LibertéLes politiciens prônent l’utilisation de deniers publics pour mettre en place des politiques étatistes qui étendront leur pouvoir et assureront leurs réélections…

Les bureaucrates cherchent à accroître leur autorité et le financement de leurs agences pour se rendre indispensables aux yeux de la population…

Les hommes d’affaires font du lobbying pour obtenir des subventions et des privilèges qui leur assureront une position dominante…

Les représentants de la loi qui soutiennent la guerre contre la drogue pour justifier un financement toujours plus grand de leurs activités…

Les syndicats de la fonction publique réclament un gouvernement toujours plus gros pour augmenter leurs salaires, leur membership et leur pouvoir…

Les artistes demandent l’aide de l’État pour que l’on achète collectivement des produits que nous refusons d’acheter individuellement…

Les groupes écologistes exigent des programmes verts qui se traduiront par une augmentation de leurs budgets de fonctionnement…

Et dans toute cette faune avide de piger dans l’assiette au beurre, qui accuse-t-on d’être des égoïstes ?  Les libertariens…  Et ce, même si les libertariens sont les seuls qui dénoncent les comportements égoïstes énumérés précédemment…

Mais on me répondra que tous gens désignés ci-haut ne peuvent pas être égoïstes puisque leurs actions sont motivées par un sentiment de solidarité sociale… Certains gauchistes prétendent qu’être contre l’impôt ou d’autres formes d’interventions gouvernementales implique nécessairement un comportement égoïste et de l’indifférence au bien-être des autres.  Mais cette hypothèse ne tient simplement pas compte de la possibilité que les libertariens croient sincèrement que l’adoption de limites strictes au pouvoir du gouvernement améliorerait le sort des pauvres.