Madame Paillé est devenue une figure emblématique du débat suite à un vigoureux spin des médias.  La chose ne devrait surprendre personne, puisque la madame en question a déclaré ne pas aimer Stephen Harper: du bonbon pour nos journaleux…

Mais bien avant d’être la figure emblématique du débat, madame Paillé est d’abord et avant tout une figure emblématique de toute une génération de Québécois, celle des baby-boomers.  Invitée à questionner les chefs de partis, qu’a demandé madame Paillé?  Elle a demandé qu’est-ce que le gouvernement pouvait faire pour elle !

Un comportement typique des boomers au Québec, une génération qui est devenue tellement dépendante du gouvernement qu’elle en est venue à croire qu’en dehors de l’État, il n’y avait point de salut.  Ce comportement irresponsable ne devrait surprendre personne puisque les boomers n’ont jamais eu à faire face aux conséquences de leurs décisions, ils ont construit une société dont le seul héritage aux générations futures sera une dette gigantesque.  Il est facile de transformer le filet de sécurité sociale du gouvernement en confortable hamac quand on sait que ce même gouvernement refilera la facture à un autre.  Et dire qu’on accuse les libertariens d’être égoïstes, c’est le monde à l’envers.

Donc, durant le débat, madame Paillé a demandé aux chefs de partis ce qu’ils feraient pour créer des jobs dans une circonscription bloquiste de la Mauricie.  La « génération Paillé » n’a jamais été en mesure de comprendre que le gouvernement ne peut pas créer d’emplois.  Tout ce que les politiciens et leurs armées de bureaucrates peuvent faire s’est déshabiller Paul pour habiller Pierre; Pierre étant un baby-boomer et Paul étant la génération montante.

Pour terminer, je vous invite à comparer la « mentalité Paillé » à la « mentalité américaine ».  Voici un vidéo présentant un homme de Yazoo City au Mississippi qui a tout perdu suite au passage d’une tornade: