Antagoniste


15 juin 2011

Qui veut faire l’ange fait la bête… Canada Économie Gauchistan Québec

Big PharmaPlus le prix d’une chose est maintenu artificiellement bas par l’action du gouvernement, plus les gens seront incités à sur-consommer cette chose.  Quand il faut payer le vrai prix pour faire l’acquisition d’un bien, on est plus porté à se demander si cette acquisition est vraiment nécessaire.

Au Québec, le Ritalin est couvert par le régime universel d’assurance médicaments, donc les gens peuvent se procurer ce médicament pour un prix moindre que sa valeur réelle.

Le Québec est la seule province avec un régime universel d’assurance médicaments.

Même si la population québécoise représente seulement 23% de la population canadienne, 44% des prescriptions de Ritalin se font dans « la belle province ».

CQFD


15 juin 2011

La province de quêteux: un mythe? Réponse à Claude Picher Canada Économie Québec

'Tu ne voleras pointHier dans La Presse, Claude Picher s’est basé sur des chiffres publiés par l’Institut de la Statistique du Québec pour essayer de démontrer que le Québec n’était pas une province de quêteux.

Selon les chiffres utilisés par le chroniqueur économique, 24,8% des revenus totaux du Québec proviennent du fédéral alors qu’en Ontario et dans le reste du Canada cette proportion est de 21,7% et 23,0% respectivement.  Basé sur ces chiffres, Claude Picher conclut que le Québec n’est pas significativement différent des autres provinces.  Mais cette analyse comporte trois failles majeures que voici…

1-Tout est relatif

La méthode de calcul choisie par Claude Picher est biaisée puisqu’elle tient compte des revenus totaux de la province et non pas de la valeur du transfert.  Ici, il est important de savoir que le Québec est l’une des provinces les plus taxées au Canada.  Donc, lorsqu’on calcul la proportion des redevenus provenant du fédéral par rapport aux revenus totaux de la province, notre fiscalité élevée diminue artificiellement la part relative du fédéral.  Par exemple si le Québec avait un niveau de taxation équivalent à celui de l’Ontario*, la proportion des transferts fédéraux serait de 26,4% et non pas de 24,8%.  Si cette différence semble petite, sachez qu’elle représente une rondelette somme de 3,5 milliards de dollars**, soit 894$/travailleurs.

2-Méthodologie erronée

La méthode de calcul de Claude Picher est non seulement biaisée, elle est surtout inadéquate.  Le meilleur moyen pour évaluer si une province est « quêteuse » consiste à faire la différence entre les sommes que ces citoyens envoient à Ottawa versus celles qui sont retournées aux gens par le gouvernement fédéral.  Selon les chiffres les plus récents, chaque Ontarien envoie à Ottawa l’équivalent de 7 232$ alors qu’Ottawa retourne dans cette province l’équivalent de 5 217$.  Le manque à gagner est donc de -2 015$/personne en Ontario.  Au Québec, chaque citoyen envoie à Ottawa l’équivalent de 5 373$ alors que le gouvernement fédéral transfère l’équivalent de 6 062$.  Au Québec, il y a donc un surplus de +689$/personne.  Si l’on se livre au même exercice avec le reste du Canada, le bilan final est négatif: -1 315$/personne.  Basé sur ces chiffres, il est parfaitement légitime de conclure que le Québec est une province de quêteux.

3-Même si…

Claude Picher affirme que si le Québec peut se payer l’assurance médicaments ou des garderies, ce n’est pas à cause des largesses du fédéral, mais à cause de notre fiscalité plus élevée.  Pourtant, même si l’on admet que la méthode de comparaison de Claude Picher est la bonne et qu’elle n’est pas biaisée, selon ses propres calculs, si le Québec devait recevoir la même proportion de paiements de transfert que les autres provinces, soit 23%, il y aurait un trou de 1,4 milliard de dollars dans le budget du Québec soit, une somme de 359$/travailleurs.  Vu l’état de nos finances publiques, cette somme fait toute la différence.

* Revenu du gouvernement en % du PIB
** Basé sur le calcul des transferts fédéraux en % du PIB

Source:
Institut de la statistiques du Québec
Comparaisons interprovinciales


15 juin 2011

Le bailout de Chrysler: de l’arnaque Économie États-Unis Récession Revue de presse

The Washington Post

-

President Obama’s phony accounting on the auto industry bailout
The Washington Post

What we found is one of the most misleading collections of assertions we have seen in a short presidential speech. Virtually every claim by the president regarding the auto industry needs an asterisk, just like the fine print in that too-good-to-be-true car loan.

According to the White House, Obama is counting only the $8.5 billion loan that he made to Chrysler, not the $4 billion that President George W. Bush extended in his last month in office. However, Obama was not a disinterested observer at the time. According to The Washington Post article on the Bush loan, the incoming president called Bush’s action a “necessary step”.

Under the administration’s math, the U.S. government will receive $11.2 billion back from Chrysler, far more than the $8.5 billion Obama extended.

Through this sleight-of-hand accounting, the White House can conveniently ignore Bush’s loan, but even the Treasury Department admits that U.S. taxpayers will not recoup about $1.3 billion of the entire $12.5 billion investment when all is said and done.