Antagoniste


26 avril 2011

Si les États-Unis étaient le Québec… Économie États-Unis Québec

SocialismeContrairement aux États-Unis, le Québec a « la chance » de pouvoir être maintenu en vie artificiellement par l’argent que le fédéral envoie dans « la belle province » permettant ainsi, année après année, au gouvernement d’éviter de faire banqueroute.

Au Québec, on aime souvent faire comme si le Québec était un pays pour savoir quelle serait sa place sur l’échiquier planétaire.  Pour s’amuser, faisons l’exercice inverse, traitons les États-Unis comme une gigantesque province qui bénéficierait des largesses d’un gouvernement fédéral…

Au Québec, la population envoie l’équivalent de 5 373$/habitant en taxes et impôts et reçoit l’équivalent de 6 062$/habitant en péréquation et paiements de transfert de toute sorte pour un gain net de +689$/habitant. Avec ses 301 290 332 habitants, si les États-Unis étaient une province, les Américains recevraient donc un chèque de 207,9 milliards de dollars.

Avec ce chèque, les États-Unis pourraient financer la totalité des postes budgétaires suivants:

  • Department of State: 51,7 milliards de dollars
  • Department of Education: 46,7 milliards de dollars
  • Department of Homeland Security: 42,7 milliards de dollars
  • Department of Agriculture: 26,0 milliards de dollars
  • Department of Commerce: 13,8 milliards de dollars
  • Department of the Treasury: 13,3 milliards de dollars
  • Department of Labor: 13,3 milliards de dollars

Si les États-Unis décidaient d’utiliser ce chèque pour payer les intérêts sur leur dette, la chose ne devrait pas être un problème puisque seulement 164 milliards sur le chèque de 207,9 milliards de dollars seraient nécessaires.

Autres comparaisons intéressantes, avec cette manne les États-Unis pourraient se payer l’équivalent de:

  • une guerre en Irak (597 milliards de dollars constants) toutes les 2,9 ans ou encore…
  • un « New Deal » (500 milliards de dollars constants) tous les 2,4 ans ou encore…
  • un « projet Apollo » (237 milliards de dollars constants) tous les 1,1 ans ou encore…
  • un « Plan Marshall » (115,3 milliards de dollars constants) tous les 6 mois.

Pour terminer, si le Japon était à la place du Québec, cette « province » recevrait un chèque de 88 milliards de dollars.  On estime que suite au séisme et au tsunami, le coût de la reconstruction sera de 309 milliards de dollars.  Autrement dit, d’un point de vue économique, c’est comme si tous les 3,5 ans, le Québec était victime d’une catastrophe similaire à celle qui a frappé le Japon.


26 avril 2011

Les années Harper Canada Économie Election 2011 En Chiffres International Récession

Le bilan économique de Stephen Harper depuis son élection en 2006:

Économie Canada

Économie Canada

Économie Canada
N.B.:Le Japon, qui caracole à plus de 200%, n’est pas présent sur ce graphique.

Le gouvernement Harper dépense-t-il trop ? Oui.

Les déficits du gouvernement Harper sont-ils trop élevés ? Oui.

La dette a-t-elle augmenté sous le gouvernement Harper ? Oui.

Mais quand on se compare, on se console…

Voter conservateur, c’est accepter qu’on ne puisse aller au bal avec la plus belle fille de l’école, mais que c’est toujours mieux que de passer la soirée tout seul chez soi…

Source:
International Monetary Fund
World Economic Outlook Database, April 2011 Edition


26 avril 2011

Le gros bon sens Économie États-Unis Revue de presse

The New York Sun

Sarah Palin for the Fed?
The New York Sun

The big question as Chairman Bernanke gets set for his first quarterly press conference is how Sarah Palin was able to figure out sooner than everyone else that the Federal Reserve’s campaign of quantitative easing wouldn’t work. Disappointment in the Fed’s policies is being reported this morning at the top of page one of the New York Times. It reports that “most Americans are not feeling the difference” from the Fed’s “experimental effort to spur a recovery by purchasing vast quantities of federal debt.” It reports that “a broad range of economists say that the disappointing results show the limits of the central bank’s ability to lift the nation from its economic malaise.”

