Depuis le début du débat sur le plafond de la dette, ils sont nombreux les journaleux à nous rappeler que lors de la présidence de Bill Clinton, les États-Unis avaient un surplus alors qu’avec Bush l’endettement a explosé.  C’est juste.

Par contre, les mêmes journaleux s’empressent de dire que Clinton, en bon démocrate, a dépensé dans les programmes sociaux alors que Bush, en mauvais républicain, les a coupés.  Encore cette semaine, j’ai pu entendre cette légende urbaine dans l’émission de Dutrizac.

Voici pourquoi c’est une légende urbaine…

Socialisme
Bleu: présidence démocrate / Rouge: présidence républicaine

Durant la présidence de Bill Clinton, les dépenses sociales sont passées de 4 044$/h à 4 510$/h, soit une augmentation de 11,5%.

Durant la présidence de George Bush, les dépenses sociales sont passées de 4 510$/h à 5 650$/h, soit une augmentation de 25,3%.

Vous avez bien lu, par rapport à Bill Clinton, George Bush a plus que doublé la croissance des dépenses sociales.

Ce qu’il faut savoir c’est que Congrès républicain avait obligé Bill Clinton à réformer en profondeur l’État-providence:

The Democrats had accepted the neoconservative analysis of the welfare state’s limits, and decided to roll back or at least keep under control the expansion of social government. Clinton accepted the neoconservative goal of ending welfare « as we know it », declaring in 1996 that welfare is meant to be « a second chance, not a way of life ». (Unraveling the Right: The New Conservatism in American Thought and Politics, Ansell 1998)

De la présidence de Bush, on peut dire ceci:

Bush Socialism

Source:
Office of Managenent and Budget
Historical Tables Budget of the U. S. Government

P.-S. Dans quelques jours je vais me livrer à un autre exercice démolition d’un article de Patrick Lagacé. À ne pas manquer.