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5 septembre 2011

Les pauvres québécois: l’échec d’un modèle Canada Économie En Chiffres Québec

L’existence du modèle québécois est justifiée par la solidarité sociale.  Selon les gardiens de la révolution, le modèle Québécois existent pour donner aux pauvres un filet de sécurité social qui leur assurera un niveau de vie décent.

Au delà de ces bon sentiments, comparons la performance du sacro-saint modèle québécois aux autres provinces canadiennes et voyons si l’investissement a valu la peine:

Pauvres Québecois
N.B. 1976 année la plus ancienne disponible, 2009 année la plus récente disponible

Le bilan: un échec retentissant, si les intention sont louables, les résultats sont désastreux.  Non seulement en 2009 le Québec est l’une des provinces avec les pauvres les plus pauvres (13 500$), mais en plus, depuis 1976 le Québec est aussi l’une des provinces où le revenu des pauvres à le moins augmenté (+3,8%).

Ce n’est pas un hasard si les arguments de la gauche pour vendre le modèle québécois sont d’ordre émotionnels et non pas rationnel.

Source:
Statistique Canada
Tableau 202-0701


5 septembre 2011

La droite et le compromis, réponse à Fred Têtu Philosophie Québec

Gauche/DroiteLa semaine dernière, sur les ondes de RP, Fred Têtu a parlé du futur de la droite au Québec.  On pourrait résumer l’essentiel de son commentaire en disant que pour Fred Têtu, si la droite veut un jour prendre le pouvoir elle devra faire des compromis pour se rapprocher du centre.  Je vous invite à écouter un extrait de son intervention.

Je suis parfaitement conscient qu’un parti 100% libertarien ne prendra jamais le pouvoir de mon vivant au Québec.  Donc, si je dis « oui » au compromis, je dis aussi que la droite ne doit pas nécessairement faire des compromis.

Je m’explique.  Prenons un parti de droite qui désire faire passer le taux d’impôt sur les corporations à 0% alors qu’un parti de gauche désire maintenir le taux à 40%.  Dans le but d’être plus présentable, le parti de droite accepte de faire un compromis en tranchant la poire en deux pour demander un taux de 20%.

L’élection arrive et la droite n’est pas élue.  Mais à cause du compromis qui a été mis sur la table lors de l’élection, la position de droite n’est plus un taux de 0%, mais un taux de 20%.  Par conséquent, lors de l’élection suivante, toujours dans le but d’être plus présentable, la droite devra faire un autre compromis pour se rapprocher du taux de 40% en demandant un taux de 30%, et ainsi de suite…

On réalise rapidement où va mener la recherche absolue du compromis: au bout de quelques cycles électoraux, la droite finira par avoir le même programme électoral que la gauche, à moins que des gens dans cette formation politique se lèvent pour dire que le parti est en train de perdre son âme à force de vouloir plaire.  C’est cette obsession du compromis qui a fait que l’ADQ, un parti de droite, est plus à gauche que la gauche suédoise.

Mais tout n’est pas noir puisqu’à l’inverse, si le parti de droite gagne son élection après avoir accepté de faire un compromis avec un taux d’imposition à 20%, ce nouveau taux deviendra l’option centriste et lors d’une prochaine élection la droite pourra proposer légitimement un taux de 10%.

En d’autres mots, si les compromis sont nécessaires, on ne doit pas nécessairement faire des compromis puisque si la droite fait des compromis dans une cause perdante, le résultat immédiat sera de déplacer le spectre politique vers la gauche.  Par contre, dans une cause gagnante, un compromis permet de déplacer le spectre politique vers la droite.  Ce qui est important pour un parti politique de droite c’est de choisir ses batailles et de réaliser que chaque compromis qui est fait pour accéder au pouvoir porte en lui le germe de sa destruction.  Quelquefois, il vaut mieux accepter de perdre une élection en défendant une option marginale que de tout risquer dans une élection au dénouement incertain.

Le Parti Québécois et le Parti Conservateur ont tous les deux accepté de s’aventurer sur le chemin du compromis.  Le Parti Québécois a accepté de diluer son option souverainiste pour être plus présentable pour ensuite perdre ses élections avec pour conséquence que l’option souverainiste s’est marginalisée.  Lors des prochaines élections, le Parti Québécois devra être encore moins souverainiste s’il veut être plus mainstream.  À l’inverse, les compromis du Parti Conservateur se sont soldés par des victoires électorales ce qui a permis de légitimer l’option conservatrice.  Ceci permettra au parti d’aller encore plus à droite dans les prochaines élections sans pour autant être moins mainstream.

Autre chose, Fred Têtu affirme dans son entrevue que le but d’un parti politique c’est de prendre le pouvoir.  Je pense plutôt que le but d’un parti politique c’est de convaincre la population de la légitimité de ses idées.


5 septembre 2011

Les charognes onusiennes Coup de gueule International Revue de presse

San Francisco Chronicle

Cable: UN peacekeepers traded food for sex
San Francisco Chronicle

United Nations peacekeepers in Ivory Coast enticed underage girls in a poor part of the West African nation to exchange sex for food, according to a United States Embassy cable released by WikiLeaks.

The cable written in January 2010 focuses on the behavior of Beninese peacekeepers stationed in the western town of Toulepleu, an area that has been at the crosshairs of the nation’s 10-year-long conflict.

A random poll of 10 underage girls in Toulepleu by aid group Save The Children U.K. in 2009 found that eight performed sexual acts for Benin peacekeepers on a regular basis in order to secure their most basic needs. « Eight of the 10 said they had ongoing sexual relationships with Beninese soldiers in exchange for food or lodging, » the diplomat wrote in the cable, citing information shared with the embassy by a protection officer.

Sexual misconduct by U.N. troops has been reported in a number of countries including Congo, Cambodia and Haiti — as well as in an earlier incident involving Moroccan peacekeepers in Ivory Coast.