Antagoniste


15 août 2011

Taxer les riches Économie États-Unis

DetteAujourd’hui Warren Buffet signe un texte dans le New York Times dans lequel il demande une hausse substantielle des impôts pour les personnes qui gagnent plus d’un million de dollars. Selon lui, c’est la clé pour sortir le gouvernement américain de son impasse budgétaire.

Vraiment ?

Si demain matin le gouvernement américain décidait de taxer à 100% les revenus des gens gagnants plus de 1 000 000 dollars, le trésor américain aurait à sa disposition 721 989 755 000 dollars.  Que peut-on faire avec cette somme colossale ?  Elle suffirait à peine à faire fonctionner le gouvernement américain pendant…  74 jours !  Vous avez bien lu, en confisquant jusqu’à la dernière cenne à tous ces millionnaires, le gouvernement américain aurait uniquement de quoi fonctionner durant mois.

Si Warren Buffet et ses amis désirent payer plus, rien ne les oblige à attendre que le gouvernement relève les taux d’imposition, ils sont libres de faire un chèque au département du Trésor.  En 2010,  l’argent reçu en contributions volontaires s’est élevé à 2,8 millions de dollars. Alors qu’attend Warren Buffet pour donner l’exemple ?

Mais d’un point de vue canadien, ce n’est pas une mauvaise chose si le gouvernement américain décide de surtaxer ses millionnaires puisque quelques-uns d’entre eux pourraient être tentés de déménager au Canada.

IRS
SOI Tax Stats – Individual Statistical Tables by Size of Adjusted Gross Income


15 août 2011

Arguing with Idiots: Patrick Lagacé Arguing with Idiots Économie En Chiffres États-Unis Récession

Jeudi dernier, Patrick Lagacé a publié l’image suivante sur son blogue:

Capitalisme ?

La courte explication donnée dans le billet, « Les riches et les puissants d’abord… » laisse penser que selon le défenseur de la veuve et de l’orphelin de la rue St-Jacques, les riches s’en tirent bien quand l’économie s’effondre.

Mais est-ce vrai ?

Pour vérifier si tel était le cas, j’ai analysé ce qu’il advenait de la fortune des riches en période de récession.  Pour ce faire, j’ai regardé dans quelle mesure la part de la richesse totale détenue par les riches évoluait lors d’une récession aux États-Unis.

Voici donc les résultats de l’évolution de la part (et non pas la part, attention de bien faire la différence) de la richesse détenue par les riches:

Guerre Des Classes

Sauf quelques rares exceptions, les récessions affectent négativement le portefeuille des plus fortunés, il est donc faux de prétendre que ces derniers s’en tirent bien lorsque l’économie s’effondre.

Je tiens à vous rappeler aussi que les chiffres ci-haut représentent l’évolution de la part de la richesse nationale qui est monopolisée par les riches.  Ceci implique que dans la majorité des récessions, les riches diminuent leur monopole sur la richesse nationale.  Autrement dit, la richesse est répartie plus équitablement puisqu’elle est moins concentrée dans les mains de quelques personnes.

Aller savoir, c’est peut-être pour cette raison que Barack « le rouge » Obama s’acharne à mettre en place des politiques économiques qui prolongent la récession.  Peut-être espère-t-il ainsi avoir une société plus égalitaire.  Mais la seule égalité qu’il sera en mesure de mettre en place sera une égalité dans la misère.

M’enfin, tout ceci pour dire qu’une fois de plus Patrick Lagacé était dans l’erreur.  Dans la majorité des cas non seulement les récessions ne profitent pas aux riches, mais elles entraînent une meilleure redistribution de la richesse.  Mais si la récession permet de répartir plus équitablement la richesse, je connais bien peu de gens pour dire que cette répartition permet d’améliorer le sort des gens.  Qui ici est assez bête pour dire que les récessions améliorent le sort des travailleurs ? Voilà qui prouve qu’il est préférable de vivre inéquitablement dans la richesse que de vivre équitablement dans la pauvreté.

Source:
University of California Berkeley
Income and Wealth Inequality.Tables and Figures Updated to 2008, July 2010)


15 août 2011

The Bankruptcy Express Économie États-Unis Gauchistan Revue de presse

San Jose Mercury News

High-speed rail price tag soars again, this time on pace to surpass $60 billion
San Jose Mercury News

For the second time since voters approved California’s massive bullet train project, the state on Tuesday raised the total price tag for the first stretch by several billion dollars — and now the cost for the entire rail line is on pace to skyrocket to an eye-popping $60 billion to $80 billion or even more.

The California High-Speed Rail Authority’s new cost estimates released Tuesday show the initial stretch of construction between Merced and Bakersfield will cost $10 billion to $13.9 billion depending on how it’s built. Project planners had previously pegged the section at $6.8 billion.

If the cost of the entire project balloons at the same pace as the Central Valley section, the San Francisco-to-Anaheim railroad would cost from $63 billion to $87 billion, similar to what independent analysts have been predicting. And those figures do not include inflation, which could push the final cost toward a staggering $100 billion.

When California voters approved the project in 2008, the state said it would cost $33 billion, but it soared to $43 billion a year later — already making it the single largest public works project in the nation. Even now, the state only has about one-fourth of the money needed to fund the entire rail line and no clear plan on how to secure the rest.