It is part of the Fed’s effort to get ahead of what is emerging as a public relations catastrophe, as gasoline is nearing six dollars a gallon at some pumps, the cost of groceries is skyrocketing, and the value of the dollars that Mr. Bernanke’s institution issues as Federal Reserve notes has collapsed to less than a 1,500th of an ounce of gold. Unemployment is still high. But how in the world did Mrs. Palin, who is supposed to be so thick, manage to figure all this out so far ahead of the New York Times and all the economists it talked to?

She did this back in November in a speech at Phoenix, which the Wall Street Journal, in a laudatory editorial at the time, characterized as zeroing in on the connection between a weak dollar and rising prices for oil and food. “We don’t want temporary, artificial economic growth brought at the expense of permanently higher inflation which will erode the value of our incomes and our savings,” the Journal quoted Mrs. Palin as saying.


25 avril 2011

De retour

De retour de mon congé pascale, les mises-à-jour vont reprendre demain !


21 avril 2011

La gauche simpliste Coup de gueule Gauchistan Québec

Clique Du PlateauLa Kamarade Marie-France Bazzo n’aime pas le Réseau Liberté-Québec ni Danielle Smith.

Imaginez, cet apparatchik a osé déclarer que le RLQ était un groupe de pression comparable aux groupes gauchistes.  Quand une personnalité médiatique n’est pas capable de comprendre que là où les groupes gauchistes revendiquent pour mettre la main sur l’argent de nos taxes, le RLQ revendique plutôt une diminution du rôle de l’État, on peut douter de la compétence de cette personne.

M’enfin…

En bonne gardienne de la révolution, elle n’a pas hésité à qualifier le discours de la cheffe du Wild Rose Alliance de simpliste parce que cette dernière a osé dire que le pétrole de l’Alberta contenait moins de sang que celui des pays arabes.  En quoi ce discours est-il simpliste ?  La Kamarade Bazzo n’a pas jugé bon fournir une explication.

Que ça plaise ou non à la clique du Plateau, nous avons besoin de pétrole.  Le pétrole vénézuélien contient de la censure, le pétrole saoudien contient des lapidations, le pétrole iranien contient de l’antisémitisme, le pétrole libyen contient de la dictature et le pétrole albertain contient…  de la liberté !

Mais qui est Marie-France Bazzo au juste pour accuser la brillante Danielle Smith de faire des raccourcis simplistes ?

Voici deux tweets faits par la Kamarade Bazzo lors du débat des chefs, dites-moi si c’est simpliste comme raisonnement…

Harper nous parle avec un ton doucereux, comme si on était des débiles légers qu’il voulait hypnotiser (source)

Harper a de plus en plus l’air et le discours d’un Pasteur sudiste. (source)

Les arguments ne volent pas très haut dans le champ gauche…  De quel droit ces gens osent nous faire la leçon.


21 avril 2011

La jungle et les libertariens Coup de gueule En Vidéos Philosophie Québec

Loi De La JungleSelon les illettrés politiques, ils sont légions au Québec, la pensée libertarienne se résume simplement: la loi de la jungle.

Mais qu’est-ce que la loi de la jungle ?  On fait sans doute référence à la loi du plus fort.  Dans une jungle, la propriété privée n’existe pas; si un animal veut un territoire, il peut se l’approprier par la force.  Dans une jungle, il n’y a pas non plus de libertés individuelles; si un animal veut imposer ses choix à une meute, il peut utiliser la coercition.  Dans une jungle, le respect de la vie est un concept inconnu; si un animal veut se nourrir, il peut tuer.

Et le libertarianisme dans tout ça ?  N’en déplaise aux analphabètes politiques de la gauche, la philosophie libertarienne est l’antithèse de la « loi de la jungle ».  Le principe de non-agression est la pierre angulaire de la pensée libertarienne, ce qui fait du principe de coopération volontaire son corollaire immédiat.  Il va de soi que dans une jungle, les principes de non-agressions et de coopérations volontaires ne peuvent exister.  En fait, si une personne est libertarienne c’est précisément parce que le barbarisme associé à la « loi de la jungle » la rebute.

Si l’on veut trouver un régime politique émulant la loi de la jungle, c’est du côté de l’étatisme, si cher à la gauche, qu’il faut se tourner.  Dans un régime étatique, comme le socialisme, c’est le gouvernement qui détient le monopole absolu de la force et l’on peut parler de la loi du plus fort seulement lorsque la force fait l’objet d’un tel monopole.

