vient pas contredire ma présomption que des transferts des riches vers les pauvres ne peuvent que logiquement réduire la pauvreté.
Malheureusement, ton dernier graphique ne me semble apporter aucune information sur l’impact des transferts de richesses des riches vers les pauvres sur les taux de pauvreté. Est-ce que l’État albertain, indépendamment de sa grosseur relative, effectue relativement plus de transferts des riches vers les pauvres que ne le font les autres provinces?
Moi je vois exactement l’inverse notamment à partir des années 85, 89 et 99…
Tu es vraiment drôle.
Tu admets que l’État est obèse, tu admets aussi qu’il n’y a pas moins de pauvres mais tu conclus quand même que le modèle Québécois peut réduire la pauvreté.
À ce niveau je pense qu’on peut parler de croyance idéologique profondément encrée.
C’est pas pour rien que t’es jamais foutu de rien prouver et que tu ne fait que parler d’impression et de présomption.
Une chance que je fais preuve de plus de rigueur dans mes billets car s’il fallait que je raisonne comme toi, je serais une risée.
Le Québec est le gvt qui redistribue le plus… Moi j’ai des chiffres, pas des suppositions ou des impressions…
En 2007, les 20% de la population avec les plus faibles revenus ont bénéficié d’un transfert gouvernemental de 8 200$; dans le reste du Canada ce même groupe a dû se contenter d’un transfert de 7 521$.
Vous pensez peut-être que cette redistribution de richesse, si chère aux gauchistes, a fait en sorte que les pauvres du Québec étaient plus riches que les pauvres du reste du Canada… Du tout, les revenus des 20% de Québécois les plus pauvres étaient de 12 700$ alors que dans le reste du Canada ils s’élevaient à 14 514$.
En fait, le Québec est la province pour laquelle les 20% de la population la moins riche ont les revenus les plus bas. À titre comparatif, ce groupe fait un salaire de 17 100$ en Alberta.
Voici dans quelle mesure les pauvres dépendent du gouvernement au Québec et dans le reste du Canada:
Si le reste du Canada est passé sous la barre de 50%, le Québec est repassé au-dessus du 60%.
Pour redistribuer la richesse, il faut taxer. Quand on taxe, on nuit à l’économie et quand on nuit à l’économie on s’assure que les pauvres restent pauvres et surtout, on les condamne à être dépendants du gouvernement… Et les gouvernements adorent les gens dépendants, c’est une clientèle électorale captive…
Sources:

Tableau 202-0301 & Tableau 202-0701
En sélectionnant des dates du tableau, on peut lui faire dire que la liberté économique diminue le taux de pauvreté … ou qu’elle l’augmente. En prenant l’ensemble des données du tableau, il me semble que l’on ne peut pas en déduire une tendance dans un sens ni dans l’autre.
Que tu aies compris que j’avais conclu que le modèle Québécois peut réduire la pauvreté vient appuyer mon impression que ta compréhension de données statistiques est souvent erronée.
Je trouve que le modèle québécois fait trop de transferts à des personnes qui ne sont pas pauvres, et que cela nuit à réduire la pauvreté.
Ces données sont très intéressantes. Merci de les avoir ressorties. Selon moi, elles indiquent qu’il est possible que des transferts plus généreux aux pauvres puissent avoir pour effets de réduire leurs revenus autonomes jusqu’à en réduire leurs revenus totaux. Mais il est erroné d’en sauter à la conclusion qu’il y a effectivement un lien de cause à effet. Trop d’autres variables peuvent expliquer la faiblesse relative des revenus autonomes des pauvres du Québec :
- Quelles sont les modalités des transferts aux pauvres? (contrepartie exigée des pauvres?, taux de récupération de l’aide lorsque les bénéficiaires ont des revenus autonomes?…)
- Quelle est l’importance des richesses naturelles des provinces?
(Les sables bitumineux de l’Alberta pourraient-ils y être pour quelque chose dans les revenus relativement élevés des Albertains, dont les plus pauvres d’entre-eux?)
- Quelles sont les lois du travail? (La loi anti-briseur de grève, unique au Québec, pourrait-elle refroidir les investisseurs les plus performants et nuire à la prospérité économique du Québec et aux revenus de ses habitants?)
- etc.
