Voici un billet que j’ai écrit le 2 août 2007 à propos de l’effondrement d’un pont à Minneapolis:

Antagoniste.net
Le choc des civilisations

Et je ne parle pas du choc entre l’Occident et le Moyen-Orient mais entre les États-Unis et le Québec…

Au Québec quand un viaduc s’écroule et tue des gens c’est la culture du « no fault » qui prévaut. Ce n’est pas de la faute de personne, aucun coupable n’est désigné et pas moyen de faire valoir ses droits devant le tribunal.

J’ai hâte de voir comment les Américains vont réagir à l’écroulement de leur pont… Mais je doute que ces derniers acceptent de se faire dire: « c’est la faute de personne ». J’ai comme l’impression que, contrairement au Québec, des coupables seront désignés et certaines personnes devront répondre de leurs actes devant un juge…

La civilisation du « no fault » et celle de l’imputabilité.

Le 23 août 2010, la firme d’ingénieur responsable de la rénovation du pont a accepté de verser 52,4 millions de dollars aux victimes de cette catastrophe (13 morts, 145 blessés). Au Québec, les victimes du viaduc de la Concorde (5 morts, 6 blessés) n’ont même pas eu le droit de faire valoir leur droit devant un tribunal.

Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que si hier c’était un viaduc et qu’aujourd’hui c’est Guy Turcotte, une constante demeure: personne n’est jamais responsable au Québec…