Antagoniste


28 avril 2011

Sondages et prédictions Canada Election 2011 En Chiffres

Les sondeurs ont-ils vu juste lors de la dernière élection ?

Voici comment se comparent les résultats des derniers sondages de la campagne électorale de 2008 par rapport aux résultats de l’élection (EKOS, Angus Reid, Nanos Research, Harris Decima & Strategic Counsel):

Election Canada 2008

Règle générale, les sondeurs ont sous-estimé le vote conservateur et sur-estimé le vote néo-démocrate.

Ma prédiction pour le scrutin du 2 mai: gouvernement conservateur minoritaire avec 146 députés…  Verra-t-on des transfuges du PLC quitter le navire pour donner une majorité à Stephen Harper ?

Parlant de Harper, je suis bien d’accord avec lui pour dire que les médias ne sont que de vulgaires propagandistes à la solde de la gauche, mais un jour où l’autre, il faudra bien confronter cette racaille au lieu de simplement l’ignorer (et de la laisser contrôler le message à sa guise)…


28 avril 2011

Arguing with Idiots: Benoît Dutrizac Arguing with Idiots Canada Économie Election 2011

ÉtatismeSi les idées de la gauche passent si bien dans les médias, c’est parce que la gauche a un avantage indéniable sur la droite: son discours s’adresse aux émotions des gens plutôt qu’à leur raison.  Pour un journaliste paresseux, il sera toujours plus facile d’utiliser le plus petit dénominateur commun des sentiments plutôt que de susciter une véritable réflexion.

Un excellent exemple de cette situation: hier, Benoît Dutrizac a louangé la politique du NPD visant à limiter les taux d’intérêt sur les cartes de crédit.  Tasha Kheiriddin, du National Post, a bien tenté de raisonner l’animateur, mais son discours plutôt mou est tombé à plat quand Dutrizac a accusé les banquiers d’être des crosseurs professionnels faisant des profits de 19 milliards sur le dos du pauvre monde.

Voici donc pourquoi la mesure du NPD à propos des cartes de crédit est stupide.  Attention, je vais faire appel à votre intelligence.

La mise en situation

Avec la mesure de Jack Layton, les taux sur une carte de crédit seraient fixés environ de 8% (+5% du taux de la Banque du Canada qui est actuellement de 3%). C’est un taux similaire à celui offert dans les institutions financières pour un prêt personnel.  Par contre, quand on fait un prêt personnel en institution financière, il y a une enquête de crédit et plus souvent qu’autrement on doit offrir une garantie.  Somme toute, si le coût du crédit dans une banque est plus faible que celui sur une carte de crédit, c’est parce que la banque prend moins de risque puisque ce prêt est conditionnel.

Donc, avec la mesure du NPD, les gens auraient accès à un crédit bon marché même si la banque doit prendre plus de risque puisque le prêt est fait par l’intermédiaire d’une carte de crédit.

Les conséquences ?

Puisque le crédit serait moins cher, cette mesure faciliterait l’accès au crédit et, par conséquent, on inciterait les gens à s’endetter.  Quand on sait que le taux sur une carte de crédit sera de 8% au lieu du 20% habituel, on est plus disposé à utiliser ce mode de paiement i.e. moins une chose est cher, plus on a tendance à la sur-utiliser.  C’est d’ailleurs l’objectif avoué de cette mesure néo-démocrate, on veut que l’utilisation de la carte de crédit soit moins douloureuse: « With the rising price of everyday essentials like groceries, home heating, filling up the tank, far too many families have had to turn to their credit cards to make ends mee ».

Qui veut faire l’ange fait la bête

Puisque cette mesure va encourager l’utilisation de la carte de crédit, il y aura invariablement une augmentation du nombre de défauts de paiement puisque contrairement aux prêts personnels, cette forme de crédit comporte plus de risque pour les institutions financières.

Comment les banques pourraient-elles réagir ?

Le comportement responsable consisterait à réduire de manière significative les marges sur les cartes de crédit ou encore donner des cartes de crédit uniquement aux gens qui représentent un risque minimum.  Mais cette solution irait à l’encontre de la mesure du NPD qui veut faciliter l’accès au crédit, on peut donc imaginer une loi qui obligerait les banques à émettre des cartes de crédit. De plus, les banques font de l’argent en prêtant de l’argent, donc en limitant l’émission des cartes de crédit, on limiterait du même coup les profits.

De manière réaliste, la réaction des banques seraient probablement la suivante: « we are too big to fail » !  Donc, il ne serait pas étonnant que les banques décident de prendre d’énormes risques avec leurs cartes de crédit dans l’espoir d’encaisser des profits puisqu’en cas de défauts de paiement massifs, celles-ci pourraient compter sur l’aide de l’État pour les sauver de la faillite.

L’histoire se répète…

Mes lecteurs les plus allumés ont probablement déjà compris que la mesure préconisée le NPD équivaut à la mise en place d’un système de « sub-prime » similaire à celui qui a causé une crise économique aux États-Unis ! N’oublions pas que cette crise a été provoquée par le système de réglementation qui a obligé les banques de faire du crédit risqué aux gens qui voulaient s’acheter une maison, on a vu le résultat (le dossier complet ici).  Aux États-Unis la crise est venue du marché immobilier; avec le NPD elle viendrait plutôt du marché des cartes de crédit.

Mais quand on est un animateur de radio comme Benoît Dutrizac, il est plus facile de faire de la démagogie et du populisme i.e. s’adresser aux émotions des gens, plutôt que d’essayer d’avoir une conservation s’adressant à leur raison.


28 avril 2011

TGV égale cochonnerie inutile et couteuse Chine Économie Gauchistan Revue de presse

The Washington Post

China’s train wreck
The Washington Post

For the past eight years, Liu Zhijun was one of the most influential people in China. As minister of railways, Liu ran China’s $300?billion high-speed rail project. U.S., European and Japanese contractors jostled for a piece of the business while foreign journalists gushed over China’s latest high-tech marvel.

Today, Liu Zhijun is ruined, and his high-speed rail project is in trouble. On Feb. 25, he was fired for “severe violations of discipline” — code for embezzling tens of millions of dollars. Seems his ministry has run up $271?billion in debt — roughly five times the level that bankrupted General Motors. But ticket sales can’t cover debt service that will total $27.7?billion in 2011 alone. Safety concerns also are cropping up.

Liu’s legacy, in short, is a system that could drain China’s economic resources for years. So much for the grand project that Thomas Friedman of the New York Times likened to a “moon shot” and that President Obama held up as a model for the United States.

The fact is that China’s train wreck was eminently foreseeable. High-speed rail is a capital-intensive undertaking that requires huge borrowing upfront to finance tracks, locomotives and cars, followed by years in which ticket revenue covers debt service — if all goes well. “Any .?.?. shortfall in ridership or yield, can quickly create financial stress,” warns a 2010 World Bank staff report. Such “shortfalls” are all too common. Japan’s bullet trains needed a bailout in 1987. Taiwan’s line opened in 2007 and needed a government rescue in 2009. In France, only the Paris-Lyon high-speed line is in the black.