Ce n’est pas parce qu’on constate qu’il y a plus de coups de soleil les journées où les gens mettent plus de crème solaire qu’il faut en conclure que la crème solaire donne des coups de soleil. Lorsque le lien de cause à effet semble plausible, ça mérite d’être investigué, mais une corrélation ne mérite pas d’être qualifiée de preuve de lien de cause à effet.
C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je suis de plus en plus prudent dans mes commentaires (je présume, j’ai l’impression, je crois…). Je sais que la réalité est complexe et difficile à saisir. Sans vouloir me vanter, ce savoir provient du fait que plus on en sait, plus on sait qu’on n’en sait pas…
J’oublais une autre possibilité pouvant expliquer la relation entre les niveaux de transferts gouvernementaux et les revenus totaux des pauvres:
Serait-il possible que les pauvres du Québec reçoivent plus de transferts gouvernementaux parce que leurs revenus autonomes sont moindres, et que les causes principales de ces revenus autonomes moindres soient autres que ces transferts gouvernementaux relativement plus élevés?
(Ce n’est pas une affirmation, c’est juste une autre remarque pour illustrer comment des données peuvent donner lieu à toutes sortes d’interprétations qui ne reflètent pas nécessairement la réalité).
En regardant le tableau, les événements que je décrit sont plus fréquent que ceux que tu décrit. Tu focus sur l’exception, moi sur la tendance. C’est pas pareil.
Je vais te citer: « Ma perception est que lorsque l’État impose ses contribuables pour financer des transferts réduisant les écarts de richesse, les pauvres en sont économiquement avantagés. »
C’est exactement ce que fait le Québec.
J’exige de voir tes chiffres.
Moi j’ai donné des chiffres etle Québec est la province qui transfert le plus au pauvres.
Rien la dedans infirme ce que je dis. Tu ne fais que donner des hypothèses qui expliquent pourquoi j’ai raison !
Traduction: tu bullshit. Comme t’es incapable de prouver quoique ce soi, tu ne fait que donner des impressions, des présomptions et des croyances.
Moi je donne des faits.
Message au Crible
Quelques fois il vaut mieux laisser les gens penser qu’on est stupide que d’ouvrir la bouche pour le prouver…
Je comprends ta confusion. Pour illustrer ma pensée:
Je pense que de porter des bottes bien isolées aide à affronter les froids de l’hiver. Mais je crois que le modèle québécois, qui consiste à porter des bottes bien isolées (même plus que la moyenne), mais sans porter de manteau, ni chapeau, n’aide pas à affronter les froids de l’hiver.
Tu as trouvé d’excellentes données qui démontrent indéniablement que plus isolées sont les bottes portées par les gens, plus ils ont froid. Tu en as conclu que c’est le niveau d’isolation des bottes qui donne froid aux gens.
Je rétorque que, malgré la corrélation observée entre l’isolation des bottes et le niveau ressenti de froid, c’est peut-être d’autres facteurs que le niveau d’isolation des bottes qui donnent froid aux gens.
Tu exiges de voir des données pouvant démontrer que ce sont d’autres facteurs que l’isolation des bottes qui donnent froid. Mais mon but n’était pas de te démontrer que ce sont d’autres facteurs que l’isolation des bottes qui donnent froid aux gens. Mon but était seulement de t’amener à prendre conscience qu’il était erroné de conclure, sur la base de tes chiffres, aussi excellents soient-ils, que les niveaux d’isolation des bottes donnent froid aux gens. Tout cela en t’invitant à me fournir d’autres chiffres(si tu en as), plus en mesure de venir appuyer ton affirmation à l’effet qu’augmenter le niveau d’isolation des bottes donne froid.
Je n’ai donc pas de chiffre à te donner pour te démontrer que la pauvreté est peut-être provoquée par d’autres facteurs que les transferts aux pauvres. Mon but n’était pas de te démontrer cela. Mon but était plutôt de t’amener à réaliser que, sur la seule base de tes chiffres, aussi excellents soient-ils, on ne peut pas assurément déduire que les transferts aux pauvres causent la pauvreté, tout comme on ne pouvait pas assurément déduire que plus on met d’isolant dans nos bottes plus on aura froid.
