Souvlaki & PoutineLa Grèce est en quasi-faillite et pour rencontrer ses obligations le petit pays a dû recevoir une aide d’urgence pour être en mesure de rembourser ses créanciers.  Est-ce là le futur qui attend le Québec ?  Après tout, si le taux d’endettement de la Grèce représente 102,6% de son PIB le Québec n’est pas loin avec un taux qui fait osciller la balance à 94,0% de son PIB.

Pour répondre à cette question, regardons la situation hellénique.  Les Grecs ont reçu un bailout de 153 milliards de dollars canadiens.  Pour une population de 11,3 millions d’habitants, ce plan de sauvetage représente donc 13 540$/habitant.

Au Québec, nous avons la chance de profiter d’un bailout perpétuel du fédéral, soit les paiements de transferts et de péréquation.  Depuis 2005, le Québec a reçu du fédéral 108 milliards de dollars ce qui représente une somme de 13 904$/habitant !

En bref, depuis 2005 le Québec a reçu d’Ottawa l’équivalent du bailout que la Grèce va recevoir !

Certaines personnes seront sans doute tentées de me répondre que la comparaison est odieuse puisque le Québec envoie chaque année plusieurs milliards de dollars en taxes et impôts à Ottawa.  C’est juste.  Mais je réponds à cet argument que non seulement le Québec reçoit plus du fédéral qu’il ne donne, mais qu’en plus, les Grecs devront rembourser l’intégralité des 153 milliards de dollars qu’ils ont reçus, et ce, avec un taux d’intérêt de 4,2%.  Le fédéral n’a jamais demandé au Québec d’acquitter les sommes excédentaires reçues.

La question n’est pas de savoir si le Québec risque un jour de connaître le même sort que la Grèce puisque le Québec est déjà comme la Grèce !  Mais, contrairement à la Grèce, le Québec a un sugar daddy beaucoup plus conciliant…