L’expression déplaît énormément aux médias (exemple ici & ici), donc elle doit être vraie !

Qu’est-ce qui irrite autant les gauchistes ?  Voici comment se classent les 10 plus gros pays exportateurs de pétrole au chapitre des droits humains:

Pétrole Éthique
Source: The Economist, Democracy index 2010

Pétrole Éthique
Source: Reporters Without Borders, Press Freedom Index 2010

Pétrole Éthique
Source: Transparency International, Corruption perceptions index

On me dira que cette analyse n’est pas valable, puisque des compagnies qui font des affaires au canada sont aussi présentes dans ces pays dictatoriaux.  À ces gens je réponds que dans ces pays l’exploitation du pétrole est sous le contrôle direct des gouvernements.  Par conséquent, leurs ventes de pétrole renforcent les dictatures en place.

Que ça plaise ou non à la clique du Plateau, nous avons besoin de pétrole.  Le pétrole vénézuélien contient de la censure, le pétrole saoudien contient des lapidations, le pétrole iranien contient de l’antisémitisme, le pétrole russe contient de la répression et le pétrole albertain contient…  de la démocratie !

Voilà pourquoi la gauche déteste tant l’expression « pétrole éthique », parce que si on est contre les sables bitumineux de l’Alberta on se retrouve de facto dans le camp des tortionnaires.  Après tout, la gauche a organisé des boycotts contre Israël pour moins que ça.

Mais ici, il faut bien réaliser qu’il existe deux types de personne qui s’opposent à l’exploitation des sables bitumineux.

Tout d’abord les véritables écologistes, ceux qui considèrent que l’homme est une espèce nuisible, un virus à éliminer.  Pour ces gens, il est plus important de sauver un canard que de dénoncer une lapidation en Arabie Saoudite.

Ensuite, il y a les melons d’eau, des écologistes qui sont verts à l’extérieur, mais rouges à l’intérieur.  L’objectif de ces écologistes occidentaux est de faire du capitalisme le seul coupable de la pollution et du réchauffement climatique. Car ces écologistes ne sont pas des écologistes: ce sont des gauchistes. Ils ne s’intéressent à l’environnement que dans la mesure où, en feignant de le défendre, ils s’en servent pour attaquer le néolibéralisme.

Jamais ils ne dénoncent la pollution causée par l’extraction du pétrole des sables bitumineux vénézuéliens. Ce n’est pas une pollution capitaliste. Exiger que Chavez stoppe le développement de ses sables bitumineux serait, de leur point de vue socialiste, sans utilité. Car cette entreprise fatigante ne renforcerait pas leur croisade contre le capitalisme.