Cela étant dit, je sais que les transferts aux pauvres engendrent des pressions à la baisse sur les revenus autonomes des pauvres. Tu vois, je suis partiellement d’accord avec toi. J’avais appris cet effet dans mes cours d’économie. C’est juste que je conteste ton affirmation à l’effet que les transferts aux pauvres ne peuvent que réduire les revenus totaux des pauvres. Je n’ai pas appris ça dans mes cours d’économie, et tes chiffres, aussi excellents soient-ils, ne m’apparaissent pas suffisants pour prouver l’existence d’un tel lien de cause à effet.
Il n’y a rien de stupide dans ce que dit le Crible. Une fois que l’on a les chiffres qui démontrent qu’une province est plus pauvre, il faut tenter de comprendre pourquoi. C’est pas suffisant de se fier sur une corrélation simple, c’est même réthoriquement un argument déficient.
« Les gens qui reçoivent de l’aide sociale sont plus pauvres que les autres, l’aide sociale crée la pauvreté. » Ou encore « Mon père a le cancer et se retrouve souvent à l’hôpital, le milieu hospitalier donne le cancer. »
Parce que c’est moi qui est confus ? Je te signale que c’est toi qui ne fait que parle d’impression et de croyance.
FAUX.
J’ai montré qu’on avait les botte d’hiver, le parka, les mitaines, la tuques, la camisole, les caleçons, un logement chauffé, un sauna finlandais et on leur paye même 2 semaines de vacance en Cuba en février.
Tu me demande de donner encore plus de chiffres alors que les chiffres donné suffisent déjà amplement et le paragraphe suivant tu écris:
Bravo champion.
Ici on n’est pas à discuter de cause à effet, on parle du crible qui nie la corrélation qui est pourtant évidente.
Troll.
Le graphique se lit de gauche à droite, puisque la variation des deux courbes (le taux de pauvreté et l’indice de liberté économique), se fait en fonction du temps. Or, pour déduire qu’un phénomène en entraine un autre, il faut habituellement que la corrélation soit serrée, mais aussi que le phénomène causal devance toujours la conséquence, de près ou de loin. Si je veux démontrer que la lecture des ouvrages de Leon Tolstoï rend sourd, par exemple, il faudra que la courbe du taux de surdité d’une population en fonction du temps soit très proche de celle de la lecture des ouvrages de Tolstoï, mais qu’elle retarde toujours légèrement.
Qu’en est-il du graphique proposé par David? Pour que la liberté économique soit un facteur causal de la diminution du taux de pauvreté, il faudrait qu’un hausse de l’indice économique (la ligne verte) soit suivie d’une baisse du taux de pauvreté (la ligne rouge). Inversement, il faudrait qu’une baisse de la ligne verte soit suivie d’une hausse de la ligne rouge.
Dans certaines zones du graphique, on peut observer une telle corrélation. En 1989 la liberté économique commence à diminuer et en 1990 le taux de pauvreté à augmenter, par exemple. Mais le lien causal est faible. Dans plusieurs autres sections du graphique, le fléchissement du taux de pauvreté devance même celui de la liberté économique. En 1998 la pauvreté commence à chuter, suivie de la liberté en 2000. Ailleurs: la pauvreté commence à augmenter en 1990, suivie de la liberté en 1993. Ce qu’on peut tirer de ce graphique est très flou en terme de corrélation causale.
Il ne suffit pas que les lignes voyagent en sens contraire à quelques occasions. La diminution de la pauvreté pourrait faire diminuer la pression sur le gouvernement, et celui-ci réagirait en diminuant ses dispositifs de contrôle sur l’économie, par exemple, en la libéralisant. Ou inversement, la hausse de la pauvreté pourrait préoccuper les individus au pouvoir, qui réagiraient en restreignant la liberté économique et en augmentant les partages. Faut pas sous-estimer la réaction politique au problème de la pauvreté. En fait, la libéralisation de l’économie ou l’inverse est souvent le fruit d’une décision politique, et les décisions politiques se font souvent des réponses aux problèmes de la population. Ils sont payés pour réagir.
Ça pourrait expliquer, par exemple, que les variations de la pauvreté soient régulièrement suivies d’une variation en sens inverse de la liberté économique.
