Le Journal de Québec

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Des femmes « fines fines fines »?
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Travail contre faveurs sexuelles? Pour pouvoir œuvrer sur les chantiers québécois, certaines femmes du milieu de la construction se doivent d’être « fines, fines, fines », a-t-on appris, lundi, en commission parlementaire.

Il s’agit là d’une partie du témoignage troublant livré, lundi après-midi, par trois travailleuses du Comité ad hoc pour la défense des droits des femmes dans la construction au premier jour des audiences publiques sur le projet de loi 33.

« Ça va de la simple farce plate à la violence physique, s’est insurgée Sylvie Déraspe, responsable du comité. On n’est plus capables d’être discriminées, intimidées, harcelées et violentées pour pouvoir travailler sur l’industrie. Il faut essayer d’apporter de nouvelles solutions parce que c’est effrayant. »

Ironiquement, une travailleuse de la construction de la Côte-Nord, qui devait témoigner, lundi, à l’Assemblée nationale au sujet de l’intimidation, se trouvait plutôt à l’hôpital après avoir apparemment subi une agression d’un syndiqué de la FTQ-Construction.

Parlant de Bernard Gauthier, alias Rambo, de la FTQ-Construction, elle a dit « qu’il contrôle une grande partie des travailleurs et des entrepreneurs. C’est plus grave que ce que vous pensez, a-t-elle affirmé. Il fait la pluie et le beau temps ».