Antagoniste


22 juin 2011

Gaz de shale, artistes & droit d’auteur… Économie Gauchistan Québec

TartisteAu Québec, un consensus largement répandu au sein de la colonie artistique veut que les ressources naturelles doivent être nationalisées.  Selon notre élite culturelle, il est inadmissible que le secteur privé puisse faire de l’argent avec quelque chose qui devrait appartenir à tous les Québécois.

Fort bien, mais pourquoi s’arrêter aux ressources naturelles ?  La culture est aussi un élément vital au bien-être de notre nation.  Alors, il est tout aussi inadmissible de voir des artistes faire de l’argent avec notre culture puisque celle-ci, tout comme les ressources naturelles, devrait appartenir à tous les Québécois.  Comment peut-on tolérer que la culture, un bien commun, soit la propriété d’une petite élite ?  Ne dit-on pas que la culture est l’âme d’un peuple ?  Comment peut-on tolérer de voir une petite minorité d’entrepreneurs privés s’enrichir en marchandant notre âme ?  La culture, cet oxygène qui nous a unis et qui a permis au fait français de respirer en terre d’Amérique, serait-elle moins importante que l’électricité produite par nos rivières ou le gaz sortant d’un puits ?

Donc, puisque la culture est un trésor national qui est essentiel à la survie et au bien-être de tous les Québécois, ce bien commun devrait être nationalisé.  Le gouvernement devrait immédiatement décréter que les artistes québécois n’ont plus le droit de protéger leurs oeuvres avec des droits d’auteur puisque celles-ci devraient être la propriété de tous les Québécois.  De plus, tous les profits réalisés par la vente d’oeuvres artistiques et de billets de spectacle devraient être redistribués à la collectivité.

Après tous, les artistes étant déjà subventionnés avec l’argent de nos taxes, il est normal que le fruit de leur travail nous appartienne.


22 juin 2011

Arguing with Idiots: Jean-François Lisée Arguing with Idiots Économie En Chiffres États-Unis Québec

Cette semaine, Jean-François Lisée a publié un billet dans lequel il affirme qu’aux États-Unis, même si l’économie est en croissance, le sort de la population ne s’améliore pas pour autant.  Pour cet adepte de la gauche prétendument efficace, l’absence de mécanismes efficaces de partage de la richesse serait responsable de cette situation.

Jean-François Lisée justifie cette affirmation avec un graphique montrant que le revenu des 20% d’Américains les plus pauvres n’a augmenté que de 16% depuis 1979, alors que le revenu des 20% d’Américains les plus riches a augmenté de 95% durant la même période.

Pour m’amuser, j’ai reconstruit son graphique, mais j’ai ajouté le Québec.  Après tout, le Québec devrait faire bonne figure puisque la solidarité c’est notre dada…

Richesse

Nous pouvons donc constater qu’effectivement, le revenu des Américains les plus pauvres n’a cru que de 16% alors que du côté des plus riches on voit plutôt une augmentation spectaculaire de 95%.  Normal, j’utilise les mêmes statistiques que Jean-François Lisée.

L’histoire devient réellement intéressante quand on regarde la situation du côté du Québec.  Dans la belle province, le revenu des plus riches a connu une croissance anémique, à peine 10%.  La gourmandise moins grande de ces riches a-t-elle permis aux plus pauvres d’avoir un meilleur sort que leurs homologues Américains ?  La réponse est sans équivoque: non !  Au Québec, le revenu des plus pauvres a augmenté d’à peine 6%.

Autrement dit, aux États-Unis depuis 1979, l’augmentation de revenu des plus pauvres a été presque 3 fois plus grande qu’au Québec !  L’argument de Jean-François Lisée vole donc en éclat puisque ce graphique démontre que ce n’est pas parce que les riches s’enrichissent que les pauvres ne peuvent pas s’enrichir eux aussi.  Si aux États-Unis les inégalités ont plus augmenté qu’au Québec, les pauvres américains ont ce sont mieux tirer d’affaire que les pauvres québécois.  En fait, il semble que le revenu des riches tire celui des plus pauvres vers le haut.

Finalement, le modèle québécois, que l’on vend comme étant le summum de la justice sociale, ne fait pas le poids devant le modèle américain.

Dans son billet, Jean-François Lisée essaye aussi de donner du poids à son argument en comparant la proportion des revenus nationaux des plus riches et des plus pauvres.  Encore une fois cette analyse vole en éclat quand on compare avec le Québec:

Richesse Richesse

Aux États-Unis, les riches ont augmenté leur part des revenus nationaux et les pauvres ont vu cette part diminuée.  Au Québec, la situation est restée relativement stable.  Mais si l’on retourne voir les chiffres du premier graphique, on réalise néanmoins que c’est aux États-Unis que le revenu des plus pauvres a le plus augmenté.  Autrement dit, contrairement à ce qu’affirme Jean-François Lisée, la proportion des revenus nationaux qui revient aux riches et aux pauvres ne dit absolument rien sur l’évolution de leurs revenus respectifs.

Que peut-on conclure de tout ça ?

  • Ce n’est pas parce que les riches s’enrichissent que les pauvres s’appauvrissent. Au pays de l’oncle Sam, même si les écarts de richesses ont augmenté, les pauvres se sont plus enrichis qu’au Québec même si ici cet écart est resté relativement stable.
  • Cette situation démontre que les mécanismes de partage de la richesse ne sont pas nécessaires pour améliorer le sort des pauvres.  Au contraire, ceux-ci semblent plutôt faire un nivellement par le bas: tout le monde est pauvre également.
  • Si l’on compare la richesse d’un pays à une tarte, ce qui importe pour les pauvres ce n’est pas nécessairement d’avoir une plus grosse part de cette tarte, mais plutôt d’augmenter la taille totale de la tarte.  Autrement dit, 10% de 500$ représente une somme plus importante que 25% de 100$.  Le meilleur moyen pour augmenter la grosseur d’une tarte: la croissance économique !

Sources:
Statistique Canada
Tableau 202-0701

Congressional Budget Office
Average Federal Taxes by Income Group

Pour lire ma critique des autres graphiques utilisés par Jean-François Lisée, suivez le lien.

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22 juin 2011

L’hiver arabe… États-Unis Moyen-Orient Revue de presse Terrorisme

Foreign Policy

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Obama versus Osama: guess who the Egyptians prefer?
Foreign Policy

First the good news: U.S. President Barack Obama is more than twice as popular in Egypt as Iranian President Mahmoud Ahmadenijad.

Now, the bad news: the American president’s standing has never been worse in Egypt, plummeting since 2008, when he received a 25 percent favorability rating, to 12 percent in 2011. Even Osama Bin Laden, the late al Qaeda leader, was more popular this year, with a 21 percent favorability ranking. The Iranian leader fared worse, dropping from 21 percent favorability rating in 2008 to a miserable 5 percent.

The findings are drawn from a public poll of Egyptian views in the aftermath of the public uprising that brought about the resignation of Egypt’s fallen leader Hosni Mubarak. The poll was commissioned by the International Peace Institute, a New York-based think tank with close ties to the United Nations and Arab governments.