Dans un régime étatique, la propriété privée n’existe pas; si un gouvernement veut un territoire, il peut se l’approprier par expropriation.  Dans un régime étatique, il n’y a pas non plus de libertés individuelles; si un gouvernement veut imposer ses choix à ses citoyens, il peut utiliser la coercition.  Dans un régime étatique, le respect de la vie est un concept inconnu; si un gouvernement veut punir, il peut tuer.

La gauche, c’est la véritable loi de la jungle:

La prochaine fois qu’un gauchiste décrira le libertarianisme comme étant la « loi de la jungle », vous saurez quoi répondre.


21 avril 2011

Succès libertarien Économie États-Unis Philosophie Revue de presse

Chicago Sun-Times

Box-office power of Ayn Rand’s ‘Atlas Shrugged’ baffles insiders
Chicago Sun-Times

The power of Ayn Rand devotees has impressed some Hollywood distribution executives, who took note of the hefty $5,640 per-theater average scored by “Atlas Shrugged: Part 1” during its opening weekend.

“Shocking,” one executive said about the healthy business the low-budget film has been doing, considering its “awful” marketing plan.

Awful or not, business has been brisk enough for producers Harmon Kaslow and John Aglialoro to expand from 299 theaters to 425 this weekend and to 1,000 by the end of the month. They don’t have enough film prints to fill all the orders. The producers stand by their marketing campaign, which relied heavily on the Internet to drum up support among members of the Tea Party, libertarians and other Rand enthusiasts. “Now, we can pretty much go into as many theaters as we want. It’s just a matter of logistics,” Kaslow said.

“People are hungry for what these characters are saying,” he said. “They’re telling the government, ‘Don’t entitle me with your gifts and your involvement in my life, because there’s a price I’ll pay for that. Just leave me alone. Let me hang onto my life and pursue my passions and rational self-interest. That’s what will benefit society.’ ”


20 avril 2011

Les unions, kossa donne Économie En Vidéos Philosophie

Extrait du film Atlas Shrugged dans lequel Dagny Taggart confronte le patron du syndicat de son usine:


20 avril 2011

La dépendance des Québécois Canada Économie Election 2011 En Chiffres Gauchistan Québec

Hier, Pierre Duhamel a publié un excellent billet (j’en suis jaloux) sur le niveau de pauvreté des Québécois.  L’an dernier, j’avais fait un exercice similaire en montrant que les Québécois étaient devenus hyper-dépendant des gouvernements.  Pour complémenter le billet de Pierre Duhamel, et celui que j’ai déjà publié précédemment, voici une statistique très intéressante: l’indice de dépendance économique.

Plus cet indice est élevé, plus les citoyens d’une province dépendent des paiements de transferts gouvernementaux.  Question de démolir une idée propagée par le Bloc Québécois voulant que le Québec ne reçoive pas « sa juste part » du fédéral, j’ai comparé les indices canadiens pour 2000 et 2008 pour chaque province.

Dépendance Québec

Le Québec se classe en milieu de peloton, on ne peut donc pas vraiment conclure que le Québec ne reçoit pas sa juste part.

Mais la statistique qui est sans contredit la plus intéressante, c’est l’évolution de l’indice de dépendance entre 2000 et 2008 (statistique la plus récente).  Toutes les provinces, à l’exception de l’Ontario et du Québec, ont diminué leur indice de dépendance.  Dans le cas de l’Ontario, la progression a été de 10,0% alors que le Québec a fait encore pire avec une augmentation de 11,6%.

Nous sommes très loin de la performance de Terre-Neuve, la Saskatchewan et l’Alberta qui ont connu des baisses spectaculaires de 13,4%, 23,9% et 25,2% respectivement.

Pour citer ce que j’avais écrit il y a un an…Pour redistribuer la richesse, il faut taxer.  Quand on taxe, on nuit à l’économie et quand on nuit à l’économie on s’assure que les pauvres restent pauvres et surtout, on les condamne à être dépendants du gouvernement…  Et les gouvernements adorent les gens dépendants, c’est une clientèle électorale captive…

Source:
Statistique Canada
Tableau 111-0025