Antagoniste


2 août 2011

Un peu de cohérence SVP Économie États-Unis Gauchistan Hétu Watch

Toujours à propos de l’incessant débat autour du relèvement du plafond de la dette aux États-Unis, la gauche a souvent répété que si les finances publiques aux États-Unis sont dans une position aussi précaire, c’est à cause des guerres de Bush.  Ce n’est pas faux, les guerres ont bel et bien contribué à creuser les déficits.

Par contre, la gauche est aussi un zélote de la grande Église keynésienne. Or, voici ce qu’a déclaré le pape du keynésianisme au sujet de la grande dépression et de la 2e Guerre Mondiale:

Paul Krugman

« The Great Depression in the United States was brought to an end by a massive deficit-financed public works program, known as World War II. »

Selon cette logique, il faudrait conclure que les guerres de Bush ont été bonnes pour l’économie américaine.

Un peu de cohérence serait apprécié du côté des gauchistes parce que si les guerres en Irak et en Afghanistan ont mis en péril l’économie américaine, on doit donc conclure que le keynésianisme c’est de la bullshit. Inversement, si les thèses keynésiennes sont justes, la gauche devrait conclure que sans les guerres de Bush l’économie irait encore plus mal… (c’est la première réponse qui est la bonne)

En terminant, une citation de Thomas Jefferson qui devrait inciter les mouvements pacifistes à militer au côté des libertariens dans la lutte au déficit:

Thomas Jefferson

« I wish it were possible to obtain a single amendment to our Constitution. I would be willing to depend on that alone for the reduction of the administration of our government; I mean an additional article taking from the Federal Government the power of borrowing. I know that to pay all proper expenses within the year would, in case of war, be hard on us. But not so hard as ten wars instead of one. For wars could be reduced in that proportion. »


2 août 2011

Ces riches qui payent de l’impôt Économie En Chiffres États-Unis Hétu Watch

Dans l’interminable débat qui a amené à la hausse du plafond de la dette aux États-Unis, les gauchistes ont inlassablement répété que les riches ne payaient pas leur juste part d’impôt.  Il va de soi que les médias, au lieu de vérifier cette affirmation, ont plutôt préféré en faire la promotion.

Je vais donc faire, une fois de plus, le travail que les médias n’ont pas fait…  Voici comment se répartit l’impôt aux États-Unis depuis 1980:

Impôt États-Unis

Depuis 2005, le 1% des Américains les plus riches paye autant d’impôt que 95% de la population et l’on voudrait nous faire croire que les riches ne font pas leur part ?

Autre fait intéressant, le gros des baisses d’impôt du gouvernement Bush a eu lieu à partir de 2003, que peut-on voir sur le graphique à partir de cette année ?

Et pour ceux qui doutent encore du caractère progressiste des impôts aux États-Unis, voici comment le système fiscal américain est décrit par l’OCDE:

Taxation is most progressively distributed in the United States, probably reflecting the greater role played there by refundable tax credits, such as the Earned Income Tax Credit and the Child Tax Credit. […] After the United States, the distribution of taxation tends to be most progressive in the English-speaking countries – Ireland, Australia, the United Kingdom, New Zealand and Canada – together with Italy, followed by the Netherlands, the Czech Republic and Germany. Taxes tend to be least progressive in the Nordic countries, France and Switzerland. […]

Based on the concentration coefficient of household taxes, the United States has the most progressive tax system and collects the largest share of taxes from the richest 10% of the population.

La gauche devra se trouver un nouveau talking point, car il est faux de prétendre que les riches aux États-Unis ne font pas leur juste part.

Source:
Tax Foundation
Summary of Latest Federal Individual Income Tax Data, 1980 – 2008


2 août 2011

Libre-marché et révolution africaine Économie International Revue de presse

The Guardian

Africa’s mobile economic revolution
The Guardian

Africa has experienced an incredible boom in mobile phone use over the past decade. In 1998, there were fewer than four million mobiles on the continent. Today, there are more than 500 million. In Uganda alone, 10 million people, or about 30% of the population, own a mobile phone, and that number is growing rapidly every year. For Ugandans, these ubiquitous devices are more than just a handy way of communicating on the fly: they are a way of life.

It may seem unlikely, given its track record in technological development, but Africa is at the centre of a mobile revolution. In the west, we have been adapting mobile phones to be more like our computers: the smartphone could be described as a PC for your pocket. In Africa, where a billion people use only 4% of the world’s electricity, many cannot afford to charge a computer, let alone buy one. This has led phone users and developers to be more resourceful, and African mobiles are being used to do things that the developed world is only now beginning to pick up on.

The most dramatic example of this is mobile banking. Four years ago, in neighbouring Kenya, the mobile network Safaricom introduced a service called M-Pesa which allows users to store money on their mobiles. If you want to pay a utilities bill or send money to a friend, you simply dispatch the amount by text and the recipient converts it into cash at their local M-Pesa office. It is cheap, easy to use and, for millions of Africans unable to access a bank account or afford the hefty charges of using one, nothing short of revolutionary.