T’es même pas assez allumé pour réaliser que tu ne parles pas du bon graphique…
Je suis vraiment désolé de t’avoir mal compris. Tout le long, je comprenais que tu soutenais que d’augmenter les transferts aux pauvres rendait les pauvres plus pauvres, même en comptant les transferts qu’ils recevaient. Mais en te relisant, je me console en me disant que tu as aussi une part de responsabilité dans le fait je ne t’ai mal compris.
Je suis désolé aussi de m’être si mal exprimé :
Je pensais avoir bien exprimé que je voyais très bien la corrélation entre les transferts aux pauvres et les revenus des pauvres (plus les transferts sont grands, plus les revenus des pauvres sont faibles, même en incluant leurs transferts).
J’étais d’accord pour dire qu’il était possible qu’en augmentant les transferts aux pauvres, cela pouvait rendre les pauvres plus pauvres (même en comptant les transferts reçus).
Je ne faisais que soutenir que tous les chiffres que tu as apporté ne pouvaient pas prouver qu’il existait réellement un tel lien de cause à effet. Mais comme tu dis maintenant que tu n’as pas soutenu qu’il existait un tel lien de cause à effet, il semble bien que nous avons perdu tout deux notre temps. Désolé encore une fois.
Soupir… C’est exactement ce que je soutiens…
Si au lieu de vouloir t’obstiner tu ferais un effort de compréhension tu raconterais moins de connerie.
Les raison que tu as donné explique le lien de cause à effet que j’ai décrit mais tu as été trop bête pour t’en rendre compte.
En me disant que je racontais des conneries et que j’étais bête, tu as sorti tes meilleurs arguments. Cela m’as finalement réveillé et convaincu que tu avais raison. Je te remercie d’avoir allumé mes lumières. Pour te remercier j’aimerais te faire part de ma découverte de certains phénomènes de cause à effet comme tu les aimes, prouvé par des preuves chiffrées comme tu les aimes. Ne te gênes pas pour en faire des sujets de prochains billets. Cela me ferait plaisir que tu relais mes découvertes.
J’ai découvert que plus le taux de pauvreté est élevé, plus les gouvernements ont tendance à paniquer et à prendre de mauvaises décisions économiques, comme de réduire la liberté économique. Comme preuve, nous n’avons qu’à regarder le graphique que tu as présenté dans ton commentaire no 56 du 8 novembre dernier. On voit bien que la tendance indique que lorsque le taux de pauvreté du Québec augmente, le gouvernement réduit la liberté économique, et vice versa.
D’autre part, j’ai découvert que plus est élevé le pourcentage de la population sous le seuil de faible revenus pour 6 années consécutives, plus les gouvernements réagissent en versant des transferts généreux aux pauvres. La preuve en est le graphique que tu as présenté à ton commentaire no 58 du 8 novembre dernier. On voit que le pourcentage de pauvres demeurant en dessous du seuils de pauvreté pour 6 années consécutives est relativement élevé au Québec. Or, comment le gouvernement du Québec a-t-il réagit? Eh oui. Tu le sais comme moi : en devenant un des gouvernements provinciaux offrants les transferts les plus généreux aux pauvres.
Finalement, j’ai découvert que plus les pauvres sont pauvres, les gouvernement réagissent en leur octroyant des transferts plus généreux. Les données que tu as présentées dans ton commentaire 61, le 9 novembre en sont la preuve. Ainsi, on peut y déduire que les revenus autonomes des 20% de Québécois les plus pauvres étaient de 4500 $, alors que dans le reste du Canada, ils s’élevaient à 6993 $. Quel gouvernement a réagit à ces revenus autonomes en offrant les prestations les plus généreuses? Eh oui! Le Québec avec 8200 $ par personne , en comparaison d’une moyenne de 7521 $ dans les autres provinces.
En conclusion, trois intéressants phénomènes de cause à effet, prouvés par des données provenant d’organisations sérieuses. Ne me remercie pas. Je te devais bien ça…
Comme d.’habitude tu as été trop bête/malhonnête pour aborder l’argument dans mon commentaire qui était:
Les raison que tu as donné explique le lien de cause à effet que j’ai décrit mais tu as été trop bête pour t’en rendre compte.
Tu as raison pour la bêtise, mais pas pour la malhonnêteté. Je n’ai pas pu répondre à ton commentaire, car je n’ai pas compris en quoi les raisons que j’ai données ont expliqué (ou démontré) les liens de causes à effets que tu soutiens percevoir.