Antagoniste


17 mai 2011

Subventions, impôts & humanité Économie En Citations Philosophie

Frédéric Bastiat

Écrite en 1850, cette réflexion de Frédéric Bastiat n’a pas pris une seule ride…

« Je suis de ceux, je l’avoue, qui pensent que le choix, l’impulsion doit venir d’en bas, non d’en haut, des citoyens, non du législateur ; et la doctrine contraire me semble conduire à l’anéantissement de la liberté et de la dignité humaine. Nos adversaires croient qu’une activité qui n’est ni soudoyée ni réglementée est une activité anéantie. Nous croyons le contraire. Leur foi est dans le législateur, non dans l’humanité. La nôtre est dans l’humanité, non dans le législateur. […]

Quand il s’agit d’impôts, messieurs, prouvez-en l’utilité par des raisons tirées du fond, mais non point par cette malencontreuse assertion: ‘Les dépenses publiques font vivre la classe ouvrière.’ Elle a le tort de dissimuler un fait essentiel, à savoir que les dépenses publiques se substituent toujours à des dépenses privées, et que, par conséquent, elles font bien vivre un ouvrier au lieu d’un autre, mais n’ajoutent rien au lot de la classe ouvrière prise en masse. Votre argumentation est fort de mode, mais elle est trop absurde pour que la raison n’en ait pas raison. »


17 mai 2011

Le spin de la racaille Coup de gueule Gauchistan Québec

Clique Du PlateauTel que mentionné dans un billet publié hier, lors de son congrès l’ADQ a adopté une mesure qui obligerait les syndicats à financer leurs activités politiques (manifestations anti-Israël, campagnes publicitaires, soutien à des organismes communautaires, etc.) via des contributions volontaires de ses membres.  Les activités syndicales (conventions collectives, fonds de grève, etc.) de leur côté seraient toujours financées par des contributions obligatoires.

Quel a été le spin des médias ?

Étrangement, ils semblent tous avoir adopté le même discours…  Yves Boisvert, Jean Lapierre, Marie-France Bazzo, Jean-Pierre Charbonneau et Paul Arcand (j’en oublie sans doute…) ont tous affirmé que l’ADQ brimait la liberté d’expression des syndicats en voulant mettre en place un régime leur interdisant de parler sur la place publique.  On a même  été jusqu’à dire que cette mesure était discriminatoire puisque les organismes comme le Conseil du Patronat ne perdraient pas leur droit de parler de politique.

Ce spin est un mensonge absolument dégueulasse.  La mesure adoptée par l’ADQ en aucun moment a pour objectif de limiter la liberté d’expression des syndicats.  Ceux-ci pourront toujours occuper un espace sur la place publique, mais s’ils veulent organiser une manifestation devant le parlement, cette dernière devra être payée volontairement par leurs membres.  Il n’est pas question de brimer la liberté d’expression des syndicats, mais plutôt de respecter la liberté d’association des membres.  Cette mesure ramènerait les syndicats sur le même pied que le Conseil du Patronat qui lui aussi doit financer ses activités politiques via des contributions volontaires.

La proposition de l’ADQ a été qualifiée de radicale.  Pourtant, cette manière de faire les choses a été adoptée par les 47 pays membres du Conseil de l’Europe suite à un jugement de la Cour européenne des droits de l’homme dont voici un extrait:

Cour européenne des droits de l'homme
CASE OF EVALDSSON AND OTHERS v. SWEDEN

The applicants claim, among other things, that they cannot see where their money has gone. The lack of transparency of the accounts and other reports from Byggettan leads them to suspect that the fees levied on their wages might have been contributing to the general activities of “an organisation with a political agenda which they did not support”, which they find contrary to their rights under Article 11. Having regard to the financial information made available concerning the Union’s monitoring work, I find that the applicants’ suspicions in this respect were justified. Using the same reasoning as the national court, I find that the complaint falls within the ambit of Article 11 and, contrary to the national court, that there was a violation, since the Government failed in their positive obligation to protect the interests of the applicants.

Un petit message aux RINO (du style Jean Allaire) de l’ADQ…  Cette fin de semaine, vous avez voulu mettre de côté les propositions considérées comme les radicales dans l’espoir d’être plus « présentables ».  Pourtant, cela n’a pas empêché les médias, une fois de plus, de salir l’ADQ.  Quand allez-vous comprendre que vous n’avez rien à gagner à vouloir séduire une partie de la population qui vous détestera toujours, peu importe ce que vous faites !


17 mai 2011

Quand la matière fécale rencontre le ventilateur Économie États-Unis Revue de presse

The Washington Post

Treasury to tap pensions to help fund government
The Washington Post

The Obama administration will begin to tap federal retiree programs to help fund operations after the government lost its ability Monday to borrow more money from the public, adding urgency to efforts in Washington to fashion a compromise over the debt.

Treasury Secretary Timothy F. Geithner has warned for months that the government would soon hit the $14.3 trillion debt ceiling — a legal limit on how much it can borrow. With that limit reached Monday, Geithner is undertaking special measures in an effort to postpone the day when he will no longer have enough funds to pay all of the government’s bills.

Geithner, who has already suspended a program that helps state and local government manage their finances, will begin to borrow from retirement funds for federal workers. The measure won’t have an impact on retirees because the Treasury is legally required to reimburse the program.

“Everything should be on the table, except raising taxes,” House Speaker John Boehner (R-Ohio) said on CBS’s “Face the Nation.” “Because raising taxes will hurt our economy and hurt our ability to create jobs in our country.”