C’était le 6e Congrès de Québec Solitaire en fin de semaine et question d’être bien sûr de passer pour des clowns, les gens qui se sont réunis ont chanté en cœur l’hymne national de la défunte URSS… Quand la réalité dépasse la caricature !

Voici quelques perles qu’on a pu entendre lors de ce congrès:

Le Devoir
Khadir et David réfrènent les ardeurs révolutionnaires des militants de QS

Militant de la «simplicité volontaire» bien connu, le fondateur des éditions Écosociété, Serge Mongeau, s’est présenté au micro pour défendre la notion de «décroissance», qu’il présentait comme essentielle au programme de QS. Une majorité de militants ont finalement choisi un libellé affirmant que «la croissance économique excessive et/ou non souhaitable devrait être limitée».

C’est bien connu.  Tout le monde sait que les problèmes économiques du Québec ont été causés par « une croissance économique excessive et/ou non souhaitable » (sic).

Mais le moment le plus significatif de ce Congrès fut quand Québec Solitaire a décidé d’opérer un virage majeur en mettant de côté la nationalisation totale de l’ensemble des entreprises privées:

Le Devoir
Khadir et David réfrènent les ardeurs révolutionnaires des militants de QS

Les militants ont même accepté de concéder «une certaine place au secteur privé», dans leur définition d’une économie solidaire. […]

Lors d’un échange où plusieurs militants ont condamné en bloc, au micro, les entreprises privées, Françoise David a rétorqué en donnant l’exemple de petites PME. Elle a réclamé un certain «respect de l’initiative personnelle et familiale, pourquoi pas ?».

Elle aura finalement eu gain de cause, les militants adoptant une position de «socialisation de l’économie», mais à long terme et diversifiée : «économie publique forte, économie sociale à promouvoir et une certaine place à l’entreprise privée —à baliser— particulièrement les PME».

Voici une autre manière de décrire le virage économique prôné par Québec Solitaire:

Concise Encyclopedia of Economics

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« Where socialism sought totalitarian control of a society’s economic processes through direct state operation of the means of production, fascism sought that control indirectly, through domination of nominally private owners. Where socialism nationalized property explicitly, fascism did so implicitly, by requiring owners to use their property in the ‘national interest’ — that is, as the autocratic authority conceived it. (Nevertheless, a few industries were operated by the state.) Where socialism abolished all market relations outright, fascism left the appearance of market relations while planning all economic activities. Where socialism abolished money and prices, fascism controlled the monetary system and set all prices and wages politically. In doing all this, fascism denatured the marketplace. Entrepreneurship was abolished. State ministries, rather than consumers, determined what was produced and under what conditions. »

Pour terminer, soulignons que Québec Solitaire va débattre de la possibilité d’augmenter le salaire minimum à 10,66$, 12.94$, 15.99$ de l’heure.

Si Québec Solitaire n’était pas un parti d’extrême-droite capitaliste assujetti aux forces du grand capital, le salaire minimum aurait été augmenté à 99.99$ de l’heure: