Dans la foulée de l’élection de Stephen Harper, Paul Piché s’est permis de péter un plomb dans le Journal de Montréal.  Grand bien lui fasse, on vit dans un pays libre et les gens ont le droit de dire ce qu’ils veulent.

Par contre, dans un pays libre les gens ont aussi le droit de qualifier de stupides les propos d’un artiste.  Un bon exemple:

Journal de Montréal
ENTREVUE: Paul Piché se vide le coeur
Par Sophie Durocher

QUESTION: Tu t’opposes donc totalement à la moindre réduction de l’intervention de l’État ?

RÉPONSE: Ils veulent faire tourner la roue de l’histoire à l’envers. Revenir à une époque où il n’y avait aucun progrès. La société moderne et démocratique dans laquelle on vit est là grâce au fait que les gouvernements interviennent de plus en plus !

Selon ce raisonnement, j’imagine qu’Hitler, Staline, Mao, Castro ou Pol-Pot devaient être de très grands démocrates puisqu’eux aussi ont décidé d’intervenir de plus en plus dans la vie des gens…

Mais au-delà de ces exemples anecdotiques, on peut aussi démolir l’affirmation de Paul Piché en regardant l’état actuel du monde.  Voici la relation entre l’indice de liberté économique (qui mesure l’interventionnisme des gouvernements) et l’indice de démocratie:

Démocratie

N’en déplaise à Paul Piché et à toute la clique nationalo-socialiste du Plateau, moins le gouvernement intervient, plus un État est démocratique.

En guise de complément d’information:

Sources:
Heritage Foundation
The 2010 Index of Economic Freedom

Economist Intelligence Unit
Democracy index 2010